Union Gaulliste B-P-L

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Texte Libre

" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)
Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 09:10
20.10.2009 une réponse à l'évolution de notre société ?" IMG_0296.jpg Thomas BALLEYGUIER

.Pilier fondateur de toute Société, la famille est actuellement en pleine mutation. Elle est le point de départ de l’apprentissage de la vie en société. Elle permet aux plus jeunes d’apprendre à grandir grâce à l’exemple donné par les parents. Elle permet aux anciens de transmettre leur savoir à une jeune génération qui évolue de plus en plus vite. La durée de vie s’allonge, elle a d’ailleurs plus que triplé en 250 ans. L’espérance de vie atteignait tout juste 50 ans il y a tout juste un siècle, elle est désormais de 79 ans. La durée de vie s’allonge, il est indispensable d’en tenir compte dès aujourd’hui afin de préparer les relations futures entre ces différentes générations. L’âge de la retraite à 60 ans permet à l’homme de vivre une seconde jeunesse, car il n’est plus symbole de vieillesse. D’autre part, les études sont de plus en plus longues, il n’est pas rare d’entamer une vie professionnelle à l’âge de 30 ans. La charge des enfants et des personnes retraitées se porte sur une partie de plus en plus réduite de la population : les actifs. Non pas que ces actifs sont moins nombreux qu’auparavant, mais parce que les personnes à charge le sont de plus en plus longtemps. Chaque tranche d’âge évolue désormais de façon totalement indépendante et détachée des autres générations. Les enfants quittant le foyer familial lorsqu’ils se mettent un ménage et rompent ainsi le lien familial qui existait jusqu’à présent. Les anciens profitent de leur jeunesse retrouvée pour découvrir de nouveaux horizons, les personnes âgées sont désormais cloitrées dans des établissements spécialisés. Le lien entre les générations est rompu. Le savoir des anciens va donc avoir beaucoup plus de mal à être transmis aux générations qui arrivent. Nombreux sont les jeunes retraités qui ne souhaitent pas arrêter de travailler et donc de laisser leur savoir et leur connaissance d’un domaine particulier, acquis par des années de pratiques de leur métier, disparaitre sans avoir pu le transmettre. On parle souvent de la difficulté des jeunes diplômés à trouver une situation professionnelle stable, preuve que les formations ne sont plus en phase avec les besoin du marché du travail. Il me parait donc indispensable de permettre à ces deux générations de pouvoir bénéficier l’une de l’autre afin de leur permettre d’évoluer au rythme de la société moderne. Notre société évolue, il faut que nous soyons en phase avec cette évolution.
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 09:09
Une tradition non écrite du barreau veut que l'ordre des plaidoiries en défense respecte la hiérarchie de la gravité des peines encourues. L'avocat dont le client risque le plus plaide toujours en dernier. Moins on risque, plus tôt on plaide. Les quatre avocats de Dominique de Villepin, Mes Olivier d'Antin, Luc Brossolet, Henri Leclerc et Olivier Metzner, ont donc symboliquement tenu à ouvrir, mercredi 21 octobre, les trois journées d'audience du procès Clearstream consacrées aux plaidoiries de la défense.  Pour l'avocat de Sarkozy, Villepin a été "l'instigateur de l'affaire Clearstream" Charles Pasqua n'a jamais fait le déplacement jusqu'au tribunal, contrairement à son fils, Pierre, qui est lui aussi partie civile dans l'affaire Clearstream. Villepin se présente comme le "bouc émissaire"  Yves Bertrand dénonce les "affabulateurs et les mythomanes" les avocats des parties civiles instruisent le procès du parquet Mais avant cela, ils auront écouté lundi 19 octobre, les dernières plaidoiries des parties civiles, dont celle, attendue, de Me Thierry Herzog pour Nicolas Sarkozy et le réquisitoire à deux voix, prononcé mardi 20, par le procureur de la République Jean-Claude Marin et le substitut Romain Victor. Une question de droit pourrait toutefois s'inviter dans cette dernière semaine de débats. Elle a été soulevée, mercredi 14 octobre, par Me Antoine Comte, avocat de l'éditrice Odile Jacob, qui a interpellé le tribunal sur sa compétence à juger Dominique de Villepin. Selon l'avocat, celui-ci relève de la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger les ministres auxquels sont reprochés des crimes ou des délits commis dans l'exercice de leurs fonctions. "Ce procès a été construit sur des bases légalement fausses. Qui va soutenir que Dominique de Villepin n'est pas dans ses fonctions de ministre lorsqu'il convoque le général Rondot en janvier et en juillet et évoque des instructions présidentielles ? Cette question existe et vous devrez la trancher ! ", avait lancé Me Comte au tribunal (Le Monde du 16 octobre). L'hypothèse de la Cour de justice de la République (CJR) est ainsi brusquement réapparue. Elle avait été évoquée dès les premiers temps de la mise en cause de Dominique de Villepin, celui-ci ayant toujours affirmé avoir agi "dans le cadre de ses fonctions" ministérielles successives. A la CJR, on s'était d'ailleurs préparé à accueillir l'instruction du volet ministériel de l'affaire Clearstream. L'ancien premier ministre, qui avait lui-même d'abord envisagé de demander sa saisine, s'est publiquement expliqué sur les raisons qui l'ont conduit à y renoncer : "Je ne saisirai pas la CJR, bien que j'aie agi dans le cadre de mes fonctions parce que j'estime que je suis comme n'importe quel citoyen. Je n'ai rien à cacher, je veux surtout que la justice agisse vite", avait-il déclaré en juillet 2007 sur TF1. Depuis, on n'en avait plus reparlé, le parquet n'ayant pas évoqué le sujet dans son réquisitoire. Mais la question de la compétence d'un tribunal est un moyen d'"ordre public", ce qui signifie qu'il peut être soulevé à chaque étape de la procédure et ce, jusque devant la Cour de cassation. Le tribunal peut se poser cette question d'office et constater dans son jugement, qu'il est ou qu'il n'est pas compétent pour juger M. de Villepin. Selon la jurisprudence européenne, il est cependant tenu de soumettre préalablement ce point au débat contradictoire entre les parties. Porte de sortie On sera donc fixé à la fin de la semaine sur les intentions du tribunal. Si le président Dominique Pauthe ne demande pas la réouverture des débats sur la compétence de la CJR par rapport aux juridictions de droit commun, cela signifie que les juges n'entendent pas se saisir de ce moyen. S'il la demande, il offre au tribunal une porte de sortie juridiquement imparable. Se déclarer incompétent pour juger du cas Dominique de Villepin lui éviterait de prononcer un jugement de condamnation ou de relaxe dans une affaire hautement sensible. Elle le dispenserait aussi de répondre à la question soulevée par les avocats de M. de Villepin de l'égalité des armes et de la recevabilité de la constitution de partie civile du président de la République, puisqu'aucune partie ne peut se constituer devant la Cour de justice de la République. Et elle renverrait à une cour de juges politiques - la CJR en formation de jugement est composée de douze parlementaires et de trois magistrats à la Cour de cassation - le soin de juger une affaire qui est avant tout politique. Le président de la Cour de justice de la République, Henri Le Gall, suit tout cela avec sérénité : "Nous, nous sommes là, nous attendons que quelqu'un nous saisisse", observe-t-il.
Par Georges-Roland COURNIL
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 09:18

Pour aider le travail des parlementaires, le gouvernement a publié pour la première fois, hier, une évaluation économique et budgétaire préalable de toutes les mesures figurant en loi de Finances 2010.   

C'est l'une des nouveautés du budget 2010 : pour inscrire une mesure en loi de Finances, le gouvernement doit maintenant informer les parlementaires des effets à attendre sur le budget, l'emploi, l'économie et l'environnement, en expliquant pourquoi telle option a été choisie au détriment des autres et quelles sont les modalités de mise en oeuvre (décrets, circulaires, etc.). Imposées par la loi organique relative aux lois de Finances (Lolf), ces " évaluations préalables " ont été publiées hier.

Les effets " sociaux " de la taxe carbone

 La réforme fera à peu près autant de gagnants que de perdants. Les cinq premiers déciles (c'est-à-dire les 50 % de ménages les plus pauvres) seront globalement gagnants, alors que les cinq derniers déciles (les 50 % de ménages les plus riches) seront globalement perdants. Les plus pénalisés seront ceux qui vivent en milieu rural, parmi les 10 % les plus riches : leur impôt net sera relevé de 45 euros en moyenne. Les principaux gagnants seront ceux qui vivent en ville, parmi les 10 % les plus pauvres : ils verront leur impôt net réduit de 30 euros (voir illustration ci-dessus).

 Immobilier : le verdissement économisera plus de 200 millions

 Pour le dispositif Scellier (investissement locatif), la diminution du taux de réduction d'impôt pour les logements ne respectant pas la norme bâtiment basse consommation vise à faire décoller le marché " BBC ". Sur une réalisation de 50.000 logements Scellier par an, 5 % le seraient en BBC en 2010, puis 12 % en 2011 et 30 % en 2012. Cela occasionnerait une économie pour l'Etat de 10 millions d'euros en 2011 (il y a un décalage d'un an), 40 millions en 2012 et 60 millions en 2013. Des économies plus substantielles sont anticipées avec le verdissement du crédit d'impôt pour l'achat dans l'immobilier neuf (loi Tepa) : 30 millions en 2011, 90 millions en 2012 et 170 millions en 2013.

 Prêt à taux zéro : une prolongation coûteuse

 La prolongation du PTZ devrait représenter une dépense fiscale de 1,37 milliards d'euros sur la période 2011-2017, au titre des prêts émis en 2010, dont 370 millions liés à la prolongation du doublement du PTZ (plan de relance). Bercy met en avant " un contexte où les prix restent élevés et où un comportement d'attentisme des accédants potentiels se manifeste ".

Le bonus-malus moins cher pour l'Etat

 Le rapport ne chiffre pas le durcissement du barème du bonus, car il est réglementaire. L'anticipation à 2011 au lieu de 2012 d'un nouvel abaissement de 5 grammes du seuil de CO2 émis à partir duquel un malus est payé doit permettre un gain de 200 millions d'euros pour l'Etat sur l'ensemble du dispositif bonus-malus.

Les climatiseurs plus coûteux

 Pour limiter le recours à la climatisation, le gouvernement relève, de 5,5 % à 19,6 %, le taux de TVA sur les climatiseurs. Cette mesure se traduira par une hausse de prix de 140 euros pour une climatisation " split mono " et de 1.700 euros pour un appareil " split multi ".

Les régions engrangeraient jusqu'à 450 millions de TIPP

 Le budget donne la faculté aux conseils régionaux d'augmenter la taxe intérieure de consommation (TIC) sur le gazole et les supercarburants pour financer des projets d'infrastructure " dans un plafond annuel de 451 millions d'euros ",sachant que " le dispositif entraînerait une hausse des prix à la consommation des carburants de 0,7 % au maximum pour l'essence et 1,6 % au maximum pour le gazole ".

Taxe professionnelle : un point de croissance

La réforme se traduira par un allégement de la fiscalité sur le travail, à hauteur de 2 milliards d'euros, et de celle sur le capital, à hauteur de 5 milliards. A l'inverse, elle alourdira de 2,7 milliards les prélèvements sur le patrimoine foncier des entreprises. Dans une dizaine d'années, elle entraînera une " augmentation significative d'activité ", de près de 1 point de croissance. L'analyse par chiffre d'affaires montre que les plus petites entreprises sont les plus grandes gagnantes
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 11:26

Nicolas Sarkozy et ses proches n'en reviennent pas. Les affaires se multiplient, et disqualifient le discours présidentiel. Sarkozy doit ruser. Il fait des visites « surprises » et des interviews « surprises ». Histoire de créer l'évènement, et d'apaiser son inquiétude.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

En quelques semaines, la Monarchie sarkozyenne a sombré. Frédéric Mitterrand s'est trop vite lâché pour défendre Polanski (faudrait-il rappeler que le cinéaste a sodomisé une gamine de 13 ans quand il approchait la quarantaine ?). La semaine dernière, la polémique sur les écrits passés du ministre de la culture ont estomaqué une bonne partie de la droite. Et l'indulgence du Monarque, qui fustigeait voici moins de deux ans «l'esprit de mai 1968» les a achevé. On accuse Carla Bruni. Il paraît qu'elle était le lien avec une certaine gauche culturelle, pro-Hadopi et sarko-compatible. La « Première Dame » pourrait-elle se faire discrète ? Les ventes du Figaro risquent, autrement, d'en pâtir. La réaction du Petit Nicolas est curieuse, signe d'un narcissisme qui l'égare. Il ne s'amende pas. Au contraire, il conteste les critiques. Mercredi, lors du Conseil des Ministres, il a remercié les soutiens prodigués par certains membres du gouvernement à leur confrère de la Communication.
La veille, le Prince Jean était venu lui-même répété sur le plateau de France 3 Ile-de-France les arguments mécaniques ressassés à l'envie par les supporteurs du Président: « j'ai été élu ». Bien sûr mon garçon. Ton expérience te disqualifie pour être assistant juridique à l'EPAD, le même établissement dont tu brigues la Présidence. L’héritier évita soigneusement de réagir aux interrogations quand à l’importance de son nom dans la rapidité de son parcours politique. « Nous sommes la risée du monde entier » a rappelé, quelques heures plus tard, François Bayrou. Jean Sarkozy est lui la risée du Web. Les sondages dénoncent cette « élection-nomination ». Et le Canard Enchainé rappelle comment l'Elysée a manoeuvré pour placer le Prince Jean : Pistonné pour être candidat dans un canton protégé de Neuilly-Sur-Seine, le fils Jean a rapidement « convaincu » le député-maire de Meudon Hervé Marseille de lui laisser sa place d'administrateur de l'EPAD (« On s'est mis d'accord entre nous sans voter » explique ce dernier). Quand au président sortant, Patrick Devedjian, un décret était prêt, cet été, pour lui permettre de poursuivre son mandat malgré ses 65 ans. L'Elysée a bloqué.
Il y a des sujets plus graves en France que les turpitudes asiatiques de Frédéric Mitterrand ou le piston du fiston Sarkozy dans les Hauts-de-Seine. Mais ces deux affaires révèlent une chose : Nicolas Sarkozy est un menteur qui se juge au-dessus des règles qu'il professe à longueur de mandat. On connaissait ses penchants "Bling Bling", le pantouflage de ses conseillers, ses voyages payés par la République ou de riches amis, ses week-ends de trois jours, ses 6 semaines de vacances cet été, l'augmentation de 172% de son propre salaire, son nouvel avion, ses visites castées, verrouillées et scénarisées aux quatre coins du pays.

L'affaire Jean est la goutte d'eau d'un vase déjà plein.
Jeudi, Nicolas Sarkozy s'est rendu à Gandrange, sans crier gare. La nouvelle aurait pu être incroyable. La bourgade était devenue le symbole des promesses non tenues au monde ouvrier. Mais au fait, de quelles promesses, ? La défense de l'emploi industriel. On avait presque oublié qu'il ne s'agit pas simplement de venir à Gandrange. Encore fallait-il avoir quelque chose à dire. Sur place, Sarkozy annonce... des décisions déjà annoncées par Luc Chatel il y a 8 mois : 300 millions d'euros pour la construction de rails, et 5 millions d'euros à Gandrange pour un centre d'apprentissage. Deux jours auparavant, il avait déjà expérimenté cette tactique de la visite « surprise », dans un lycée de Seine-et-Marne, quelques heures après avoir annoncé de timides propositions pour réformer le lycée. Sarkozy vient caché et à l'improviste pour se déplacer sur le terrain. Il évite ainsi les journalistes et les contestataires. Le lendemain de cette visite à Gandrange, l'un de ses plus fidèles zélotes, Christian Estrosi, explique, sans rire, que les seules manifestations que Sarkozy aurait eu à craindre à Gandrange, auraient été «des manifestations de joie autour d’un gouvernement, autour d’un président de la République qui sait redonner de l’espérance».

Problème, une visite imprévue et sans journaliste n'a que peu de valeur. La parole politique a besoin de témoins pour engager son auteur. Nicolas Sarkozy est-il à ce point effrayé ?

Jeudi, Sarkozy improvise aussi une interview "surprise" dans les colonnes du Figaro. Le patron du journal explique : "Sarkozy s'efforce de siffler la fin de la récré". Le Monarque cherche à déminer les polémiques. Il a chaud. Un sondage révèle que 64% des Français interrogés, dont une majorié à droite, n'ont pas apprécié le népotisme présidentiel. Sarkozy ne donne pas le change : fermé à toutes les critiques (sauf une, son accusation coupable dans l'affaire Clearstream qu'il regrette), il égrène ses motifs d'autosatisfaction : il n'est pas plus impopulaire que ces prédécesseurs; le front social serait "apaisé", le gouvernement aurait mis en oeuvre « un plan bancaire, un plan auto, un plan de relance qui ont été imités dans le monde entier »; les comptes de l'Etat seraient moins dégradés qu'ailleurs ; les prêts aux banques auraient été profitables à l'Etat; la taxe carbone serait remboursée à l'euro près, Mitterrand n'aurait rien fait de mal, Polanski n'aurait pas dû être arrêté. Faut-il prendre les lecteurs du Figaro pour des ignares à ce point ? Sarkozy nie même le bienfondé des commentaires rageurs des lecteurs du Figaro, heurtés par ces polémiques: « Ceux qui ne se sont jamais faits à mon élection et qui n'ont rien à dire sur le fond essayent d'attaquer sur tous les sujets avec une mauvaise foi et une méchanceté qui ne trompera pas les Français ».

Le Monarque est-il à ce point déconnecté de la réalité ?
Il est impopulaire depuis l'automne 2007. Personne n'a suivi la réponse française à la crise; c'est même plutôt la France qui a suivi la solution britannique en septembre 2008 face aux menaces de faillites bancaires; les déficits français sont plus inquiétants qu'ailleurs car la France se redresse rarement plus vite que les autres. Tous nos voisins cherchent à redresser leurs comptes. La taxe carbone sera seulement partiellement et forfaitairement remboursée, indépendamment des vrais surcoûts carbone. Quand aux aides bancaires, Sarkozy omet de rappeler que l'Etat, en cédant leurs actions au prix d'origine, et non à leur valeur de marché, s'est privé de plusieurs milliards d'euros de plus-values.

Sarkozy n'a raison que sur un point: «Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi». Effectivement, l'affaire Jean Sarkozy est un souci d'éthique et de responsabilité pour le Monarque élyséen. le symbole d'une imposture d'Etat.

Quand au calme social, d'autres ont joué la surprise : les agriculteurs ont décidé d'exprimer leur mécontentement dans la rues. Quelques 50 000 d'entre eux sont allés déversé du foin à quelques encablures de l'Elysée et dans une vingtaine de villes françaises.

Les vrais sujets
A l'Assemblée Nationale, les députés de la commission des finances ont failli porter un coup au bouclier fiscal si cher au président: un amendement visant à en exclure la CSG et la CRDS a manqué d'être adopté. Fiscalement, le gouvernement est dans une impasse idéologique. s'il a raison de ne pas vouloir relâcher les soutiens à la demande et à l'investissement, il s'accroche à des symboles coûteux et inefficaces: la réduction de la TVA sur la restauration grève de 3 milliards d'euros le budget de l'Etat. Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat au Commerce, a fait les gros yeux cette semaine, en conviant les représentants du secteur pour une réunion d'engueulades. Sarkozy est pris au piège de son libéralisme clientéliste. Quand aux autres niches fiscales, pas touche ! La Sécurité Sociale souffre de la crise. Mais Sarkozy ne demandera aucune taxation des revenus du capital, largement épargnés depuis des lustres de toute contribution à la solidarité nationale: seuls les patients paieront, et attendront... le retour de la croissance. Sortez les cierges ! Huit millions de Français vivent toujours sous le seuil de pauvreté. Parmi eux, des patients pour qui la santé coutera demain plus cher parce qu'un gouvernement a refusé d'élargir l'imposition solidaire.

Mardi, Sarkozy annonce sa réforme du lycée. Un rendez-vous pris de longue date. Il tombe mal. Tout le monde ne parle que du piston du fiston. Sarkozy est troublé. Il fallait le regarder réciter son discours sur le lycée, le regard fuyant, la voix moins affirmée que d'habitude, quand il rappelait l'un des principes fondateurs du lycée sous Napoléon : «Cela voulait dire: désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur.»
Pour le reste, sa réforme est timide. Il promet encore un peu (une orientation plus souple, davantage de langues étrangères, deux heures de soutien pris sur les heures d'enseignement obligatoire), convainc peu, et reste inaudible, effacé par les soupçons de népotisme.

A l'Assemblée Nationale, le chef de cabinet de l'Elysée est venu confié combien la Présidence avait eu tort dans ses manipulations sondagières révélées par la Cour des Comptes en juillet dernier. Christian Frémont devait justifier le budget de son patron pour l'an prochain devant la commission des finances. En 2008, l'attribution d'un contrat de 1,5 millions d'euros annuels, sans appel d'offre ni contrat détaillé, était une erreur: « Tout cela appartient au passé, ce système n'existe plus ». Second aveu, « Monsieur Buisson n'a plus les sondages depuis le mois de juillet », et un appel d'offres sera lancé pour la réalisation de sondages portant exclusivement sur l'image du Président. En 2008, un sondage politique chaque semaine était préparé ( « un travail de rédaction des questions et d'analyse ») et payé par l'Elysée sans qu'on le sache. On apprit enfin que Patrick Buisson, l'occulte conseiller de Sarkozy à 1,5 millions d'euros annuels, ne touchait plus que 10 000 euros par mois... mais que Patrick Giacometti, son collègue, émargeait encore à 43 000 euros mensuels.

Samedi, le quotidien Libération publie de nouvelles révélations sur les commissions occultes versées lors des ventes de sous-marins au Pakistan. Sarkozy était ministre du budget et directeur de campagne de Balladur. Il va devoir être convaincant pour justifier la provenance des 90 millions d'euros de frais de campagne de son mentor de l'époque...

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:33

J’ai décidé de ne plus soutenir Nicolas Sarkozy

 

Titanic2 J’ai pris la décision de ne plus soutenir le Président de la République en raison d’un ensemble d’éléments qui me font penser que nous sommes à bord d’un Titanic qui commence à sombrer et que notre « hyper-président » est l’un des principaux responsables de ce naufrage, celui de la Vème république.

De nombreux griefs peuvent être faits à Nicolas Sarkozy, mais un seul reproche sera suffisant pour expliquer cette décision qui laissera, n’en doutons pas, des traces dans l’Histoire.

 Et c’est celui-ci :

Notre vénéré président de la République n’a pas rendu publique le détournement des 3,5 milliards de dollars attribuées à la France, en 1991, par les pays arabes, au titre des indemnités de la guerre du Golfe.

Malgré mes nombreux courriers à l’Elysée, au Premier ministre, et à l’UMP, il n’y rien à faire.

Ni la Présidence de la République, ni le Premier ministre, ni le ministère des finances, ni la direction de l’UMP, ne veulent enquêter sur cette affaire qui révèle le niveau de corruption stratosphérique de la classe politique française.

Il faut savoir que cette affaire est d’une extrême gravité, tant par le montant dérobé que par le symbole que cela représente – la haute trahison d’un Président de la République  – et par le fait qu’elle n’a pu être réalisée qu’avec la complicité d’un paradis fiscal : la Suisse !...

Sarkozy 1 Si Nicolas Sarkozy, alors qu’il était ministre des Finances de Jacques Chirac, s’était penché sur ce détournement de fonds publics, connu de toute la classe politique, il aurait été obligé de réaliser la nocivité des paradis fiscaux qui permettent de détourner, en toute impunité, des sommes considérables.

Et nous n’en serions pas là.

C'est-à-dire que le problème de fond de la crise actuelle, causée principalement par l’ultralibéralisme financier des États-Unis, et du Royaume-Uni, aurait été abordé il y a déjà plusieurs années et des solutions draconiennes auraient dû être prises, notamment sur le nécessaire contrôle des flux financiers au niveau planétaire.

Maintenant, il est trop tard : il est temps de regarder où se trouvent les canots de sauvetage, car le navire commence à sombrer en raison d’une voie d’eau non maîtrisable (le déficit budgétaire).

En avril de cette année, le ministère des Finances estimait que, grâce à la reprise qui démarrait (nous attendons toujours), le déficit budgétaire sera limité à 5,5 % du PIB pour 2009 ; or, en septembre, nous en sommes à 8,4 %... Les génies de la prévision économique à Bercy sont franchement incompétents, et gageons qu’avec la crise qui continue nous aurons entre 9 % et 10% de déficit budgétaire pour la fin 2009…

Cette crise est causée par un système financier dément (les Golden Boys…) mis en place au niveau planétaire par l’ensemble des grands pays industrialisés, mais aussi, malheureusement avec la complicité des élites du Tiers-monde (ex : Omar Bongo).

Bien sûr, je ne suis pas le seul à avoir dénoncé la corruption et ses effroyables conséquences,  et je ne peux que recommander, à ce sujet, le dernier livre d’Eva Joly Des héros ordinaires.

Mais la lutte contre la corruption est parfois le fait de personnes qui arrivent à regrouper les forces vives des États ; et c’est notamment le cas du journaliste Denis Robert qui a lancé, le 1er octobre 1996, l’appel de Genève, avec  sept grands magistrats anti-corruption, afin de créer un espace judiciaire européen.

Denis robert Cet appel fait l'objet du livre La justice ou le chaos de Denis Robert  paru en 1996.

Le 2 octobre 2006, Denis Robert a publié sur Agoravox un bilan des dix ans de l'Appel de Genève, et son constat est amer : [...] Nous devons aujourd’hui, dix ans après Genève, nous interroger sans chercher à biaiser : y a-t-il une justice européenne ? Les criminels financiers sont-ils moins en sécurité ? Les juges communiquent-ils mieux entre eux ? La part d’argent noir est-elle en diminution ? Fabrique-t-on moins de pauvreté dans nos pays développés ? Toutes ces questions sont intimement liées. A chacune d’elles, la simple perception du réel contraint de répondre, sans aucune hésitation, par la négative… En dehors de quelques améliorations minimes dans la transmission des commissions rogatoires internationales qui tiennent surtout aux rapports personnels entre magistrats, aucun satisfecit n’est possible…Les commissions rogatoires internationales (CRI) restent, du fait d’une absence d’harmonisation des législations et des blocages politiques, très difficiles à exécuter... Lorsqu’un juge envoie une CRI à un pays qui n’est pas membre de l’Union européenne, le constat est encore plus accablant. En l’absence de convention de coopération entre les pays, toute procédure est vouée à l’échec. [...]

Cette corruption, cette irresponsabilité, cette cupidité criminelle d’une partie de nos élites, est à la base de la crise financière, économique et sociale, qui se développe.

Le « navire France » commence à sombrer, et certains dirigeants politiques en sont parfaitement conscients, comme François Bayrou, l’un des meilleurs analystes politiques actuels, qui répond aux journalistes du Monde, le 10 octobre 2009, dans un article intitulé « Cela rappelle l’Empire romain »:

L'ouverture participe-t-elle du brouillage idéologique ?

Francois bayrou François Bayrou : « L'ouverture à la mode Sarkozy, ce n'est pas le dépassement des frontières que j'appelle de mes voeux, c'est la société de communication, du spectacle. On prend non pas des idées, des consciences, mais des figures médiatiques, pour abuser l'opinion publique. Mon idée de l'ouverture est exactement le contraire : la situation de la France est tellement grave qu'il sera impératif de traiter la crise sous forme d'une union nationale. Dans l'infinie dégradation qu'il connaît, depuis l'éducation jusqu'à la justice, ce pays exigera qu'on sorte de l'affrontement des camps et du simplisme pour choisir une voie nouvelle et reconstruire - car il s'agira bien de reconstruire - un pays équilibré. »

Pourquoi un tel catastrophisme ?

François Bayrou : « Voyez ce qui vient de se passer en quelques jours. Dans la même semaine, le gouvernement propose de subventionner les élèves pour qu'ils viennent en classe. Il livre le pactole du marché des jeux sur Internet à des intérêts privés, bookmakers et autres, au mépris des principes que la France respectait depuis 150 ans : le jeu, parce qu'il est dangereux, est organisé par l'Etat. Il annonce que le déficit de l'Etat atteint 50 % de la dépense publique ! Et le fils du président de la République se voit installé (à 23 ans et sans aucune compétence particulière) à la tête de l'établissement public d'aménagement du quartier de La Défense, un des intervenants les plus puissants dans l'aménagement au niveau européen. Tous les piliers solides sur lesquels notre pays s'était construit, en termes de principes, de décence, de raison, chancellent et s'effritent. Cela rappelle l'Empire romain ».

Quel est le principal défi de l'après-crise ?

Dette François Bayrou : « La dette : chaque heure de la journée, quand on fait une dépense publique de 1000 euros, il faut en emprunter 500 ! Ce déficit a augmenté de 350 % en deux ans ! Et contrairement à ce qu'on dit, les choses ne vont pas s'arranger. Comme Jean Peyrelevade l'a montré, la charge de la dette est devenue telle qu'il ne peut y avoir de rétablissement à politique constante. Pendant des années et des années, tout le travail des Français sera ponctionné pour rembourser, notamment à l'étranger, cette charge qui a été constituée à leur insu. Ce déficit, désormais, fait boule de neige : il semble hors de tout contrôle. Notamment si les taux d'intérêt augmentent. Pour inverser la tendance, il faudra un immense effort national, Etat, collectivités, citoyens. Cela ne se fera pas sans un changement profond, majeur, dans la politique du pays ».

Maintenant il est trop tard.

Les possibilités de crédit de la France ne sont pas encore épuisées, et il est possible de continuer à verser des aides sociales ; mais pour combien de temps ?... A vrai dire, pas plus de deux ans, car nous atteindrons le pourcentage critique d’endettement en 2010, année à la fin de laquelle la note financière de la France sera dégradée.

Titanic Les socialistes sont responsables en grande partie de cette catastrophe financière, économique et sociale, car ils n’ont à aucun moment lutté contre les paradis fiscaux (au contraire…), mais il faut aussi reconnaître que la droite ne vaut guère mieux ; car Nicolas Sarkozy ne s’est jamais engagé sérieusement, tout au long de sa carrière politique, à lutter contre la corruption et les refuges financiers.

Ce n’était vraiment au programme de la Présidentielle de 2007 !...

Et si, maintenant, le président de la république s’agite contre les paradis fiscaux, c’est bien trop tard ; et il est, de plus, l’un des premiers responsables de cette  situation, au même titre que ses prédécesseurs, François Mitterrand et Jacques Chirac.

Aussi, compte tenu du cataclysme financier, économique et social en cours, qui est provoqué par les dirigeants politiques des quinze dernières années, dont Nicolas Sarkozy, je n’ai pas d’autre choix que de refuser définitivement mon soutien au président car je n’ai plus d’espoir de voir le gouvernement s’attaquer efficacement à la structure des circuits financiers internationaux.

Toute action du gouvernement sera trop tardive et n’empêchera pas la dislocation géopolitique mondiale qui a commencé dès cet été avec le changement de gouvernement au Japon ainsi qu’avec le rapprochement économique de Taïwan avec la Chine.

La remise en cause de la structure des flux financiers se fera par la force des choses, indépendamment des gesticulations présidentielles.

Jean-Charles Duboc

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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