Union Gaulliste B-P-L

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" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)
Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 09:23
  • La préparation en coulisses du sommet de Pittsburgh

    Cyrille Lachèvre et Marie Visot
    18/09/2009 | Mise à jour : 07:40
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    Autour de Nicolas Sarkozy à Londres en avril 2009, Xavier Musca, Ramon Fernandez et Jean-David Levitte (de dos), lors du Sommet du G20. Pour les « sherpas » du président, une nouvelle ascension a commencé au lendemain du sommet au Royaume-Uni, elle se terminerales 24 et 25 septembre, à Pittsburgh, aux États-Unis.
    Autour de Nicolas Sarkozy à Londres en avril 2009, Xavier Musca, Ramon Fernandez et Jean-David Levitte (de dos), lors du Sommet du G20. Pour les « sherpas » du président, une nouvelle ascension a commencé au lendemain du sommet au Royaume-Uni, elle se terminerales 24 et 25 septembre, à Pittsburgh, aux États-Unis.Crédits photo : Abaca

    Depuis plusieurs mois, les conseillers des ministres et des présidents des vingt nations de ce sommet international négocient dans l'ombre les dossiers qui seront abordés.

    On ne les voit jamais sur les clichés officiels. Leurs noms n'apparaissent pas dans les communiqués finaux. Quand leurs chefs - présidents ou ministres - posent pour la photo de famille à la fin des sommets, ils se trouvent dans les couloirs, épuisés par des nuits sans sommeil, pour parler «off» aux journalistes et expliquer en quoi leurs patrons ont obtenu un accord historique. On les appelle les «sherpas». Littéralement, les guides qui escaladent la montagne en premier. Avant chaque sommet international, ils ont négocié d'arrache-pied des jours durant pour rapprocher les positions des uns et des autres, avant de s'effacer, au dernier moment, et laisser leur patron planter seul le drapeau en haut de la montagne.

    Pour les sherpas des 20 pays les plus riches du monde, une nouvelle ascension a commencé au lendemain du G20 de Londres, le 2 avril dernier. Elle se terminera les 24 et 25 septembre, à Pittsburgh, aux États-Unis. Un sommet de plus à gravir sur le chemin d'un nouvel ordre économique mondial pour éviter que les choses ne repartent comme avant la crise du subprime, qui a plongé la planète dans la pire récession depuis 1945.

    Les travaux se sont accélérés à la fin du mois d'août. Une batterie de papiers rédigés par le trésor américain, sous l'intitulé The Road to Pittsburgh («La Route de Pittsburgh»), arrive dans les capitales concernées. Y sont abordées les questions de régulation financière, de réforme du FMI ou encore de financement du développement. La règle est simple : c'est le pays hôte qui rédige les textes et cale l'ordre du jour. Un pouvoir discrétionnaire. Lors des négociations autour de la table, le dirigeant qui reçoit dirige les débats, les accélère ou les ralentit à sa guise et peut ainsi esquiver ceux qu'il ne veut pas aborder. D'où l'importance pour les sherpas de faire valoir leurs points de vue à leurs homologues le plus en amont possible, afin d'éviter que la réunion entre les chefs d'État ne tourne court.

     

    La question des bonus

    En esquissant une première ébauche de la «Route de Pittsburgh», les Américains ont d'abord omis de parler de la question des bonus. Une question que les négociateurs français n'ont de cesse, depuis lors, de remettre au premier plan. Qu'elle figure à la table de Pittsburgh sera déjà, en soi, une petite victoire. Pour y parvenir, il aura fallu une première initiative inhabituelle. Le 26 août, au lendemain de la convocation à l'Élysée des banquiers par Nicolas Sarkozy, le secrétaire général adjoint de l'Élysée et le sherpa en titre du président français, Xavier Musca, ainsi que le conseiller diplomatique, Jean-David Levitte, adressent incidemment aux membres du G20 un récapitulatif des décisions prises en France pour limiter les rémunérations variables dans les banques. Une lettre doublée aux 27 pays membres de l'Europe pour rallier le Vieux Continent aux positions françaises. Un ballon d'essai destiné à lancer le débat.

    La «Route de Pittsburg» est ensuite repassée par Londres, le vendredi 4 septembre, où les 20 ministres des Finances se sont retrouvés pour une répétition générale de ce qui attend leurs chefs d'État dans une semaine. Comme chaque fois, ce sommet commence par la réunion des directeurs du Trésor des pays membres, les «sherpas» des ministres des Finances, que l'on appelle deputies pour les distinguer de ceux des chefs d'État. En France, c'est Ramon Fernandez qui assure ce rôle. Les Français savent que la partie va être diffi­cile : dans le premier projet de communiqué final distribué par Londres, pas un mot sur les bonus. Ils menacent, dans les couloirs, d'utiliser la voie procédurière et sont prêts à déposer une cinquantaine d'amendements au texte, qui ne dépasse pas, à l'origine, une page ! Les discussions informelles commencent…

    Le vendredi, les ministres arrivent avec leur private office. Christine Lagarde tient un grand sac griffé La Maison du chocolat. Une attention délicate pour son col­lègue allemand, Peer Steinbrück. Le ministre, en campagne électorale, est épuisé, il va avoir besoin de magnésium, plaisante-t-elle. Certains y voient un signe d'amitié envers Steinbrück. D'autres y relèvent le goût tactique de l'ex-avo­cate internationale, rompue à l'art de la négociation… «Il y a une vraie partie à jouer», reconnaît un fonctionnaire français. La pression monte d'un cran.

    La délégation de chaque pays est particulièrement restreinte. Le ministre de l'Économie a droit à deux conseillers, tout comme le patron du Trésor et le gouverneur de la banque centrale. Pas question de déroger à la règle, aucun badge supplémentaire - des pin's métalliques accrochés au veston - ne sera distribué ! Commencent alors les bilatérales. Moments où, dans chaque salle de réunion, se nouent des discussions autant techniques que politiques. Celle entre Alistair Darling et Christine Lagarde porte sur la question des bonus. Elle sera particulièrement animée.

    En fin de journée, les deputies s'enferment pendant que leurs ministres partent dîner : ils ont quelques heures pour rédiger le texte final. Dans la deuxième version, distribuée par les Anglais - qui va servir de base de travail -, la question des bonus apparaît en annexe. C'est un début. Commencent alors des négociations mot par mot, paragraphe par para­graphe, pour élaborer ce que l'on appelle un draft. Un assistant du Trésor britannique projette le texte sur le mur pour que chacun puisse voir les modifications apportées en direct. «Les discussions sont d'abord calmes, puis fermes. La climatisation est mal réglée : pendant une heure, on meurt de chaud, pendant une autre, nous sommes frigorifiés. La séance est épuisante», raconte l'un des négociateurs. Des heures où chaque geste compte.

    «On sait quand quelqu'un fait semblant d'être énervé, on connaît les body languages, à force de vivre les uns avec les autres». Comme dans une partie de poker, chacun a parfaitement appris les stratégies de l'autre. Quand ils président, les Anglais ont l'habitude de fournir les papiers très tard, «pour que nous ne passions pas toute la nuit à faire des modifications», raconte un conseiller. C'est la technique fétiche de Gordon Brown. «Un pirate, toujours courtois, mais qui aime créer la surprise au dernier moment pour avancer ses pions  », ironise un Français qui l'a longtemps pratiqué. Le 2 avril à Londres, le premier ministre britannique a introduit au dernier moment la question des ventes d'or du FMI ou des 250 milliards de droits de tirage spéciaux (DTS)…

    Cette fois, les deputies valideront un projet de communiqué final à quatre heures et demie du matin. Un record. Trois points figurent encore «entre crochets», technique qui consiste à laisser ouvertes les questions non tranchées, sur lesquels les directeurs de Trésor n'ont pas réussi à s'entendre et qui ne pourront être arbitrées qu'au niveau des ministres, le lendemain. Plus il y a de crochets, plus la négociation a été ardue. Lors du sommet du 2 avril, les présidents avaient trois crochets à retirer, dont l'un portait sur la question du changement climatique, sur laquelle aucun accord n'a encore été trouvé. La semaine dernière, les ministres des Finances en avaient trois, eux aussi, à effacer, dont l'un sur les bonus. Les sherpas français ont progressé : cette question ne figure plus dans un document annexe mais bel et bien dans le draft, qui fait maintenant une page et demie. Les termes restent toutefois flous. Les deputies ont laissé deux options entre crochets : ou «le G20 est d'accord pour travailler à établir des limites aux bonus», ou bien le «G20 est d'accord pour examiner la question des rémunérations variables». Un monde existe entre ces deux ­phrases…

     

    Ultime répétition

    Les heures qui suivent seront décisives. Après une petite heure de sommeil, Ramon Fernandez retrouve Christine Lagarde à 6 h 30, pour la tenir au courant des discussions de la nuit. Par précaution - et parce qu'il est difficile de savoir comment la discussion va tourner entre les ministres -, il a envoyé un texto à toute la délégation, lui demandant de lui fournir au plus vite des synonymes au terme «limite» (limit, en anglais). Ses collaborateurs lui en trouveront quatorze ! Il n'en aura finalement pas besoin… Christine Lagarde et Tom Geithner, le secrétaire au Trésor américain, trouveront en aparté un terrain d'entente, peu avant le déjeuner : «Le G20 est d'accord pour examiner la façon de limiter les rémunérations variables», lira-t-on finalement dans le texte. Un compromis qui permet à chacun de faire valoir qu'il a obtenu le plus de concessions.

    Une ultime répétition de la «Route de Pittsburgh» a eu lieu, la semaine dernière à Washington, où s'est tenu un «G20 des sherpas présidentiels». L'ambiance est encore feutrée, il n'y a pas d'éclat de voix. On s'échange des documents, on élabore des tactiques dans les couloirs. Et, comme si les positions de leurs patrons se reflétaient en eux, les Européens sont d'un côté, les Américains de l'autre. À ce moment précis, pas un sherpa ne peut parier sur la tournure que prendront les discussions huit jours plus tard, à Pittsburgh. Les crochets restent encore nombreux pour les guides des sommets.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 09:12

 

C'est quoi au juste ?

 

La "jungle", c'est ainsi qu'est appelée une vaste zone sablonneuse proche du port de Calais, où des centaines de migrants en transit trouvent refuge au milieu des usines.

Que vont devenir les personnes qui s'y trouvent ?

Venus de pays comme l'Afghanistan ou l'Irak, Eric Besson a promis de trouver une solution individuelle pour les migrants.

Comme quoi ces solutions ?

Trois possibilités : le retour volontaire, la demande d'asile ou l'expulsion.

Toutefois, Eric Besson a affirmé : "Si la situation en Afghanistan ne le permet pas, il n'y aura pas de retour forcé".

Qu'en pensent les associations ?

Elles sont sceptiques, selon elles, cela ne fera que déplacer de quelques mètres.

La situation sera la même qu'après la fermeture de Sangatte.

En effet, depuis novembre 2002, des centaines de migrants, principalement des Afghans et Irakiens, errent dans la région de Calais dans l'espoir de gagner clandestinement l'Angleterre.

 

Quel est votre avis sur la question ?


Quelles solutions pour ces migrants ?


La fermetures de la "jungle" va t-elle solutionner le problème ?

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 09:20

Climat social

Au printemps, vous déclariez: « Il y a un risque révolutionnaire en France. » Le climat social des derniers mois et le résultat des européennes ne vous ont-ils pas démenti?

Le climat social est loin d’être apaisé, les nombreux conflits le montrent. Une détérioration est d’autant plus à craindre que nous allons faire face à une nouvelle hausse du chômage. Nous devons rester vigilants, y compris sur la crise financière. L’économie mondiale est aujourd’hui sous perfusion des gouvernements et des banques centrales. La guérison n’est pas acquise pour autant, car des incertitudes demeurent : encours de cartes de crédit aux Etats-Unis, risque de bulles spéculatives en Chine ou, chez nous, baisse accentuée de l’investissement.

De même, ne sous-estimons pas le malaise français, qui touche à la fois la politique, la société et l’Etat. La confusion est aggravée par les dérives de l’hyperprésidence, où une réforme chasse l’autre, dans l’urgence et sous le coup de l’émotion. Mais avec quelle vision d’ensemble et pour quels résultats ? Ainsi, on a raison de poser la question des bonus, mais ne négligeons pas les deux questions centrales de la répartition des richesses, entre le capital et le travail, et la panne du crédit aux entreprises comme aux particuliers.

Vous évoquez des « dérives ». Des exemples?

Ce qui m’inquiète, c’est la fragilisation de notre modèle républicain. Notre idéal d’une république fraternelle, unie et indivisible ne doit pas céder la place à un système politique fondé sur les divisions, les rapports de force et les intérêts particuliers. Je suis frappé par la récurrence d’un raisonnement à la fois simplificateur et moralisateur, qui consiste à opposer en permanence les bons et les méchants et à faire de la stigmatisation et de la punition les axiomes de la vie publique. C’est une vision où l’autre – le chômeur, l’immigré, le fonctionnaire, l’adolescent qui télécharge des films – est suspect a priori.

Quelles répercussions voyez-vous sur la société française?

Cette suspicion crée des fractures profondes et sans doute durables en son sein. Face aux injustices entre individus et entre générations, on oscille entre révolte et indifférence, au profit d’un sauve-qui-peut individuel. Or nous avons besoin d’une morale collective et d’un partage équitable. Quand Nicolas Sarkozy préconisait son « Travailler plus pour gagner plus », il négligeait ces exigences. Le défi, désormais, est davantage de travailler tous pour vivre mieux.

Environnement

Sur l’environnement, avant le sommet de Copenhague, comme sur la crise financière avant le sommet de Pittsburgh, Nicolas Sarkozy veut que la France s’érige en modèle pour les autres pays. Approuvez-vous sa stratégie?

Que la France doive avoir un rôle d’initiative, j’en suis convaincu. Nous avons besoin d’entraîner, ce qui suppose un effort constant d’explication, de pédagogie et de concertation, en particulier avec nos principaux partenaires européens, à commencer par l’Allemagne. L’exigence d’efficacité commande d’éviter l’isolement ou la rupture.

Afghanistan

Les Etats-Unis ont-ils raison de renforcer leur présence militaire en Afghanistan?

La politique américaine en Afghanistan est dans l’impasse, et nous n’avons pas suffisamment joué notre rôle en renonçant à une révision stratégique profonde. J’avais insisté auprès de Jacques Chirac, avant la fin de sa présidence, pour que nous amorcions un désengagement de nos troupes, en particulier des Forces spéciales. Il faut d’urgence envoyer un signal fort: une stratégie de coopération économique et sociale ambitieuse sur le terrain, assortie d’un calendrier de retrait pour montrer que notre visée n’est pas militaire.

Présidentielle 2012

Qu’est-ce qui vous incitera à être, ou pas, candidat à la présidentielle de 2012?

Tout cela est prématuré. Je suis résolument engagé au service de la France. J’ai la conviction que l’élection présidentielle marque un rendez-vous entre un homme et un peuple, au-delà des clivages partisans et des intérêts personnels.

Par Georges-Roland COURNIL
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 07:42

Le ministre de l'Immigration Eric Besson ne signera pas le décret d'application instaurant des tests pour les candidats au regroupement familial. Il invoque un problème de délai et de logistique.

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé dimanche sur Europe 1 qu'il ne signerait pas le décret d'application sur les tests ADN pour lvérifier la filiation des candidats au regroupement familial. Pour expliquer sa décision, l'ancien responsable socialiste a affirmé qu'il n'était pas «en mesure» de «respecter l'esprit et la lettre de la loi» dans les délais impartis, à savoir au 31 décembre 2009. «Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état», a-t-il précisé. À plusieurs reprises déjà, le ministre avait émis des doutes quant au fait de savoir s'il allait signer ce décret.

La France avait adopté en 2007 l'expérimentation de tests ADN pour le regroupement familial dans le cadre de la loi sur la maîtrise de l'immigration, le tout au prix d'une importante polémique. Il s'agissait d'un moyen offert aux candidats au regroupement familial de «prouver» leur filiation. Ses modalités avaient été restreintes par le Sénat, par rapport à l'amendement initial du député UMP Thierry Mariani. La Haute-Assemblée avait soumis ces tests à la décision d'un juge, conduisant nombre d'observateurs à prédire une application très difficile.En novembre 2007, le Conseil constitutionnel avait validé, sous réserves, le recours possible aux tests ADN tout en rejetant une application systématique.

«La loi a voulu encadrer très strictement cette expérimentation», a expliqué le ministre lors de l'émission «Le grand rendez-vous Europe 1/Aujourd'hui en France». «Seule la mère, sur une base volontaire, doit pouvoir demander ces tests d'empreinte génétique», mais la loi «a dit aussi qu'il fallait assurer la confidentialité absolue des données, ne pas créer de fichier et veiller à la sécurité absolue (...) de la chaîne logistique», a expliqué Eric Besson. «Et moi je ne peux pas, dans le délai imparti, respecter et l'esprit et la lettre de la loi», a conclu le ministre, expliquant par exemple: «nos consulats ne sont pas équipés pour ces empreintes génétiques».

La France prévoyait de proposer des tests ADN dans un nombre de pays limité. Les autorités évoquaient quelques centaines de tests réalisés chaque année dans l'ensemble des consulats français.

À l'annonce de la décision du ministre de l'Immigration de ne pas signer le décret le président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Patrick Gaubert a déclaré : «Eric Besson s'est montré courageux. Je lui dis : Chapeau ! Faire une loi sur les tests ADN est inacceptable». Rappelant que la Licra était contre cette loi, Patrick Gaubert a ajouté : «Eric Besson m'avait dit qu'il ne signerait pas ce décret. Il a eu le courage d'aller jusqu'au bout malgré, certainement, des pressions venant de la droite et de la gauche. C'est très bien.»

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 15:52

Rémunération

Laura Raim avec AFP -  24/08/2009 19:00:00 
Brendan McDermid / Reuters
Le débat sur les bonus a été relancé lorsque BNP a provisionné 1 milliard d'euros pour les bonus de ses taders
 
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Reçues mardi à l'Elysée, les banques doivent formuler de nouvelles propositions pour encadrer les bonus. Mais elles préviennent déjà qu'aucune avancée notable ne pourra se faire sans coopération internationale. L'Expansion.com fait le point sur cette polémique qui n'en finit pas.

Les dirigeants des grandes banques françaises ont rencontré ce lundi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avant de voir le président de la République, Nicolas Sarkozy, mardi, pour tenter de préciser certains des engagements déjà pris sur les bonus. Le débat a été relancé début août, lorsque BNP Paribas a mis de côté 1 milliard d'euros pour les bonus de ses opérateurs de marché. LExpansion.com fait le point sur cette question qui empoisonne les banques depuis plusieurs mois.

Ce qui a déjà été imposé en France

Les banques françaises se sont dotées, les premières, d'un code de bonne conduite en février 2009. Le texte bannit dès cette année les bonus garantis au-delà d'un an, instaure des critères de coût du capital, du risque et de la liquidité, et impose d'étaler les paiements dans le temps. Il donne à la Banque de France le droit de déterminer si les bonus accordés par les banques sont excessifs. Mais son rôle n'est que consultatif et aucune sanction n'est légalement prévue.

Ce que les voisins ont fait

A la suite du G20 de Londres, en avril, d'autres pays ont émis des principes qui vont dans le bon sens mais qui sont finalement peu contraignants. De fait, chaque place financière a peur de perdre se son attractivité.Au Royaume Uni,la Financial Services Authority (FSA), gendarme du secteur financier, a édicté huit principes que les 26 plus grandes banques devront respecter dès 2010. Ces règles visent notamment à interdire le versement de bonus garantis sur plusieurs années. Mais, sous la pression des banques, le texte a été "édulcoré" par rapport aux recommandations énoncées en mars.L'"obligation" de verser deux tiers des bonus en différé et de lier le bonus non seulement à la performance individuelle, mais à celle de l'ensemble du groupe, est devenue une simple "recommandation". Le ministre des Finances, Alistair Darling, a toutefois affirmé le 16 août que le gouvernement était prêt à légiférer afin de durcir encore la réglementation, si nécessaire.

En Allemagne, pour l'instant, seules les banques qui ont recours à des aides publiques directes doivent plafonner les revenus de leurs dirigeants, à 500.000 euros par an. L'autorité fédérale des marchés financiers (Bafin) a récemment enjoint aux banques de ne plus tenir compte des rendements à court terme dans la rémunération des dirigeants et des salariés. "La pierre angulaire du nouveau système repose sur un étalement des versements, et le cas échéant sur un remboursement des sommes perçues", explique le Figaro.fr. Les banques ont jusqu'au 31 décembre prochain pour mettre cette injonction en oeuvre. Mais "la BaFin a des pouvoirs de contrôle limités, tempère les Echos. Elle ne peut pas s'immiscer dans les contrats individuels, car elle n'en a ni le droit ni les ressources humaines nécessaires." Le gouvernement devrait quant à lui se pencher sur les bonus des banques après les élections législatives fin septembre.

En Suisse, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a publié en juin un projet de circulaire assez ambitieux et détaillé, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain. La circulaire met en exergue dix principes, explique les Echos. Plus la rémunération globale d'un collaborateur est élevée, plus la part différée doit être importante, et cette dernière doit être indexée sur le résultat économique à venir, à la hausse comme à la baisse, avec possibilité de reprise en cas de survenance de risques imprévus »

Aux Etats-Unis, beaucoup de mesures drastiques ont été annoncées après le scandale provoqué par les bonus d'AIG : taxation à 90%, limitation des salaires à 500 000 dollars... Des mesures qui n'ont jamais vu le jour. Toutefois, la publication par les principales banques de bénéfices "record" au deuxième trimestre a suffit à relancer la polémique..

Ce qui pourrait être proposé cette semaine

Les propositions qui émergeront cette semaine ne seront probablement qu'une articulation plus précise des engagements pris en février, de manière à rendre leur application plus efficace. Les banques pourraient par exemple "améliorer la transparence en rendant spécifiquement compte, non seulement au régulateur, mais aussi à leurs actionnaires de leurs méthodes de calcul des bonus et de la proportion des paiements différés qu'elles effectuent chaque année", selon le Figaro.

D'après Les Echos, elles pourraient également décider d'étaler dans le temps 66% de la rémunération variable des bonus des traders, et non plus simplement une fourchette allant de 50% à 66% comme prévu en février 2009. Mais il ne faut pas s'attendre à des mesures très audacieuses.  "La crise nous a montré qu'on ne peut plus réguler quoi que ce soit à une échelle nationale, tout particulièrement la sphère financière", rappelle Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférence à l'université Paris 1. De fait, Nicolas Sarkozy doit éviter de  pénaliser les banques françaises face à certains établissements étrangers qui ont renoué avec les bonus, comme la banque américaine Goldman Sachs. Le gouvernement préfère donc voir le G20, qui se tiendra à Pittsburgh aux Etats-Unis fin septembre, se saisir du sujet
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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