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" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 15:38
Dec 18

 

Par Ens

Gisèle Leclerc a les cernes de ceux qui ne dorment plus du sommeil du juste depuis longtemps. Depuis que son mari, Jean-Yves, est mort. Cela fait un peu plus de sept ans maintenant. Ouvrier originaire de Cherbourg (Manche), il participait avec dix autres Français au chantier de construction d'un sous-marin à Karachi (Pakistan). Jusqu'au 8 mai 2002. Ce matin-là, une voiture piégée est venue s'encastrer dans le bus qui l'emmenait au travail.

Accompagnée de Claire, Catherine et Magali, Gisèle est venue à Paris, hier, pour accuser Nicolas Sarkozy d'avoir une part de responsabilité dans cet attentat. Dans le bureau d'Olivier Morice, leur avocat, ces femmes, mères et filles de victimes ont détaillé la plainte déposée, lundi dernier, devant le procureur de Paris.

Le document décrypte un système de corruption que la France aurait mis en place avec le Pakistan dans le cadre du contrat de vente de ce sous-marin. « La France versait des commissions au Pakistan qui revenaient ensuite sous forme de rétrocommissions illicites, raconte Olivier Morice, l'avocat. Tout ça dans le but de financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. »

Sauf que cette année-là, c'est Jacques Chirac qui a été élu. Et l'une de ses premières décisions a été de stopper net le versement de ces commissions. En représailles de quoi, le Pakistan aurait orchestré l'attentat, estiment les parties civiles.

Pour arriver à cette conclusion, les familles s'appuient sur un rapport - nom de code « Nautilus » - resté secret pendant sept ans. « Au moment de la signature du contrat, on a imposé des intermédiaires chargés de gérer le circuit financier des commissions, lâche Olivier Morice. Quand je dis "on", je pense à Renaud Donnedieu de Vabres, à François Léotard [ministre et soutien d'Edouard Balladur]. » Sans oublier Nicolas Sarkozy. « Il est au coeur de la corruption (...). Il était ministre du Budget et c'est lui qui a mené la campagne de Balladur. » Hier, Elysée a réagi en expliquant que le Président s'inscrivait « catégoriquement en faux » contre ces « allégations » qui relevaient de la « diffamation ». W

Vincent Vantighem
Source  "20minutes"
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Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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