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" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)
Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 08:58
 
 

GOUVERNEMENT

Eric Besson, l’homme qui se rêve Premier ministre

L’ancien conseiller du Parti socialiste, devenu ministre et « chouchou »de Nicolas Sarkozy, imagine désormais son avenir à Matignon.

 
 
Nathalie Segaunes avec Pascale Égré et Nathalie Schuck | 07.10.2009, 07h00 | Mise à jour : 08h11

Qui ne connaît pas Eric Besson ? Passé en moins de deux ans du rang d’obscur secrétaire national du PS à celui de ministre de plein exercice invité au JT de TF 1, l’homme qui ne sourit jamais est aussi, désormais, le ministre dont on parle. Pour prix de sa trahison à l’égard du PS, Nicolas Sarkozy lui avait, dans un premier temps, attribué un modeste maroquin, celui de secrétaire d’Etat chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques.

 
En savoir plus
Son ralliement à Sarkozy était prémédité
Une vie privée très exposée
Des réseaux d’influence
 
A ce poste mineur, Besson se montre toutefois bosseur, faisant profiter au passage la majorité de sa parfaite connaissance du camp d’en face (le PS), dont il décrypte à merveille les soubresauts.

Le défi de l’Immigration

Dès mars 2008, l’Economie numérique est rajoutée à son portefeuille. En janvier 2009, Brice Hortefeux étant nommé ministre du Travail, Besson hérite du très sensible ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. Une gageure pour un homme venu de la gauche. « J’étais déjà Judas, on me demande d’être Marcel Déat », lâche Besson sur le moment et en privé… avant d’accepter. N’ignorant pas que le président lui lance là un nouveau défi. « Nicolas Sarkozy est fasciné par l’ambition de Besson, il veut voir jusqu’où il est capable d’aller », confie un ministre. Pour d’autres, Sarkozy s’identifierait à Besson : lui aussi a longtemps traîné l’image du traître, pour avoir soutenu Balladur contre Chirac à la présidentielle de 1995.

Qu’importe, aujourd’hui, Besson, également secrétaire général adjoint de l’UMP, passe pour le « chouchou » du président. Ni sa maladresse sur les tests ADN, ni l’évacuation ronflante et vaine de la « jungle » de Calais, ni son doigt d’honneur à une caméra de Canal +, n’ont entamé le soutien du président, dont il s’empresse d’exécuter la moindre volonté, comme ce « charter » franco-britannique d’Afghans, pour l’instant repoussé. « Ce type, c’est une lame », dit souvent de lui Sarkozy. Qui pourrait un jour le nommer, dit-on, à Matignon. En attendant, Besson avoue prendre « un pied fabuleux » dans sa peau de ministre.
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 12:25

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 La région Bretagne et la région des Pays de la Loire sont à gauche. La droite avait espéré reprendre facilement la région des Pays de la Loire et, plus difficilement, la région Bretagne. Pourtant, depuis quelques semaines, le climat est plutôt houleux au sein de l'UMP et certains commencent à voir régresser l'hypothèse de l'alternance.
En région Bretagne, François Goulard, député UMP du Morbihan et maire de Vannes, rappelle volontiers qu'il est le seul maire de droite «d'un chef-lieu de département dans le Grand Ouest.» Or, alors que tout le monde s'accorde à dire que l'UMP n'est pas en mesure de remporter les régionales bretonnes sans François Goulard, celui-ci est une nouvelle fois en colère contre son camp. Mercredi 9 septembre, dans le magazine de Yannick Urrien (diffusé à 8h15 sur Kernews), François Goulard n'a pas mâché ses mots: «Ce qui m'inquiète, et cela m'inquiète vraiment, c'est que si l'on voulait assurer la réélection dans un fauteuil de l'actuel président socialiste de la région Bretagne, on ne ferait pas mieux ! Il y a un candidat désigné par les militants de l'UMP, jacques Le Guen, qui n'est soutenu par personne, à part moi... II y a une candidate autoproclamée, A qui personne n'a rien demandé dans la région Bretagne, qui va ici et là, qui parte, dont le discours est à peu près aussi excitant qu'un rapport de contrat de plan et qui, à mon avis, en tant qu'ancienne représentante de l'État central en Bretagne, ne peut que faciliter la réélection du président sortant. Je le regrette profondément. J'ai le sentiment que le président socialiste sortant est favorisé, y compris par l'Élysée.» En clair, l'affaire semble mal engagée pour l'UMP en Bretagne.
Dans les Pays de la Loire, ce n'est guère mieux. II y a quelques
semaines, la stratégie de reconquête était mise en place : Roselyne Bachelot, qui bénéficie d'une excellente notoriété, allait conduire la liste UMP. Cerise sur le gâteau, même Philippe de Villiers, dont on connaît l'influence en Vendée, avait annoncé son intention de faire liste commune et donc de la soutenir. D'ailleurs, lors de son entretien sur Kemews, François Goulard avait évoqué ce ralliement : «Philippe de Villiers a été dans nos rangs avant de s'en écarter. Je I ai connu quand ü était au gouvernement entre 1986 et 1988, k l'époque où j'étais dans un cabinet ministériel. Naturellement, il est de notre famille. Il y a eu des dissensions à un certain moment, mais le retour de Philippe de Villiers au sein de la majorité me paraît nettement plus naturel que l'arrivée de transfuges qui resteront des transfuges et qui, pour l'instant, n'ont pas fait la preuve de leur valeur ajoutée au sein de la majorité».
Et voilà que Roselyne Bachelot brise cette dynamique en décidant de faire marche arrière, car elle n'entend pas quitter son confortable fauteuil de ministre... Fin septembre, Nicolas Sarkozy a demandé à Christophe Béchu de conduire la liste UMP pour les élections régionales. L'intéressé bénéficie d'une bonne notoriété depuis les élections européennes, mais certains notent aussi qu'il lui sera difficile de critiquer le bilan de Jacques Auxiette, notamment sur les hausses d'impôts : en effet, le président PS pourra rappeler que Christophe Béchu ne s'est pas privé non plus d'augmenter les impôts dans le département du Maine-et-loire qu'il dirige...
Toujours à droite, la bataille des places a commencé. Chacune des circonscriptions devrait avoir un représentant et l'UMP a demandé à chaque parlementaire de proposer trois noms, dans la perspective d'en retenir un ou deux. Sur la septième
circonscription, Christophe Priou a proposé à la direction de l'UMP les noms suivants: Danielle Rivale, maire de Batz-sur-Mer, qui est conseillère régionale sortante et qui connaît bien ses dossiers, Yves Métaireau, maire de La Baule et président de Cap Atlantique, et Laurence Briand, directrice de l'École Atlantique de Commerce et conseillère municipale à La Baule. Une manière de mettre en orbite une personnalité nouvelle dans la perspective des prochaines élections municipales à La Baule.
En face, les socialistes sont maintenant confrontés à la volonté des Verts de prendre leur autonomie. François de Rugy, député Vert de Loire-Atlantique, était l'invité de Yannick Urrien le 14 septembre dernier sur Kemews. Le parlementaire compte bien entretenir la dynamique Verte, y compris à l'échelon régional. Le duel PS-Verts est confirmé pour le premier tour des élections régionales, personne n'exclut le fait que le PS puisse être dépassé par ses anciens alliés écolos... Au fur et à mesure que le temps passe, les Verts semblent de plus en plus décidés à réussir cette démonstration de force en occupant largement le terrain médiatique.
Enfin, du côté du PS, la constitution des listes commence : Jacques Auxiette n'a aucune raison de ne pas reconduire Adeline L'Honen comme représentante de la presqu'île guérandaise sur sa liste: l'élue batzienne a la réputation d'être une bûcheuse, à l'écoute des autres et de s'être beaucoup investie dans ses dossiers. Sa pugnacité lui a également permis de gagner une belle notoriété, ce qui n'est jamais évident pour un conseiller régional.
Yannick Urrien.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 19:30

Ce chiffre fait peur : 140 milliards d'euros, deux fois plus que les dépenses de l'Etat pour l'Education, presque deux fois et demi la collecte de l'impôt sur le revenu... C'est le montant astronomique du déficit de l'Etat en 2009 détaillé mercredi par Eric Woerth, le ministre du Budget, et Christine Lagarde, la ministre de l'Economie. Un trou abyssal qui représente la moitié des dépenses de l'Etat; en clair, les administrations vivent à crédit un jour sur deux !

Un record absolu depuis 1945, presque deux fois plus que lors de la récession de 1993 (71,6 milliards). En 2010, la situation ne va guère s'améliorer. Certes, le déficit de l'Etat devrait légèrement diminuer, à environ 115 milliards d'euros, mais pour l'ensemble des administrations, il atteindra le chiffre édifiant de 8% du PIB (8,2% en 2009). Alors que le plafond autorisé par le traité de Maastricht - qui s'en souvient encore ? - est de... 3%.

Un déficit public historique

Priorité à l'emploi et à la reprise. Le projet de loi de Finances 2010, présenté mercredi en Conseil des ministres, ressemble fort à un nouveau plan de relance. Nicolas Sarkozy a rappelé que le G20 convergeait sur la nécessité de ne pas cesser de soutenir la croissance.

Le taux de dépenses publiques va atteindre un nouveau record en 2010 (55,9 % de PIB). La résorption du déficit est renvoyée à l'après-2012 : il atteindra 8,5 % de PIB l'année prochaine et encore 6 % à la fin de la législature, si une croissance relativement soutenue revient.

La dette publique atteindra alors 90 % de PIB. Cette estimation du gouvernement ne prend pas en compte le grand emprunt, qui imposera un collectif budgétaire au printemps.

Si le déficit de l'Etat se réduira sensiblement l'année prochaine (à 116 milliards d'euros, tout de même), celui de la Sécurité sociale dépassera 30 milliards d'euros, en dépit du doublement surprise du forfait social sur l'intéressement et la participation, annoncé hier.

Le chef de l'Etat abordera la fin de son mandat sans aucune marge de manoeuvre budgétaire.

Une fuite en avant inquiétante

Les estimations de déficit contenues dans le projet de budget 2010 inquiètent les économistes qui y voient une fuite en avant potentiellement lourde de menaces pour la crédibilité de la France sur les marchés et la cohésion de la zone euro.

Le déficit public, estimé à 8,2% du produit intérieur brut en 2009, augmenterait à 8,5% en 2010 et se situerait encore à 7% en 2011, 6% en 2012 et 5% en 2013, contre 3,4% en 2008.

La dette publique, qui représentait 65,7% du PIB en 2007, l'année de l'élection de Nicolas Sarkozy, atteindrait 77% en 2009, 84% en 2010 et jusqu'à 91% en 2013, une prévision que les économistes jugent d'ailleurs trop optimiste avec un déficit à 5%.

La France sera ainsi durablement en dehors des limites européennes plafonnant le déficit à 3% et la dette à 60%, qu'elle s'était engagée - avant la crise - à respecter en 2012.

La récession, en augmentant les dépenses et en réduisant les recettes, a mis à mal les finances publiques de la totalité des pays de la zone euro, propulsant le déficit de certains d'entre eux comme l'Espagne ou l'Irlande au-delà des 10% du PIB.

Une hypothèse de croissance de 0,75% en 2010

Présenté comme "le budget de la reprise", le Projet de loi de finances (PLF) pour 2010 prévoit un déficit public de 116 milliards d'euros, soit 8,5% du PIB. Adopté mercredi en conseil des ministres, il maintient la suppression de près de 34.000 postes de fonctionnaires l'an prochain et intègre deux réformes fiscales importantes, la taxe carbone et la suppression de la taxe professionnelle.

Le déficit budgétaire 2010 se réduit de 25 milliards d'euros, par rapport aux 141 milliards d'euros prévus pour 2009 (8,2% du PIB), ont souligné les ministres de l'Economie et du Budget, Christine Lagarde et Eric Woerth, lors d'une conférence de presse à Bercy.

Le budget 2010 est construit sur une hypothèse de croissance de 0,75% l'an prochain, avec un taux de prélèvements obligatoires retenu de 40,7%. "Cette aggravation du déficit, nous l'assumons (...) C'est véritablement une affaire de crise", a déclaré M. Woerth mercredi lors d'une conférence de presse, soulignant que "les recettes de la fiscalité ont baissé de 20% entre 2008 et 2009".

Le déficit public 2009 se décompose en un "déficit de crise" de 96 milliards d'euros, soit 70% de la somme, et un "déficit structurel" de 45 milliards d'euros, a précisé le ministre du Budget.

La dette publique devrait passer de 67,4% du PIB en 2008 à 77,1% en 2009, pour atteindre 84% en 2010. Selon les prévisions de Bercy, elle continuera de progresser jusqu'à 90% en 2012. A cette date, le déficit public sera revenu à 6% du PIB, toujours très loin du seuil de 3% fixé par l'Union européenne dans le cadre des critères de Maastricht.

Le PLF confirme également l'objectif de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, soit la suppression de près de 34.000 postes l'an prochain, dont 16.000 uniquement pour l'Education nationale. Seuls les ministères de l'Enseignement supérieur et de la Justice ainsi que Matignon ne sont pas concernés par les suppressions.

En ce qui concerne le régime de Sécurité sociale, le déficit s'élèvera en 2010 à 31 milliards d'euros, en raison d'une "chute de recettes très importante due au chômage", selon M. Woerth.

Selon Mme Lagarde, le PLF pour 2010 a été conçu autour de "trois axes majeurs": le "maintien de toutes les mesures de soutien à l'emploi qui ont marché", le "soutien à l'investissement productif", et enfin le rétablissement d'une "cohérence" dans la fiscalité appliquée aux revenus tirés du travail.

Qualifié par Eric Woerth de "budget de reprise", son objectif "est bien de confirmer la sortie de récession", selon le ministre. "Nous maintenons 4,1 milliards d'euros sur la 'mission relance'", a-t-il souligné. En outre, la réforme de la taxe professionnelle va peser à hauteur de 11,7 milliards d'euros dans les comptes de l'Etat, au profit des entreprises. L'année 2010 "cumule la suppression de la taxe professionnelle avec les avantages qui avaient été consentis auparavant" aux entreprises, a souligné M. Woerth.

Parmi les autres mesures fiscales, le gouvernement maintient le remboursement du crédit d'impôt recherche, pour les dépenses engagées par les entreprises en 2009, soit "un effort supplémentaire de 2,5 milliards d'euros en faveur de l'innovation et de la recherche privée".

Du côté de la "fiscalité verte", outre la mise en place annoncée de la taxe carbone, les dispositifs incitatifs dans le secteur du logement seront maintenus. Comme l'avait assuré dimanche dernier François Fillon, la prime à la casse pour les automobiles sera reconduite, mais son montant baisse progressivement, tandis que les seuils du système de bonus/malus automobile seront abaissés.

Enfin, justifiant d'une volonté de "valorisation du travail", M. Woerth a notamment annoncé la fiscalisation "au premier euro des indemnités de départ volontaire en retraite", qui bénéficiait jusque-là d'une exonération allant jusqu'à 3.050 euros. "On soutiendra un amendement du groupe UMP sur la fiscalisation des indemnités d'accident du travail", a-t-il aussi confirmé.

Par Georges-Roland COURNIL
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 17:19



Publié par : Providia on Monday 28th Septembre 2009 11:09am S'il est vrai qu'elle est bien mal en point aujourd'hui, au sein même d'une majorité, nous avons souvent tendance à oublier qu'une certaine droite française est depuis fort longtemps constitutive du patrimoine de notre Pays. Elle incarne un courant politique qui porte en son sein des hommes et des femmes encore subjugués par la figure de Napoléon et qui ont voulu gardé avec force l'héritage du Gaullisme.

C'est une droite aristocratique qui met en avant des principes républicains partager par certaines sensibilités socialistes et fièrement combattu par les intellectuels de gauche (souvent d'accointance communiste) jusqu'à la mort de Sartre.

Des principes tel que: le souverainisme, l'honneur, l'allégeance, la dignité, l'indépendance, la fierté, le mérite, la sécurité, le sacré (hier le christianisme, aujourd'hui la mémoire). C'est cette droite conservatrice qui n'a jamais réellement compris les révolutionnaires, et qui se permet encore de lire Victor Hugo.
Une droite qui se souvient encore de la Résistance et des discours de Malraux.

C'est une poignée de personnes partisanes de l'Étatisme, bien que mesuré; et qui porte toujours le flambeau de la république des livres. Partageant une nouvelle fois cette sensibilité avec la branche la plus gestionnaire du socialisme.

Bref... C'est une droite qui se meurt! Absorbée par l'apparition d'une autre droite.

Une droite, cette fois-ci clairement libérale, qui renferme toutes ses valeurs dans ce libéralisme. Y compris la responsabilité. Une branche qui nous parle de l'individu plus que de la société, qui fait passer "l'intérêt de la nation" derrière les "intérêts particuliers", qui voit dans l'entreprise privée un bien meilleur gestionnaire que l'entreprise publique, qui adule l'actionnaire plus que l'entrepreneur.
C'est un courant qui fait passer l'idée de sécurité à un concept plus fort: le sécuritaire, qui assume la reprise de thèmes traditionnellement portés par le Front National. C'est une droite populiste plus que populaire, qui reprend à son compte une vieille tradition: la "politique de classe" portée par le "grand" patronat. Une droite qui voit dans la croissance et les statistiques sa propre religion.

Et voila que ces deux grands courants quasiment contradictoires, antinomiques, réunis aujourd'hui au sein de l'UMP, s'affrontent. En cause: l'affaire Clearstream. Au delà du scandale financier (éludé), des querelles journalistiques (éludés), des batailles politiques (affichés), il se joue en réalité un éclatement historique.
Par Georges-Roland COURNIL
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 08:55
 
Procès Clearstream: audition des parties civiles avant celle, mercredi, de Villepin

PARIS — Après des échanges nourris dans les médias, et parfois extrêmement violents, entre Sarkozystes et Villepinistes, le procès Clearstream entre dans sa deuxième semaine avec les auditions ce lundi des parties civiles, et celle de Dominique de Villepin, en point d'orgue mercredi.

De lundi à mercredi, le débat judiciaire devrait se poursuivre tant derrière les portes capitonnées de la 11e chambre, qu'à l'extérieur du Palais, où la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin devrait continuer à inonder les médias.

Après le lapsus newyorkais --Nicolas Sarkozy a qualifié mercredi de "coupables" les prévenus au procès--, et l'appel de Dominique de Villepin à une plus grande "réserve" présidentielle, les débats seront de retour dans l'arène judiciaire.

Lundi, la journée devrait être relativement calme. Notamment en raison de l'absence d'Imad Lahoud, qui a prévu de célébrer la fête juive du Grand Pardon (Yom Kippour). Certaines parties civiles, comme l'ancien dirigeant de Thomson-CSF, Alain Gomez, devraient en profiter pour raconter au tribunal leur stupeur et leur incompréhension, le jour où elles ont appris que leur nom figurait dans les listings.

Les interrogatoires de mardi et mercredi devraient permettre de voir un peu plus clair dans le magma Clearstream, cette affaire de "dénonciation calomnieuse", où les prévenus sont soupçonnés d'avoir falsifié des listings bancaires, et d'y avoir ajouté les noms de plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes.

Mardi, l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, et son employé Imad Lahoud, tous deux soupçonnés d'avoir falsifié les listings, seront une nouvelle fois confrontés. La semaine dernière, les deux hommes ont déjà pris la parole. Tandis que l'imprévisible Lahoud a affirmé avoir été "la chose" de son insatiable patron, Gergorin a assuré n'avoir été que le "pigeon" du jeune mathématicien.

Quant à Dominique de Villepin, que l'accusation soupçonne d'avoir collaboré à la machination, il sera entendu mercredi, mais pourrait intervenir dès mardi.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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