Union Gaulliste B-P-L

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" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)

Politique

Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 08:37

  L’islamisation de l’Europe et de la France:

Cette politique d’immigration a, bien entendu, eu pour conséquence l’islamisation de l’Europe et de la France. Cela fait des dizaines d’années que l’islam est devenu la deuxième religion de France. Les Français n’ayant pas le droit de connaître le nombre de musulmans présents sur le territoire national, comme d’ailleurs les effectifs de toute autre communauté religieuse puisqu’il est interdit de spécifier l’appartenance religieuse sur les recensements, force est d’utiliser les rapports établis à l’étranger pour avoir une vision plus exacte de ce qui se passe dans notre pays et en Europe . Un décompte exact du nombre de musulmans serait fortement utile pour l’analyse de nombreux problèmes nationaux et internationaux, comme les récentes émeutes afro-maghrébines qui ont embrasé la France, mais le politiquement correct interdit toute démarche scientifique en ce sens.

Les analystes américains s’accordent sur le chiffre de 23,2 millions de musulmans installés dans toute l’Europe , soit 5% de sa population, sans inclure la Turquie. En incluant celle-ci, le nombre de musulmans atteindrait le chiffre de 90 millions soit 15% de la population européenne. En 1945, elle n’en comptait qu’un million. La population musulmane européenne a plus que doublé en trente ans et son accroissement ne fera que s’accélérer. Un nouveau doublement de cette population devrait intervenir d’ici à 2015, soit dans les dix années à venir.

Les musulmans ne sont pas également répartis entre les pays européens, ils se concentrent principalement sur quatre pays : la France, l’Toutemagne, la Belgique et les Pays–Bas. Le décompte serait de 5 millions pour la France, 4 millions pour l’Toutemagne, 364.000 pour la Belgique et 886.000 pour les Pays-Bas. Il est à remarquer qu’en vingt ans, la population musulmane de l’Toutemagne a plus que doublé passant de 1,8 million à 4,9; pour les Pays-Bas le nombre est passé de 400.000 à 886.000 . Cette population se concentre également dans quelques aires urbaines, ainsi la région Ile-de-France arriverait en tête avec 38 % de musulmans dans sa population , Paris intra-muros et Bruxelles compteraient un pourcentage de 15% de musulmans dans leurs populations, Marseille 25% et Amsterdam 10% .

Le nombre de musulmans en France est l’objet de nombreux débats puisque aucune statistique vérifiable n’est disponible. Les chiffres donnés par les analystes se basent sur le pays d’origine de la personne et de ses parents. Les convertis ne sont donc pas comptés. Les immigrés clandestins ne sont pas comptabilisés par définition et la part des musulmans parmi ceux-ci ne doit pas être négligeable. Rappelons que la population française compterait 15% d’immigrés, sans compter les immigrés clandestins .

Les chiffres publiés indiquent de 4 à 6 millions de musulmans en France. 4 millions est un chiffre qui semble sous-estimé, 6 millions est un chiffre certainement plus réaliste. Ce dernier chiffre est d’ailleurs avancé par le Cheik Abbas de la Grande Mosquée de Paris . L’U.S. Department of State, dans son rapport annuel international sur les religions, conserve le chiffre de 5 millions de musulmans en France. Selon les chiffres retenus, soit 3 millions, 4 millions ou 6 millions nous obtenons des pourcentages allant de 5 à 10% de la population. Nous nous rangeons à l’avis du Cheik Abbas et nous estimons qu’un chiffre de 6 millions de musulmans installés en France est un chiffre réaliste, cela nous donne un pourcentage de 10% de la population française .

Quelques indices peuvent faire penser que ce chiffre sous-estimerait la situation réelle. Ainsi l’armée française estime qu’elle compte dans ses effectifs de 10 à 20 % de musulmans , ce qui est considérable. Si nous appliquons cette fourchette à la population totale de la France, nous arrivons à des chiffres de 6 à 12 millions. Cependant l’armée peut effectivement avoir une sur-représentation de musulmans par rapport à l’ensemble de la population française par le simple fait que cette population est plus jeune et donc plus présente dans les effectifs militaires.

Un point sur lequel tous les analystes sont d’accord est que la France détient le record du pourcentage de musulmans dans sa population totale. Nous estimons qu’ils sont au minimum 10%, mais même en retenant un chiffre plus bas comme 5 millions de musulmans, nous obtenons un taux de 8% de la population qui reste le taux le plus élevé d’Europe, ensuite viennent les Pays-Bas avec 5,5% de musulmans et l’Toutemagne avec 4,9% de musulmans . Les analystes s’accordent sur le doublement du nombre de musulmans installés en France en vingt ans (de 1983 à 2003), passant de 2,5 millions à 5 millions, si nous retenons ce dernier chiffre. Approximativement 50% des musulmans vivant en Europe y sont nés car l’immigration a changé de nature, ce ne sont plus des travailleurs qui viennent pour quelques années, ce sont des familles entières qui s’installent. En ce qui concerne la France, la politique de regroupement familial instaurée par le Président Valéry Giscard d’Estaing en juillet 1974 a évidemment stimulé l’immigration. Si l’immigration de travail ne représente que 5 % des entrées en France en 2004 et 7 % en 2005 comme nous l’avons déjà relevé, le regroupement familial totalise quant à lui 73 % des entrées ! . La France est confrontée à une véritable colonisation de peuplement. Cette population musulmane est beaucoup plus jeune que l’ensemble de la population et beaucoup plus féconde. 1/3 des musulmans vivant en France ont moins de vingt ans et plus de 15% des jeunes de 16 à 25 ans seraient musulmans . Ils bénéficient d’une fécondité beaucoup élevée que la fécondité moyenne des femmes vivant en France qui s’établit à 1,94 enfant par femme en 2005 : La fécondité des Algériennes serait de 4,4 enfants par femme, à la deuxième génération cette fécondité se situerait à 3,5 enfants par femme, en ce qui concerne les Marocaines leur fécondité s’établirait à 5,8 enfants par femme puis à 3,5 pour la deuxième génération, les Tunisiennes auraient une fécondité qui s’établirait à 5,1 et à 4,2 à la deuxième génération . Rappelons que si aujourd’hui la France a la fécondité la plus forte de l’Union européenne c’est grâce à l’apport de la fécondité des femmes issues de l’immigration.

Ces informations conduisent au constat suivant: la part de la population musulmane ne pourra que s’accroître dans l’avenir tant en Europe qu’en France, d’abord par son dynamisme démographique, car elle a l’avantage d’être plus jeune et d’avoir un indice de fécondité beaucoup plus élevé que l’ensemble de la population européenne, et d’autre part par la poursuite de la politique d’immigration massive menée par les différents gouvernements afin de compenser le déficit démographique de l’Europe et le vieillissement de sa population. Ce vieillissement de la population incitera de plus en plus les politiques à poursuivre et à accroître l’entrée des étrangers en France. D’après l’INSEE, en 2050, la France devrait compter 64 millions d’habitants avec 35% de la population âgée de plus de 60 ans. Cette population âgée sera en très grande majorité française «de souche», suivant l’expression consacrée, alors que les actifs et les jeunes auront un pourcentage beaucoup élevé qu’aujourd’hui d’individus d’origines étrangères et en particulier arabo-musulmane. Cela sera la conséquence du départ en retraite des grands contingents de Français nés dans les années du baby boom qui a commencé en 2005, remplacés en partie par les générations creuses qui ont suivi. La part des immigrés ou des Français issus de l’immigration sera de plus en plus importante au sein de la population active. En 2050, une grande proportion de la France active sera d’origine étrangère, surtout si le gouvernement applique une politique de discrimination positive pour les «minorités visibles», c’est-à-dire noire et arabe, en oubliant les Asiatiques. Certains analystes américains estiment que la part de la population musulmane de l’Europe s’établirait en 2050 à 20%.

Cette situation et ces prévisions amènent des analystes américains à estimer que la part des musulmans dans la population française atteindra, en 2025, le quart de sa population et en 2050, la moitié de sa population . Cette accélération de l’islamisation de la France se doublera d’une autre accélération: celle des départs des Français les plus actifs. Cela fait plusieurs années que de nombreux Français quittent leur pays pour fuir une pression fiscale trop forte, les jeunes hauts diplômés trouvant plus facilement à l’étranger des emplois au niveau de leur qualification avec des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail. Il y aurait aujourd’hui près de 2.200.000 Français installés à l’étranger dont près de 50% de jeunes de moins de 35 ans . Les conséquences des émeutes de novembre 2005 devraient d’ailleurs accélérer cette fuite car celles-ci auront des conséquences économiques et fiscales, le coût des dégâts subis et de la paix sociale dans les banlieues émeutières devant être financé d’une manière ou d’une autre, c’est-à-dire par les contribuables.

D. Les dangers de l’islamisation de la France:

L’ouverture des frontières aux immigrés provenant des pays arabo-musulmans s’est faite quelques années seulement avant que la ré-islamisation de ces populations ne s’engageât, c’est-à-dire à partir de la révolution iranienne de 1979. Ce processus, les musulmans installés en France l’ont connu et il ne fait que progresser par l’apport constant de nouveaux immigrés. Cette présence de plus en plus affichée de l’islam en France a entraîné un processus de conversion d’un certain nombre de Français à cette religion.

Beaucoup d’immigrés de cette religion refusent l’intégration, celle-ci est devenue une notion parfaitement dépassée à moins qu’elle ne soit considérée par les plus perspicaces comme une arme de conquête. Les musulmans revendiquent une place de plus en plus grande pour leur culture politico-religieuse et veulent imposer les règles de celle-ci à l’ensemble de la société . En effet, un musulman ne peut vivre pleinement sa foi que dans une société musulmane. Il ne peut pas manger n’importe quelle nourriture, il doit prier cinq fois par jour, il doit respecter les fêtes musulmanes, il ne doit pas fréquenter de femmes ni même les voir, etc. D’où le refus de la mixité, la demande récurrente de l’introduction de la viande halal dans les écoles, le refus de certains élèves de chanter ou de dessiner des personnages, la revendication de pouvoir porter le voile dans tous les lieux publics y compris dans les établissements scolaires, la revendication d’heures de pose dans les entreprises afin de pouvoir prier, la revendication de ne pas avoir d’examens ou de contrôles pour les élèves le jour de leurs fêtes, etc.

Les musulmans considérant posséder la religion la plus juste, puisque créée par le dernier des prophètes, le «sceau des prophètes», Mahomet, pourquoi devraient-ils s’intégrer à une civilisation occidentale qui, pour eux, correspond à la tolérance de l’homosexualité (punissable de la peine de mort dans les pays appliquant la charia), à la tolérance de l’adultère (punissable de la peine de mort suivant le Coran, sourate IV, verset 15), à la tolérance des rapports sexuels entre célibataires de sexes opposés, ce qu’ils appellent: «la fornication» (punissable de cent coups de fouet , sourate XXIV, verset 2). De plus, la civilisation occidentale pose le principe de l’égalité des droits entre les hommes ce qui est parfaitement incompatible avec l’islam, puisque le Coran stipule qu’un musulman est supérieur à un non-musulman (sourate III, verset 139), elle prône aussi l’égalité entre les femmes et les hommes ce qui est également contraire au texte du Coran (sourate IV, verset 34), etc. En résumé, la civilisation occidentale est une civilisation décadente et perverse, responsable de l’apparition du sida et de sa transmission (ce qui n’est pas vraiment faux puisque l’Occident a scandaleusement vendu des pochettes de sang contaminé à certains pays d’Afrique noire et du Maghreb). La solution à tous ces maux est l’islam . Nous voyons donc que la présence d’une communauté musulmane de plus en plus importante en France entraînera automatiquement de plus en plus de pressions pour que la société française évolue vers une société en accord avec les préceptes coraniques.

Cela fait quatorze siècles que les musulmans ont été orientés vers la bonne voie et libérés de l’erreur par leur prophète et ils n’attendent rien du monde occidental. Dire que les Occidentaux vont leur apporter la démocratie ou les Droits de l’Homme se traduit pour eux par une volonté de l’orgueilleux Occident d’appliquer des principes issus d’une société décadente et laïque. Ils considèrent, au contraire, que ce sont eux qui ont quelque chose à apporter à l’Occident: l’islam, car c’est l’Occident qui est prisonnier de ses erreurs puisque majoritairement non-musulman. Dans cette optique, par exemple, le but connu des Frères musulmans est de conquérir l’Europe chrétienne et d’en faire un continent musulman. La haine de la civilisation occidentale et des «croisés» est de plus en plus alimentée et encouragée par les prêches d’imams virulents dans certaines mosquées. À cette virulence, s’ajoutent un antisémitisme et un anti-sionisme de longue date. L’augmentation des actes antisémites ces dernières années en France en est le reflet.
Comme l’a fait si justement remarquer Denis Lambert: «Ne nous trompons pas de siècle. Les grandes invasions ne se font plus en chars (…), mais en charters. Les grandes agressions ne se font plus par canonnades mais par immigration, par attentats ou par missiles.»

Les émeutes de novembre 2005, véritables «pogroms anti-français», menées par des afro-maghrébins à majorité musulmane aux cris: «Toutah Akbar!» et de «Sarkozy sale juif!» , mettent en évidence le fait que la France est en état de guerre depuis plusieurs années. Le pays est en effet confronté à un conflit de basse intensité et asymétrique.

Ce conflit qui n’engage pas des corps d’armées et des divisions blindées est un conflit plus politique que militaire et a pour but de vaincre l’adversaire par sa dé-légitimation. Ce conflit de basse intensité se caractérise par la mort de citoyens tout simplement parce qu’ils sont là au mauvais moment , par des agressions comme dans le train Nice-Lyon du 1er janvier 2006, des incendies de voitures qui atteignent une moyenne journalière de plus d’une centaine d’automobiles , des destructions régulières d’équipements et d’établissements publics, des destructions d’établissements privés, des agressions répétées et régulières contre les forces de police, les pompiers et généralement de tout représentant de l’Etat ou des collectivités locales. Il se caractérise aussi par le développement de territoires que l’Etat ne contrôle plus et de la remise en cause des valeurs républicaines comme la laïcité, la mixité, etc. Le terrorisme intellectuel est l’arme la plus utilisée dans le conflit que connaît la France, il prend la forme du politiquement correct, d’accusations de racisme parfaitement non fondées, de la volonté de culpabiliser la France pour son passé colonial, etc. L’objectif est toujours le même: rendre illégitime le pouvoir politique afin de le conquérir ou tout au moins de le contrôler, ce qui est en passe de se réaliser. Dans ce conflit, aucun citoyen n’est à l’abri, car les crimes, les agressions, les destructions et les troubles de toutes natures se perpétuent au sein de la population civile afin d’y détruire les liens sociaux. L’objectif est également de parvenir à asseoir le contrôle sur une partie des institutions de la société française, l’école étant une cible privilégiée. Il arrive que ce conflit ait des poussées de fièvre qui le généralise géographiquement et l’aggrave momentanément comme lors des émeutes de novembre 2005. Les morts , les incendies de voitures, d’autobus, d’écoles et de bâtiments divers que causèrent ces émeutes ne furent pas des nouveautés en soit, ce furent l’ampleur et la durée de ces évènements qui en ont fait l’originalité.

Ce conflit de basse intensité est aussi une guerre asymétrique. Car les moyens sont disproportionnés entre ceux de l’Etat français et ceux des délinquants. Le principe de la guerre asymétrique consiste à attaquer un adversaire beaucoup plus puissant que vous et de parvenir à le paralyser idéologiquement, l’empêchant ainsi d’utiliser les moyens dont il dispose. L’Etat français entre dans ce cas, ce qui explique que les émeutes de novembre 2005 aient pu durer quatre semaines. L’Etat français, cinquième puissance mondiale, a été incapable de maîtriser les émeutiers des banlieues et les émeutes se sont relativement apaisées sans que l’action de la police y soit pour quoi que ce soit.

Il n’est pas impossible que dans l’avenir ce conflit de basse intensité que connaît la France ne mute en une véritable guerre civile. Les stocks d’armes de guerre découverts régulièrement dans les banlieues, comme en décembre 2005 à Clichy-sous-bois, commune où ont débuté les émeutes de novembre 2005, démontrent l’existence d’un danger très réel de guerre civile. L’exemple de la Côte d’Ivoire devrait nous avertir, la guerre civile que connaît ce pays est liée à la présence de 26 % d’étrangers sur son sol (estimation de 1998) et certains hommes politiques ivoiriens parlent de 40% d’étrangers présents dans le pays. Cette population étrangère veut tout naturellement prendre une partie du pouvoir politique et pour cela n’hésite pas à utiliser la force armée.

Avec des musulmans qui représenteraient, en 2025, 25% de sa population, la France atteindrait un seuil de non-retour et dans cette perspective, si les prévisions démographiques se réalisent, les musulmans devraient à un moment donné prendre le contrôle politique de la France. En effet, l’accroissement du nombre de musulmans en France s’accompagnera d’une prise de conscience de leur poids politique et d’une volonté de détenir les instances représentatives du pays; conscience qui a déjà pris naissance lors des manifestations de 2004 contre la loi sur les signes religieux à l’école, lorsque des femmes voilées brandissaient leurs cartes d’électrices.

D’un point de vue géostratégique, l’apparition d’une France à majorité musulmane bouleverserait les données. Le fait que les musulmans prennent à terme le contrôle de la cinquième puissance mondiale avec sa force nucléaire entraînerait le risque d’un renversement d’alliance avec les pays anglo-saxons. Si les relations entre la France et les Etats Unis ont connu des crises, les mêmes principes démocratiques et les mêmes valeurs culturelles leur permettaient de surmonter ces crises et de rester alliés. Ce ne sera plus forcément le cas si la France devient majoritairement musulmane.

L’évolution de la politique française vis-à-vis de la situation au Proche-Orient serait inéluctable. Une France musulmane ne pourrait qu’accentuer une politique étrangère déjà pro-arabe.
L’anti-américanisme qui s’est développé en France ces dernières années ne devrait pas rendre très difficile ce retournement d’alliance dans une opinion déjà conditionnée par les médias à voir dans les Etats Unis les causes des maux de ce monde.

L’islamisation ne se cantonnera pas à la France, elle se poursuivra en Europe, comme les Frères musulmans le prévoient , et la France ne serait que le premier maillon d’une série de pays européens à se transformer en pays musulman, d’autres états la suivront: la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne sont les mieux placés pour connaître, eux aussi, ce scénario. Dans cette perspective, l’Union européenne s’ouvrirait non seulement aux Turcs, mais aussi aux pays du Maghreb et de l’Afrique du Nord: l’Eurabia deviendra ainsi une réalité concrète et signera la fin de la civilisation occidentale en Europe.
L’avenir de la France se jouera dans les trente prochaines années parce que l’islamisation s’inscrit plus dans son avenir que dans son présent. Sa survie dépendra de la capacité des responsables politiques français à avoir le courage de reconnaître le danger et à avoir la volonté de le combattre. Le pays où vivront nos enfants et nos petits-enfants aura un visage différent selon que cette volonté existe ou non.



Louis CHAGNON .
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 09:11

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Jean-Benoît ST-CRICQ

Avant 2014, achever la carte de l'intercommunalité et rationaliser la carte des syndicats de communes, ne plus créer de nouveaux "pays", élire les organes délibérants des EPCI au suffrage universel direct, créer par la loi onze premières métropoles. À compter de 2014, permettre aux intercommunalités de se transformer en communes nouvelles, réduire d'un tiers les effectifs maximaux des exécutifs intercommunaux, confirmer la compétence générale des communes et spécialiser les départements et régions.

 

Le 2 octobre dernier se tenait à NANTES sous l’égide du Conseil National du Barreau un colloque sur la Réforme des Collectivités locales. Sujet d’intérêt s’il en est, animé par Mr Thierry WICKERS Président du Conseil National des Barreaux, de Mr Philippe JOYEUX, Bâtonnier de NANTES,  Mr Thibault ADELINE-DELVOLVE, avocat au Barreau de Versailles, Mr Jacques FIALAIRE, professeur à la faculté de droit de l’université de Nantes, Mr Alain HUNAULT, Maire de Chateaubriant, Président de la Communauté de commune du Castelbriantais, Mme Sandrine SAUZIN, avocat au Barreau de Versailles avec la participation de Monsieur Jacques AUXIETTE, Président PS du Conseil Régional des Pays de la Loire et de Monsieur Patrick MARESCHAL, Président PS du Conseil Général de Loire Atlantique. En dehors de toute appréciation de politique partisane, il fut question d’examiner les termes de l’actuel avant projet de Loi, puisque la Réforme se précise.

 

En effet, le rapport de la Cour des Comptes de 2005 avait stigmatisé les errements du système actuel, datant de 1992, les difficultés créées par d’aussi nombreux niveaux d’administration dans notre pays, un véritable mille feuille avec Communes, Communautés d’Agglomérations ou Syndicats de Communes, Départements, Régions et Etat, la question de la compétence générale partagée dont bénéficient ces multiples acteurs et le caractère dépensier des structures que sont les EPCI (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale constitués par les Communautés d’Agglomérations ou les Syndicats de Communes).

 

A l’époque, chacun se souvient des vives critiques décernées à notre Communauté d’Agglomération qui était présidée par Monsieur BOROTRA, pour son irrespect des règles de compétence et son caractère dépensier. La CABAB fut pointée du doigt comme le vilain petit canard de la portée, exemple emblématique de ce qu’il ne fallait pas faire. Depuis l’élection de Monsieur GRENET, les choses vont bien mieux.

 

Ainsi, la réforme vise, à travers une modification des institutions à améliorer le fonctionnement des ces EPCI et à éviter le dévoiement du système que nous avons connu sur la Côte Basque, à savoir, le détournement de l’institution communautaire à des fins purement communales. Il est clair que l’idée du législateur, en créant ces groupements de communes, était de mutualiser les moyens pour permettre de réaliser des équipements communs plus ambitieux et moins coûteux grâce aux économies d’échelle réalisées. Or, on a assisté à des dérives, l’argent étant employé à des fins de subventions de projets exclusivement communaux et non intercommunaux, ce qui revenait à saupoudrer les fonds prélevés par la fiscalité des EPCI et à perdre tout l’avantage de la mutualisation des ressources. Qui voulait sa médiathèque, qui sa salle de sport, qui sa maison des associations, etc… Et, au lieu d’améliorer nos finances, les gestionnaires des ces EPCI n’ont fait que creuser le trou de nos finances publiques, déjà fort mises à mal.

 

Tel était le constat du rapport de Monsieur SEGUIN Président de la Cour des Comptes en 2005. L’avant projet de Loi propose donc une solution pour tenter d’améliorer les choses : la désignation des Conseillers des EPCI par le suffrage universel. Cette mesure était unanimement attendue car l’actuelle composition des assemblées intercommunales avec des conseillers issus des conseils municipaux et non élus directement posait vraiment problème, ceux-ci étant nécessairement inféodés à leur collectivité d’origine et n’ayant pas de vision communautaire par nature.

 

La réforme devrait améliorer la situation car, en effet, un exécutif élu qui se doit de présenter un programme électoral est nécessairement attentif à l’obtention de résultat tangibles. Autant dire qu’il sera moins facile de détourner les fonds collectés par l’impôt de leur objectif intercommunal. Le seul bémol à apporter à cet avant projet est que les électeurs devraient choisir les élus communautaires sur le même bulletin de vote que celui des conseils municipaux, de telle sorte que les élus garderont malgré tout, un certain attachement à leur clocher qui pourrait nuire à leur vision communautaire. Toutefois, cette réforme va dans le bon sens et traduit un pas en avant de la démocratie locale. Il est en effet, impensable de laisser gérer des budgets tels que ceux des EPCI par des personnes n’ayant à cet égard aucune responsabilité politique ou une responsabilité indirecte et donc fort diluée.

 


Un autre aspect purement comptable, consisterait à présenter des comptes consolidés pour les communes et les EPCI dont elles sont membres. Cette modification qui semble purement technique aurait pour avantage de clarifier les comptes et de présenter de façon plus explicite les engagements des différentes structures. A l’heure actuelle, une commune va porter un projet d’équipement et se faire subventionner en partie par son EPCI alors que, dans le même temps le même EPCI va porter un autre projet d’équipement communautaire et se faire subventionner par les communes membres. De telles pratiques créent l’opacité. Chaque Maire ou Président d’EPCI peut se vanter de ne faire supporter à sa collectivité que 30 ou 40 % du coût de l’équipement, alors qu’en réalité par le jeu des financements croisés, la dépense est toujours plus importante et moins visible. Telle est la triste réalité, mais en bout de chaîne, c’est toujours le même qui paie, le contribuable, c’est-à-dire nous ! La consolidation des comptes aurait l’avantage de mettre en évidence ces pratiques et de rétablir la réalité des coûts.

 

L’autre volet de la réforme, tout aussi important, concernait la modification de la désignation des membres élus des Conseils Régionaux et Généraux.

 

L’idée du rapport ATTALI que j’avais défendue lors de la cantonale de 2008 était la suppression pure et simple des Conseils Généraux. En effet, le budget d’un département comme les Pyrénées Atlantiques est de 700 ME alors que celui de la Région est à peine du double.

 

A l’heure où l’Europe est majoritairement composée d’Etats avec des Régions fortes, il n’est pas concevable que nos Régions soient les parents pauvres de l’Europe. Nous ne sommes plus à une journée de cheval de notre Chef Lieu  et la Région est, de toute évidence le cadre approprié pour traiter des équipements, du soutien à l’Economie, de toutes les grandes questions propres à notre cadre de vie au sens large du terme. En regard, les EPCI renforcés par l’élection au suffrage universel des leurs membres sont appropriés pour le lien de proximité et toutes les questions de solidarité et de culture locale.

 

La réforme n’ira pas aussi loin. Tout au moins dans l’immédiat. En effet, les départements ne semblent pas remis en cause et seul le mode de scrutin devrait être modifié. Il est envisagé la mise en place pour les élections de 2014 d’un scrutin des liste sur lequel seraient élus les Conseillers Territoriaux des Régions et Départements en nombre moindre. Cette modalité de désignation ne me paraît pas la meilleure. En effet, on déplore la perte d’intérêt de la population pour les élections et le faible taux de participation et, dans le même temps, on favorise les scrutins de liste qui ont pour effet d’éloigner l’élu de ses électeurs. Chacun sait que ne sont élus que ceux qui figurent en haut de la liste, choisis par les appareils politiques et non par l’électeur lui même, alors que dans le scrutin majoritaire uninominal (ou binominal pour cause parité) à deux tours, dans chaque circonscription se mène un combat électoral d’hommes et de femmes portant leurs idées avec leur personnalité propre, ce qui crée une émulation, un intérêt véritable pour l’élection de candidats connus de tous et confère à chacun l’impression d’avoir véritablement pris part à la désignation de son candidat. De fait, j’imagine que si l’on voulait voir s’élever la participation dans les élections Européennes, il suffirait de modifier le mode de scrutin.

 

Pour l’heure la loi n’est pas votée, mais on s’achemine vers cette solution. Peut-être cette réforme en cache-t-elle une autre ? En effet, la suppression immédiate, pure et dure des départements  aurait nécessairement provoqué la fronde des Conseilleurs Généraux et fait capoter la réforme. En modifiant préalablement leur mode de scrutin pour les transformer en Conseillers Territoriaux, il suffira une fois les assemblées constituées, de les regrouper en une seule assemblée régionale et le tour sera joué. Il s’agit peut-être d’un passage en douceur !

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 18:39


 9 Novembre 2009 02:11pm
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux l'a assuré lundi 2 novembre, devant la commission élargie de l'Assemblée nationale qui l'auditionnait : le budget 2010 de la "mission sécurité" permettra, selon lui, de recruter 10.754 policiers et gendarmes.
Ce budget, qui se monte à 16,4 milliards d'euros, est en "hausse de 1,28%" par rapport à celui de 2009, a souligné Michel Diefenbacher, rapporteur pour avis de la Commission des Finances. Dont, a-t-il précisé, 8,7 milliards euros pour la police et 7,6 milliards pour la gendarmerie.

4.240 personnels dans la police et 6.514 dans la gendarmerie

Cela permettra de recruter "4.240 personnels dans la police et 6.514 dans la gendarmerie", a indiqué Brice Hortefeux.
Dans le détail, il s'agira pour la police de "40 commissaires, 100 officiers, 1.500 gardiens de la paix, 1.600 adjoints de sécurité et cadets de la République, ainsi que 1.000 personnels administratifs, techniques et scientifiques", a précisé le ministère de l'Intérieur à l'AFP.
Dans la gendarmerie, ces recrutements porteront sur "315 officiers, 1.243 sous-officiers, 3.840 gendarmes adjoints volontaires et 1.116 personnels administratifs, techniques et scientifiques", a-t-on indiqué de même source.
Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs rappelé que le concours que l'Etat apporte aux collectivités locales pour leur partenariat en matière de vidéosurveillance allait passer "de 12 millions d'euros en 2009 à 20 MEUR en 2010".

Mais la police est tout de même perdante

Cependant, notamment en raison de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la police perdra dans le même temps "1.390 (postes) équivalents temps plein et la gendarmerie 1.354", a relevé le rapporteur Michel Diefenbacher.
La député socialiste Delphine Batho a d'ailleurs souhaité "stopper la RGPP pour les forces de sécurité", en soulignant que les effectifs de police passeraient d'aujourd'hui "146.000 à 138.000 en 2014". La question a fait l'objet d'un amendement du groupe socialiste.
La député PS a également interpellé le ministre sur "la politique du chiffre", en matière de sécurité, qualifiée de "contreproductive" ou de "risque grave de rupture" par certains syndicats de police, a-t-elle rapporté.
"Vous pouvez critiquer le thermomètre, mais c'est encore le meilleur moyen pour prendre la température", a répliqué le ministre.
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 08:38

06/11/2009 |

Polémique à droite sur les tests ADN, bataille à gauche sur la fermeture de la « jungle » de Calais, sortie du livre de son ex-épouse sur leur couple : depuis la rentrée, Eric Besson est sur tous les fronts.
Polémique à droite sur les tests ADN, bataille à gauche sur la fermeture de la « jungle » de Calais, sortie du livre de son ex-épouse sur leur couple : depuis la rentrée, Eric Besson est sur tous les fronts. Crédits photo : (Lionel Charrier/M.Y.O.P.)

Bien qu'issu du PS, il occupe au gouvernement un poste aussi sensible que stratégique puisqu'il est chargé de la lutte contre l'immigration et de la défense de l'identité nationale. Mais qui est cet homme que rien ne semble faire douter et qui s'affiche désormais en sarkozyste de choc ?

J'aime bien ce que je fais. Je suis très à l'aise.» Il ne faut pas compter sur Eric Besson pour afficher des états d'âme. En pleine polémique autour des débats sur l'identité nationale, après celle sur la fin des tests ADN et celle sur la fermeture de la « jungle » de Calais, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale aurait des raisons de vouloir ne plus servir de cible.

Mais l'homme n'est pas de ceux qui restent au milieu du gué en maugréant sur leur sort. Il pourrait faire sienne la phrase d'André Malraux : «Il ne sert à rien d'aller au bord du Rubicon si c'est pour pêcher à la ligne !» Son Rubicon à lui, Eric Besson l'a franchi en 2007 au beau milieu d'une présidentielle intense quand il a claqué la porte de l'équipe de campagne de Ségolène Royal pour, un peu plus tard, rejoindre celle de Nicolas Sarkozy. Le Président sait ce qu'il doit à ce transfuge. Il le dit souvent : «Lui, il m'a rejoint avant le premier tour !» Sous- entendu, Eric Besson a pris un risque plus important que ceux qui ont attendu le soir du premier tour, voire du second pour afficher leur ralliement.

Les deux hommes se connaissent en réalité depuis longtemps. Eric Besson a invité plusieurs fois Nicolas Sarkozy à plancher devant les membres de son Club 40, qui regroupait les jeunes chefs d'entreprise de moins de 40 ans. Parmi eux, Jean-Marie Messier, Patricia Barbizet, Jean-Marc Espalioux... Il n'a donc pas été difficile pour le candidat Sarkozy de convaincre le député socialiste en rupture avec son camp de venir le rejoindre. «Tu es un traître, tu ne vas pas en plus passer pour un imbécile», lui aurait dit en substance le futur chef de l'Etat pour achever de le convaincre de travailler avec lui.

Evidemment, Eric Besson n'imaginait pas à cette époque qu'il devrait mettre en œuvre la partie la plus identifiée à droite du programme : la lutte contre l'immigration et la promotion de l'identité nationale. Economiste de formation, ce tout jeune quinqua (il est né en 1958) se voyait plutôt à Bercy piloter l'économie française ou façonner son budget. Mais Nicolas Sarkozy aime bien tester les gens avant de leur accorder ce dont ils rêvent. A lui de faire ses preuves. D'abord, dans un improbable secrétariat d'Etat à la Prospective, puis aujourd'hui dans un ministère de plein exercice sur l'immigration et l'identité nationale. Dans son livre Manuel de guérilla à l'usage des femmes (Grasset), son ex-femme, Sylvie Brunel, raconte comment elle et leurs enfants n'ont pas eu leur mot à dire sur son choix. «Le Président a proposé et quand le Président propose, on ne refuse pas.» C'est la logique d'Eric Besson depuis la transgression initiale de 2007 : il a mis ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy et n'en déviera pas d'une semelle.

«Il a besoin de s'identifier et d'admirer un père», explique un député socialiste qui l'a bien connu. Il était proche de Jean-Marie Messier au temps de sa splendeur chez Vivendi, il voulait complaire à Lionel Jospin quand celui-ci était Premier ministre, il collait à Hollande quand il dirigeait le PS, aujourd'hui il copie Sarkozy. Un véritable caméléon en quelque sorte. Ses anciens amis du PS sont plus sévères. «Il est dans l'imitation totale de Sarkozy. Il ne se rend pas compte qu'il est instrumentalisé», regrette un parlementaire socialiste. «Sur l'échiquier politique, il a pris la diagonale du fou. C'est plus rapide mais plus dangereux», ajoute un autre élu.

Eric Besson a une autre lecture de sa trajectoire : comme il a tenté de le justifier à son ex-épouse quand elle s'inquiétait de le voir rejoindre la direction de l'UMP en plus de sa charge ministérielle : «J'étais dans l'avion, on me demande d'entrer dans le cockpit, j'y vais.» C'est d'ailleurs la marque d'Eric Besson. Il a toujours su entrer dans le cercle de confiance de ceux avec qui il a travaillé. C'était vrai avec Messier, ce le fut avec Hollande qui l'a fait entrer à la direction du PS, et maintenant Sarkozy qui l'a poussé à devenir secrétaire général adjoint de l'UMP et, à ce titre, le reçoit chaque semaine avec l'équipe dirigeante menée par Xavier Bertrand.

Au cœur du système, Eric Besson se veut pourtant toujours «ministre d'ouverture» et continue à faire vivre son club des «progressistes» qui négocie en ce moment des places éligibles sur les listes aux régionales. Ses anciens amis ne veulent pas croire que le même homme qui travaillait avec eux sur les argumentaires anti-Sarko mène aujourd'hui sa politique. N'est-ce pas lui qui a rédigé en partie le pamphlet publié au début de la campagne présidentielle dans lequel le Parti socialiste fustigeait Nicolas Sarkozy, «néoconservateur américain à passeport français» ? Celui qui est né au Maroc d'un père mort pour la France quand il avait 4 ans préfère voir la continuité de sa démarche : «J'ai grandi dans cette idée que la France, la nation, c'était important. Et on ne trouvera pas une once de racisme chez moi. Je ne suis pas tombé dans ce chaudron-là quand j'étais petit.» Là où son prédécesseur Brice Hortefeux craignait d'être caricaturé, Eric Besson a foncé sans complexe. Un peu comme lors de cette anecdote, qu'il raconte volontiers : au lendemain d'un match au Stade de France, son fils accroche un drapeau français sur la porte d'entrée. Un ami d'Eric Besson lui lance alors : «Tu es passé au Front national ?» Aujourd'hui encore, le ministre ne peut s'empêcher de relever la confusion des esprits qui ressort de cette anecdote et qui lui rappelle quand François Hollande refusait à Ségolène Royal d'installer des drapeaux français sur la scène de la Mutualité au démarrage de sa campagne.

«Il était sarko-compatible, il est devenu sarko-dépendant», assure un élu UMP qui suit avec une pointe d'inquiétude l'évolution du protégé du président. Car Nicolas Sarkozy prend soin d'Eric Besson. Aucune critique publique ou privée sur l'action de son ministre n'a été distillée dans la presse. Au contraire, le chef de l'Etat explique à ses interlocuteurs qu'Eric Besson est «une lame». Et dans le combat politique à venir, le Président a bien l'intention de s'en servir pour transpercer ses adversaires, à gauche comme à droite. Alors il ménage celui qu'il a placé à un poste aussi sensible. Mardi matin, juste avant la réunion opérationnelle de l'UMP à l'Elysée, il le prend à part pour le féliciter d'avoir lancé le débat sur l'identité nationale, mais aussi pour lui donner un conseil : «Tu as prévu une communication au démarrage du débat. Ce n'est pas très utile à ce stade. Réserve-toi pour la fin», lui a-t-il suggéré.

En connaisseur, l'Elysée apprécie la façon dont, depuis la rentrée, Eric Besson occupe le devant de la scène. A la manière d'un Sarkozy, il lance une idée par semaine, obligeant les médias à le suivre en permanence. Résultat, depuis la rentrée, il a été l'invité de trois des rendez-vous phares : le « 20 heures » de TF1, « Le Grand Rendez-Vous » d'Europe 1 et « Le Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro. Une exposition médiatique à double tranchant. Car si sa notoriété progresse, son image ne s'améliore pas forcément pour autant. A droite, les commentaires sont d'ailleurs mitigés, notamment depuis qu'il a annoncé qu'il ne mettrait pas en œuvre les tests ADN. Le ministre veut croire que l'incident avec les parlementaires UMP est clos. «Il y a eu trois minutes musclées, notamment avec Jean-François Copé, et vingt minutes où je leur ai expliqué la réalité du dossier», se défend Eric Besson, qui est persuadé de ne pas avoir de problèmes avec les élus UMP. «La petite musique que j'entends sur mes difficultés avec eux est fausse.»

Pour autant, les échos de l'Assemblée ne sont pas tous positifs. Certes, Laurent Hénart, député UMP-radical de Moselle, reconnaît «sa force de caractère et sa solidité», mais d'autres sont plus circonspects. «Je ne l'inviterais pas à une réunion politique avec des militants UMP chez moi», explique un élu de province. «Dans l'archipel compliqué qu'est la majorité, il n'est d'aucune famille», constate un autre. Pièce rapportée imposée par le chef, Eric Besson a du mal à se faire une place auprès des élus. Mais, visiblement, le ministre ne cherche pas non plus à les soigner, les recevoir à déjeuner ou à dîner, comme savent le faire un Brice Hortefeux ou une Michèle Toutiot-Marie qui, eux, prennent le temps de les écouter. En deux ans, il ne s'est pas constitué de garde rapprochée prête à monter au feu pour le défendre, préférant miser sur ses bonnes relations avec Nicolas Sarkozy et François Fillon.

Les socialistes peuvent chercher les failles pour le faire trébucher, sa femme peut dire, menaçante, à un de ses amis : «je ne vais pas le lâcher», Eric Besson affiche la confiance de celui qui «fait le job» demandé par son patron et qui sait qu'il n'a de seul juge que le Président. «Quand Nicolas Sarkozy me dit: "Fais-le, mais fais-le bien!", tout est dit», «Quand je suis passé chez Sarkozy, des amis socialistes m'ont dit : "Ça va te faire drôle de chanter La Marseillaise dans les meetings." Mais moi, malgré mes onze années passées au PS, je n'ai jamais chanté L'Internationale de ma vie.» résume Eric Besson, qui a laissé ses complexes avec son passé :

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 16:23
 8 Novembre 2009 03:11pm

Lemaire à Villepin : oui
au débat, non à la désunion

Source Lefigaro.fr 

Crédits photo : AFP

Interrogé sur le retour en politique de l'ancien premier ministre dont il a été le directeur de cabinet, Bruno Lemaire a jugé bienvenu le débat d'idées, mais en posant comme limite «l'intérêt et l'unité de la majorité».

Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, interrogé dimanche par Europe 1 sur Dominique de Villepin dont il fut le directeur de cabinet à Matignon, a jugé bienvenu le débat d'idées, mais en posant comme limite «l'intérêt et l'union de la majorité».

Il a tout d'abord tenu à exprimer son «admiration» et son «amitié personnelle» pour l'ancien chef de gouvernement. «Nous avons besoin, dans notre majorité, d'avoir des débats, de faire de la place à tous ceux qui peuvent apporter quelque chose à ce débat», a observé le ministre. «Un ancien Premier ministre a une légitimité naturelle à apporter sa voix». «Il est nécessaire, surtout quand on exerce le pouvoir», que «la majorité écoute toutes les voix parfois dissonantes qui peuvent se faire entendre», a-t-il insisté.

 

Utile sur la dette et les déficits publics

Mais, a-t-il ajouté, il y a «une limite à ce débat : l'intérêt, l'unité de la majorité. Tout ce qui peut affaiblir l'unité de la majorité me paraît aller dans le mauvais sens, tout ce qui peut enricher le débat, dans le bon sens», a nuancé Bruno Le Maire. «Il n'y a pas d'alternative à la majorité actuelle. On est membre d'une majorité ou on ne l'est pas», a-t-il tranché.

D'après lui, le point de vue de Dominique de Villepin est particulièrement utile «sur la question de la dette et des déficits publics».

Le ministre de l'Agriculture a par ailleurs indiqué qu'il ne pouvait toujours pas voir Dominique de Villepin, en raison du contrôle judiciaire qui interdit depuis deux ans à l'ancien Premier ministre de rencontrer une série de personnes, dans le cadre de l'affaire Clearstream. Ce contrôle judiciaire ne sera levé qu'au moment du jugement, sans doute fin janvier.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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