Union Gaulliste B-P-L

e-mail:
 union-gaulliste.bpl@orange.fr

Texte Libre

" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)

Politique

Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 18:57
Suite a un problème technique, un nouveau blog Gaulliste est ouvert.
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 10:38

Eric Besson à La Courneuve l’a soufferte « Courte et Bonn »

Editorial de lucienne magalie pons

Visite surprise Eric Besson à La Courneuve l’a soufferte « Courte et Bonne »

 

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, « s’est invité à une invitation », mardi dans une cité emblématique, les 4.000 à La Courneuve pour son premier débat en banlieue sur l'identité nationale.

Si vous voulez bien vous diriger sur les pages Orange Actualités vous verrez une vidéo très courte, mais « Courte et Bonne », comme le disait autrefois à la Cour de France, la Fille du Régent, la Duchesse de Bourgogne, satisfaite dans ses désirs.

Mais pour satisfaire son désir d’un tout autre ordre, Eric Besson qui rêve pour les Français d’un serment d’allégeance et et pour les immigrés d’une Carte de séjour à point, comme le permis de conduire, n’était pas reçu à la Cour du notre Roi Soleil Louis XIV, il n’était reçu qu’à la Courneuve, qui ne l’est que de nom, puisque Monsieur Sarkozy lui-même s’était promis de la nettoyer au Karcher, mais nous ne savons pas encore à ce jour, s’il voulait nettoyer les bâtiments où ses habitants.

La promesse n’est pas encore à ce jour exécutée, on se demande si Monsieur Sarkozy sait se servir d’un Karcher, s’il ne peut grever le budget de l’Elysée pour acheter un Karcher décoré Bling bling assorti à sa montre ou à ses lunettes, ou encore s’il a renoncé à cette entreprise, débordé par ses affaires de Réchauffement Climatique qui risque compromettre son Projet de Nouvel Ordre Mondial du 21me siècle, dont on l’attend toujours de pouvoir poser la première pierre.

Mais revenons à notre héros de l’Identité National Française, au cours de la réunion, une surprise l’attendait, un de ses hôtes, important personnage de la réunion si j’en juge par son allure sérieuse et responsable, a parlé des attentes des jeunes de la Cité en citant « Le jours où nos jeunes se sont sentis le plus heureux, c’est quand Monsieur de Villepin a fait son discours à l’ONU » , pour une citation elle était vraiment « Courte et bonne » et chacun sait que quand elle vous saisit par surprise au moment où on s’y attend le moins, ça fait du mal par où ça passe !

Le Lendemain sur la 5 Monsieur Eric Besson s’est bien gardé d’y faire allusion, il a dit en gros que sa visite à la Courneuve s’était bien déroulée, qu’il avait lu toutes les interventions des internautes , environ 50 000 pages sur le site de l’INF ( un record à inscrire au livre des records, mais je ne crois pas à ce qu’il ), il a raconté aussi qu’on lui à proposé d’instituer un serment d’allégeance à la République, qu’il pensait à instituer une carte de séjour avec des points de bonification, que le débat sur l’Identité Nationale Française était un vrai succès (!), pour moi je n'en ai pas senti la moindre fumée d'un "tabac " mais plutôt un parfum de scandale, mais il était là aussi, et surtout pour présenter son oeuvre littéraire et son intervieweur de la 5 et lui-même ont présenté son livre "La Nation" qui vient de sortir , dont il attend qu’on le lise pour comprendre sa pensée.

Bon en passant je note que mes ancêtres n’ont pas attendu la République pour être Français et je ne vois pas pourquoi nous devrions faire à cette grande Dame Laïque un serment d’allégeance, si quelqu’un peut me l’expliquer ce ne sera sûrement Eric Besson qui n’entend rien à l’Histoire des Français d’origine et des Français naturalisés !

Je persiste à croire qu’il vaut mieux voir la vidéo de la Courneuve que de lire son livre sur la Nation, et je vous propose de cliquez pour voir la vidéo :! Crise de rire garanti !

Allez voir la Vidéo, elle vaut son pesant d’or !

les vidéos de l'actu Orange

Durée: 01mn47
Identité nationale: visite surprise de Besson à La Courneuve
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a choisi mardi une cité emblématique, les 4.000 à La Courneuve pour son premier débat en banlieue sur l'identité nationale.
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 12:19
Cyrille Lachèvre
22/12/2009 | Mise à jour : 20:29
|Bercy empruntera 188 milliards d'euros l'an prochain, un niveau jamais atteint. L'agence de notation Fitch invite Paris à mettre en place une politique budgétaire «crédible» sur plusieurs années.

Pour convaincre la commission Juppé-Rocard de limiter au maximum le montant du grand emprunt, les fonctionnaires de Bercy avaient joué sur la corde patriotique : pas question qu'en 2010 la France s'endette plus que l'Allemagne. L'argument a fait mouche. Paris empruntera l'an prochain 20 milliards d'euros de moins que Berlin. Maigre consolation alors que dans l'absolu la France émettra en 2010 pour 188 milliards d'euros de nouvelles obligations, soit 23 milliards de plus qu'en 2009. Un record : il y a dix ans, la France empruntait moitié moins…

Lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2010, en septembre, le gouvernement tablait sur 175 milliards d'euros d'émission. La révision en hausse de ces projections s'explique par la décision prise dans l'intervalle par Nicolas Sarkozy de lancer un grand emprunt pour financer les dépenses d'avenir. L'État empruntera 22 milliards de plus.

La dette publique française atteignait 1 430 milliards au 30 juin 2009. Elle devrait donc dépasser allégrement la barre des 1 600 milliards l'année prochaine. D'un point de vue purement technique, cette hausse de l'endettement ne pose guère de souci au ministère de l'Économie. L'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'État sur les marchés, ­estime l'appétit des investisseurs suffisamment élevé pour absorber le papier. L'AFT prévoit notamment cette année de créer une nouvelle OAT à long terme à quinze ans et, surtout, n'exclut pas de lancer un emprunt de maturité, quarante ou cinquante ans. «Les taux à très long terme sont nettement au-dessous de la moyenne historique, ce segment profite d'une forte demande de certaines catégories d'investisseurs, comme les fonds de pension et les assureurs», souligne Philippe Mills, directeur général de l'AFT. «En 2009, notre taux d'emprunt à trente ans se situe près de 4,2 % alors que la moyenne depuis la création de l'euro était plutôt à 5 %

 

Une politiquede marketing très active

 

Pour Laurence Boone, économiste chez Barclayus France, «le fait d'emprunter à très très long terme est assez habile, car cela met la dette en cohérence avec les dépenses d'avenir prévues par la commission Juppé-Rocard». L'AFT compte aussi poursuivre la vente des emprunts français dans le monde entier, via une politique de marketing très active. Résultat, selon des statistiques arrêtées à fin septembre, le stock de la dette française est détenu à 67,3 % par des non-résidents. «La détention de nos emprunts est répartie en trois tiers : un tiers d'investisseurs français, un tiers de membres de la zone euro et un tiers pour le reste du monde», résume l'AFT.

Deux risques pèsent sur ce scénario. Une remontée des taux d'intérêt, tout d'abord, qui pourrait se produire courant 2010 si la Banque centrale européenne décide de remonter ses taux directeurs. Une défiance des agences de notation, ensuite. Pour l'heure, la France reste notée AAA, c'est-à-dire la meilleure catégorie possible. Mais dans une étude publiée ce mardi, l'agence Fitch sonne déjà l'alerte : «L'Angleterre, l'Espagne et la France doivent mettre en œuvre une politique budgétaire crédible dans les prochaines années, étant donné le rythme de dégradation de leurs comptes et les défis auxquels ils devront faire face pour stabiliser leur endettement.» Si ces trois pays n'y parviennent pas, avertit l'agence, «la pression s'intensifiera fortement sur leur notation». Une mise en garde on ne peut plus claire

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 16:42

Editorial

Par lucienne magalie pons

<!--[endif]-->

Ce n'est plus le moment de danser le Sirtaki !


Le sommet de Copenhague s’est conclu lamentablement sur une apparence d’accord remettant à plus tard un hypothétique compromis qui reste à trouver dans l'avenir et dont les bases mêmes ne sont pas nettement établies.


Cette dernière journée s’est passé en différents échanges entre les « dirigeants du monde » soit en réunion restreinte, soit en réunion bilatérale, à des examens de propositions et de textes concoctés par l’un ou par l’autre, Lula et ses homologues latinos s’arrachaient les cheveux en coulisse ,Sarkozy et d’autres excités du sommet ou du chapeau, acharnés à ne pas perdre la face pensaient déjà à imposer des prolongations par une seconde nuit de travail, la salle de presse débordée d’annonces et de communiqués successifs et contradictoires, bourdonnait d’activités , dans un incessant va et vient de journalistes excédés par la profusion de nouvelles , mais rien n’a avancé positivement.


A l’extérieur dans Copenhague des manifestations se déroulaient et des centaines de membres des ONG massés a proximité de l’entrée du Bella Center, contenus par des forces de sécurité, brandissaient des pancartes caricaturales à l’effigie des vedettes du Sommet, celle notamment de Sarkozy, d’Angela, de Brown et d’autres dirigeants en criant des slogans. Une trentaine de ces manifestants se sont rasés la tête en signe de protestation !


La séance a été poursuivie au-delà de l’heure prévue à l’origine pour la clôture du Sommet qui finalement s’est conclu sur une apparence d’accord politique sans contenu véritable, remettant à plus tard la reprise d’échanges et de négociations, sans fixer un véritable calendrier contraignant.


Certains dirigeants du monde ont montré peu d’intérêt pour ce sommet, présenté pourtant comme « historique pour le climat », en n’y faisant qu’une apparition et des déclarations de forme et de circonstance, comme le Président de la Russie Medvedev qui sitôt arrivé à Copenhague s’est vite dégagé de cette « formalité » en assurant quelques heures de présences pour repartir très vite se remettre aux affaires de son pays.


Ceux qui attendaient de l’arrivée et des déclarations du Président des Etats-Unis un élan nouveau et une relance positive des négociations auront été déçus.


Ceux qui s’attendaient à voir triompher l’UE sous la houlette de Nicolas Sarkozy relayé par ses collègues Gordon Brown et Angela Merkel se mordront la queue de ne pouvoir faire de triomphalisme.


Par ailleurs, certains dirigeants du monde n’ont fait à ce Sommet « historique » qu’une courte apparition protocolaire, assortie d’une déclaration d’intention de circonstance, comme le Président de la Russie Medvedev qui sitôt arrivé à Copenhague s’est vite dégagé de cette « formalité » en assurant quelques heures de présence pour repartir très vite se remettre aux affaires de son pays. On pourrait presque en dire autant de Patrick Obama, sauf à remarquer qu’il s’est démené toute la journée de Vendredi pour essayer de faire plier les uns et les autres en restant lui-même fondamentalement sur ses positions.


Tous les pays importants sont restés campés sur leur position de départ, les pays prometteurs d’aides, comme les pays demandeurs, le Sommet de Copenhague finalement s’est déroulé comme une piteuse mascarade et n’a eu pour mérite que nous démontrer que lrs chefs d’Etats que Monsieur Ban Ki Moon de l’Onu désigne comme les « dirigeants du Monde » sont en fait notoirement incapables de négocier et de s’entendre sur des questions qu’ils considèrent eux-mêmes comme d’importance mondiale pour l’avenir de la « planète »


N’est pas le Maître du Monde qui veut !


Pour ceux d’entre nous intéressés par les embrouilles et les tergiversations de la clôture du Sommet il nous reste à perdre du temps en lisant les quotidiens nationaux et internationaux, en écoutant les speakerines et spekaers des télévisions qui ne manqueront pas de nous expliquer que le volontarisme, le courage, la qualité des propositions de nos dirigeants de l’UE ont malheureusement été battues injustement en brèche par la l’immobilisme notoire d’autres dirigeants des pays riches et par la crispation des pays pauvres, bref une tentative de revalorisation politique de nos « zèbres » qui viennent de nous revenir gros jean comme devant, gonflés à bloc comme des baudruches par le CO2 qu’ils n’ont pas du manquer de respirer à Copenhague, après tout ce déploiement de cortèges et de vol d’avions.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 19:09

 

 

eric-zemmour

« La nation française se dissout dans l’Europe, la mondialisation, l’immigration et le multiculturalisme » par Eric ZEMMOUR (Journaliste)

 

 

 

 

 

  • Identité nationale suppose nation. Or depuis un demi-siècle, la nation française se dissout dans l’Europe, la mondialisation, l’immigration et le multiculturalisme. Le débat en cours ne peut-être qu’illusoire.

 

Au commencement était la nation. La grande nation, comme disaient avec admiration les Allemands. Et puis, au fil des décennies, l’admiration s’est teintée d’ironie. Mais la nation, grande ou pas, restait souveraine. On s’interrogeait sur sa puissance ou sa faiblesse, sa grandeur ou sa décadence, pas sur son identité. A la fin du XIXe siècle, pris dans son tête-à-tête mortifère avec l’Allemagne, la France tenta de définir ce qui la distinguait de son impérieux voisin. On connaît la célèbre conférence d’Ernest Renan qui définit alors l’être français non par la race ou le sang, mais par l’histoire, la culture, la volonté. On a tous en mémoire les célèbres passages sur l’héritage d’une histoire partagée et le plébiscite de tous les jours.

On ne parlait toujours pas d’identité nationale. Il fallut attendre le début des années 1980 pour que cette expression fût employée. Et ce n’est pas un hasard. La France est alors prise dans le maelström déstabilisateur de l’Europe et de la mondialisation. Elle perd successivement la maîtrise de ses frontières, de sa politique économique et commerciale avec le grand marché unifié, et la gestion du plus ancien attribut de souveraineté avec la guerre : la monnaie.

A l’époque du référendum de 1992, le Premier ministre Pierre Bérégovoy affirmait d’un ton doucereux à ses contradicteurs qu’ils ne devaient pas s’inquiéter, qu’ils ne perdraient pas leurs coutumes. Giscard se met lui aussi à parler d’identité nationale.

L’identité nationale, c’est tout ce qui reste quand on a perdu (le gros de) la souveraineté. La mondialisation imposa la libre circulation des marchandises – dans le cadre, classique, du libre-échange –, mais surtout celle des facteurs de production : capitaux et hommes.

Alors, l’identité nationale devint une question lancinante du débat politique français. L’émergence du Front national qui, en captant l’électorat populaire, fit d’abord la joie de la gauche (réélection de Mitterrand en 1988), puis celle de la droite (élimination de Jospin dès le premier tour en 2002) fut la partie émergée de l’iceberg. Sous cette agitation politicienne, un peuple se demandait, angoissé, ce qu’il devenait.

« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. »

Mais, officiellement, la question de l’identité nationale ne se posait pas. Et surtout, elle n’avait aucun rapport avec l’immigration. Selon nos doctes bien-pensants, une identité évoluait. Comme les modèles de l’industrie automobile. Pourtant, le général de Gaulle nous avait prévenus : « Il ne faut pas se payer de mots ! C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. »

Depuis la mort du grand homme, on ne cessa de nous expliquer le contraire. La France, ce n’était finalement que la déclaration des droits de l’homme et la République. Des « valeurs » et rien d’autre. On somma le peuple français de renoncer à ce modèle assimilationniste qu’il avait pourtant imposé à des générations d’immigrés belges, italiens, espagnols, russes, juifs, pour le plus grand bien de la France – que l’immigration sauvait du déclin démographique – et de ces immigrés qu’elle émancipait, par sa culture et sa langue, de l’enfermement ghettoïsé des origines. L’assimilation, c’est l’abandon d’une partie de soi pour adopter les mœurs, le mode de vie, la façon de penser du pays d’accueil. L’assimilation ne connaît que les individus, des citoyens, pas des communautés, encore moins des peuples. Un corset néocolonial, nous ont dit les « modernes ». Raciste, ont ajouté les autres. L’heure était aux identités multiples. Au multiculturalisme. Toute une idéologie, venue du Canada et des Etats-Unis, imposa cette vision. Et ces mots fétiches qui, détournés de leur sens premier, devinrent les vecteurs de l’idéologie dominante : métissage, diversité, accommodements raisonnables…

Les mots sont des armes. Dans un texte intitulé « Justice et affaires intérieures », le Conseil européen du 18 novembre 2004 adopta les « principes de base communs de la politique d’intégration des immigrants dans l’Union européenne ». L’article 1er énonce : « L’intégration est un processus dynamique, à double sens, de compromis réciproques entre tous les immigrants et résidents des Etats membres. »

Chaque mot est une déclaration de guerre à la conception impérieuse – assimilationniste – française qui repose sur l’adage : si fueris Romae, Romano vivito more (à Rome, fais comme les Romains).

C’est dans ce contexte historicoculturel que, pendant la présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy osa associer dans le même discours immigration et identité nationale. Tollé. La gauche nous expliqua qu’il était honteux et raciste d’associer l’immigration et l’identité nationale. Le scandale donnera sans doute à Sarkozy la clé de l’Elysée et, en tout cas, l’adhésion de cette fraction de l’électorat populaire qui abandonna alors Le Pen pour lui. Sarkozy s’était préalablement présenté comme un Français de sang mêlé. Plus tard, il ajoutera : « président d’une France métissée ». C’est toujours ainsi avec Sarkozy : une transgression, qui fait hurler les bienpensants et le rapproche du peuple, est toujours « payée » par une concession majeure au « politiquement correct ». Habileté tactique qui lui permet d’éviter la diabolisation médiatique, mais rend incohérente sa pensée.

Le premier ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale fut Brice Hortefeux. Mécontent et tétanisé, il ne fut que ministre des expulsions. Plus décomplexé parce que venant de la gauche, Eric Besson a rempli tardivement la feuille de route de la campagne présidentielle. Le débat sur l’identité nationale tombe opportunément à quelques mois des régionales et alors que le chômage et la dette publique explosent. Mais la ficelle tactique est tellement épaisse que tout le monde l’a vue.

Eric Besson ose reparler d’assimilation. Mais il évoque aussi le métissage et la diversité. La confusion sémantique, et donc idéologique, est à son comble. Besson suit Sarkozy qui ne sait pas vraiment de quel modèle il parle. Les choses sont pourtant simples : le modèle assimilationniste, qui a fonctionné pendant un siècle, de 1860 à 1970, a parfaitement rempli son office, même si, contrairement aux idées reçues, de nombreux Italiens et Polonais sont rentrés chez eux. Cette assimilation a été la clé, selon le grand historien Fernand Braudel, de « l’intégration sans douleur » de ces immigrés qui « se sont vite confondus dans les tâches et les replis de notre civilisation », tandis que leurs cultures d’origine ont apporté une nuance de plus à notre culture complexe.

A partir des années 1980, on a abandonné notre modèle mais sans oser vraiment adopter celui, « communautariste », de l’autre grand pays d’immigration : les Etats-Unis. Nous sommes restés entre « deux eaux ». Comme par antiphrase – car, en réalité, nous avons intégré de moins en moins –, nous avons appelé cet entredeux « l’intégration ». Nous avons cru que la seule insertion économique suffirait. Ce raisonnement matérialiste, qui comblait marxistes et libéraux, nous empêcha de voir qu’en fait, c’est l’assimilation qui, paradoxalement, permet une meilleure insertion économique.

Peu à peu, les Français des quartiers populaires, qu’on n’osait plus appeler de souche, se sentant devenir étrangers dans leur propre pays, s’en éloignaient, s’en séparaient.

Ne maîtrisant plus vraiment notre immigration, nous avons laissé s’installer une population nombreuse qui gardait ses coutumes et ses traditions. Peu à peu, les Français des quartiers populaires, qu’on n’osait plus appeler de souche, se sentant devenir étrangers dans leur propre pays, s’en éloignaient, s’en séparaient. Les communautés se côtoyaient parfois, mais ne se mélangeaient plus.

De Gaulle, encore lui, nous avait pourtant prévenus : «On peut intégrer des individus ; et encore, dans une certaine mesure seulement. On n’intègre pas des peuples, avec leur passé, leurs traditions, leurs souvenirs communs de batailles gagnées ou perdues, leurs héros. »

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés