Union Gaulliste B-P-L

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" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)

Politique

Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 09:06


21/10/2009 – 14h00 NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) – La commission permanente du conseil général de Loire-Atlantique a  voté le 03 septembre dernier une subvention de 60 000 euros  pour financer le 49e congrès national de la CGT qui aura lieu à Nantes du 7 au 11 décembre 2009. Cette décision relève de la commission “finances, administration générale”, présidée par Hervé Bocher, conseiller général  PS du canton de Chapelle-sur-Erdre. 

Loire-Atlantique : le département fait un cadeau de 60 000 euros à la CGTCe mode de financement est évidemment vital pour des syndicats qui souffrent d’un très faible taux de syndicalisation. 

En 2008, c’était le conseil régional Rhône-Alpes qui avait octroyé 40 000 euros aux métallos CGT. La subvention allait à l’organisation d’un séminaire, à Lyon, dans le cadre du 38e congrès de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie (FTM-CGT). 

Le conseil régional d’Île-de-France a, en ce qui le concerne, financé à hauteur de 15 000 euros un poste de « phototéquaire » (sic) en « emploi-tremplin » à l’Institut CGT d’Histoire Sociale. Cet institut est voué à la sauvegarde, au classement et à la valorisation des archives de la CGT.

Les politiciens ont très souvent  pour habitude d’utiliser l’argent des contribuables à des fins de propagande syndicalo-politique. Ces pratiques clientélistes, très éloignées de l’intérêt général, apparaissent aux yeux de beaucoup comme particulièrement déplacées, surtout  en période de crise où les besoins sociaux sont accentués.

Le conseil général de Loire-Atlantique ne s’est apparemment pas posé la question.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 08:47


4 Novembre 2009 10:11pm | 

C’est pa330.1258190778.jpgassé assez inaperçu la semaine dernière. Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, l’Assemblée nationale a voté des crédits à hauteur de 185 millions d’euros pour l’achat et l’aménagement d’un avion A330 (photo) réservé aux voyages présidentiels. Le ministère de la défense devra supporter ces dépenses même si, et les députés de la majorité y ont pris soin, l’avion sera exclusivement utilisé par le président de la République.

Philippe Leymarie dans son blog Défense en ligne hébergé par le Monde diplomatique est assez époustouflé par le petit Elysée volant que l’on prépare pour Nicolas Sarkozy  : “l’Air Force One français comprendra un poste de transmissions dernier cri, des installations médicales, une salle de réunion, un bureau, une chambre à coucher avec salle de bains, un système de leurres antimissiles, etc. L’avion présidentiel ne sera cependant pas disponible avant la fin de l’année prochaine.”

“Problème, selon Philippe Leymarie, : cet appareil… sera unique, c’est-à-dire forcément indisponible à un moment ou un autre (voir le cas du porte-avions Charles de Gaulle !). Et l’heure de vol passera à 20.000 euros en moyenne (contre 12.000 sur A319).”

Choqués par l’acquisition d’un avion surdimensionné — et réservé de fait à un « hyper-président » qui ne cesse d’« exploser » ses dépenses de fonctionnement —, les députés du groupe Socialiste, Radical et Citoyen ont profité de l’examen de la mission « défense », dans la loi de finance 2010, pour déposer des amendements au projet de budget 2010 afin de  “redéployer les moyens”, plus de 185 millions d’euros selon eux, consacrés à l’achat et à l’aménagement du nouvel avion présidentiel et l’acquisition d’un Falcon 7X, vers le budget de la Défense. (AFP/Le Figaro )

Amendements rejetés par la majorité.“En pleine mondialisation, notre président voyage comme d’autres présidents de grandes nations. Ce choix très raisonnable est à l’honneur de la France qui a la fierté de soutenir sa filière aéronautique”, a indiqué le rapporteur Jean-Michel Fourgous lors des débat, avant de donner un avis défavorable à ces amendements.

Les députés PS mettaient en balance l’achat d’appareils pour le président et “l’amélioration, l’accompagnement voire la reconversion des militaires ou des personnels civils”, “les besoins de financement pour accompagner les restructurations”, et “l’amélioration de l’habillement et de l’équipement du combattant” qui “laissent à désirer”, selon eux.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 16:30


 14th Novembre 2009 08:12am
VENTES D'ARMES A L'ANGOLA


Le président du Conseil constitutionnel estime que l'attitude de Charles Pasqua donne "une image de désespérance à l'égard de certains hommes politiques qui, par ailleurs, ont pu être des ministres respectés".

Jean-Louis Debré et Jacques Chirac. (AFP)

Jean-Louis Debré et Jacques Chirac. (AFP)

Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a jugé vendredi 13 novembre "très pathétiques" les accusations portées par l'ancien ministre Charles Pasqua contre Jacques Chirac dans l'affaire de l'Angolagate .
"Ca m'inspire beaucoup de tristesse, je trouve tout ça très pathétique pour tout le monde, pour la politique", a déclaré Jean-Louis Debré sur France 2.
"Lorsqu'on a été ministre, eh bien on a un comportement à l'égard de l'Etat qui est un comportement respectueux à l'égard des institutions", a-t-il jugé. "Chacun doit assumer ses responsabilités".
Selon le président du Conseil constitutionnel, l'attitude du sénateur des Hauts-de-Seine donne "une image de désespérance à l'égard de certains hommes politiques qui, par ailleurs, ont pu être des ministres respectés".

Chirac accusé de "lâcheté"


De son coté, l'ancien président de la République Jacques Chirac, mis en cause par Charles Pasqua à propos du dossier de l'Angolagate, s'est redit jeudi "favorable à la levée du secret défense".
"S'agissant de la question relative à l'Angola, le président Chirac a récemment déclaré qu'il était favorable à la levée du secret défense, si cela était utile au bon déroulement de la procédure en cours", a rappelé le bureau de l'ex-chef de l'Etat dans un communiqué.
Jeudi, devant un parterre de quelque 200 journalistes, Charles Pasqua a réaffirmé que l'ancien président Jacques Chirac et l'ancien Premier ministre Domininique de Villepin étaient au courant de cette affaire de trafic d'armes dès décembre 1995 par une note de la DGSE (sécurité extérieure) adressée à "treize destinataires" dont la présidence de la République. Il les accuse de "lâcheté" à son égard. L'ancien ministre de l'Intérieur a été condamné à un an de prison ferme dans cette affaire.
"Comment, puisque la justice a estimé que ces ventes d'armes sont illégales, ces autorités n'ont-elles rien fait pour arrêter ces opérations et ne sont-elles pas poursuivies pour complicité?", s'est interrogé l'ancien ministre de l'Intérieur, réclamant la levée du secret défense.

Pasqua reconnu coupable de trafic d'influence passif


Sur la question de la libération de deux pilotes français otages dans les Balkans, le bureau de M. Chirac souligne que "dès octobre-novembre 2001, à la fois par écrit et lors d'une audition du directeur de cabinet du président de la République, la justice a été dûment informée des conditions de l'attribution de l'Ordre du Mérite à une personne ayant oeuvré à la libération de ces pilotes, comme du remboursement des frais de logistique engagés à cette occasion".
Charles Pasqua a été reconnu coupable de trafic d'influence passif pour avoir favorisé l'attribution de l'ordre du mérite à l'homme d'affaires russe Arcadi Gaydamak. Cette décoration a été remise deux jours après le versement d'environ 230.000 euros sur le compte d'une association dont il était le vice-président.
Le bureau de l'ex-chef de l'Etat se réfère notamment à un article du Monde du 25 novembre 2001, relatant l'audition, une semaine plus tôt, du directeur de cabinet du président, Bertrand Landrieu par le juge Philippe Courroye. Bertrand Landrieu avait "indiqué que l'Elysée avait été sollicitée par Charles Pasqua, qui aurait assuré que cette décoration était destinée à récompenser une personne (...) dont le rôle avait été décisif dans la libération des deux pilotes", relatait le journal.
" Bertrand Landrieu avait ajouté que, pour cette opération, l'Elysée avait débloqué une somme de 900.000 francs, prélevée sur les fonds spéciaux", selon le quotidien.
Charles Pasqua a accusé jeudi JacquesChirac de ne jamais avoir assumé sa responsabilité dans cette affaire de décoration.
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 08:45


(AFP) –

La garde des sceaux revient sur la réforme de la procédure pénale qui prévoit la suppression du juge d'instruction.

AFP/THIERRY ZOCCOLAN

La garde des sceaux revient sur la réforme de la procédure pénale qui prévoit la suppression du juge d’instruction.

PARIS — La garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie déclare mardi dans une interview au Monde ne pas exclure un renforcement des compétences du futur juge de l’enquête et des libertés, amené à remplacer le juge d’instruction, en lui donnant la possibilité de renvoyer un mis en cause devant une juridiction.

« En cas de contestation, peut-on prévoir que le juge de l’enquête puisse lui aussi prendre la décision de renvoi devant une juridiction? C’est l’une des hypothèse de travail» , explique la ministre de la Justice.

« Peut-on envisager l’organisation d’une audience à l’issue de laquelle le juge de l’enquête et des libertés déciderait si l’affaire doit être renvoyée? Aucune porte n’est fermée» , ajoute Mme Alliot-Marie.

Le rapport Léger, qui sert de base à la réforme de la procédure pénale dont l’avant-projet de loi est attendu début 2010, laisse le soin au seul procureur de renvoyer ou non une personne devant un tribunal. Cette compétence est actuellement dévolue au juge d’instruction dont la rapport prévoit la suppression.

Son remplacement par un juge de l’enquête et des libertés « avec un champ de compétences et des pouvoir supérieurs»  écarte tout « risque qu’un dossier sensible soit enterré» , assure encore le ministre. Un tel risque a été évoqué et dénoncé ces dernières semaines par de nombreux acteurs du monde judiciaire et politique.

Michèle Alliot-Marie, qui « s’élève contre l’idée que les procureurs seraient aux ordres» , affirme cependant qu’» il n’est pas question d’avoir un parquet en dehors de tout lien hiérarchique avec la chancellerie» . « Sinon, qui donnerait les instructions générales à mener sur tout le territoire» , interroge la ministre.

S’agissant du suivi des délinquants sexuels, la garde des Sceaux reconnaît un manque de moyens pour appliquer les dispositifs de prévention de la récidive qui se sont multipliés ces dernières années. « C’est vrai, nous manquons de psychiatres et de médecins pour travailler en prison ou pour assurer, à l’extérieur, le suivi médical des délinquants sexuels» , dit-elle.

Sur cet aspect qui « ne dépend pas»  du ministère de la Justice, elle affirme travailler avec la ministre de la Santé Roselyne Bachelot sur la question des moyens et sur la coopération avec les médecins.

Enfin, elle ajoute « à titre personnel»  n’être « pas favorable à la castration physique» . « Mais, je dis que l’opinion publique ne comprendrait pas que l’on refuse de discuter de ce sujet» , ajoute la ministre qui avait déjà estimé que la question « peut se poser et être débattue, y compris au Parlement» .

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Entretien

Michèle Alliot-Marie : « Pas de risque qu’un dossier sensible soit enterré» 

LE MONDE | 03.11.09 | 14h10  •  Mis à jour le 03.11.09 | 17h13

près le renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel par une juge d’instruction contre l’avis du parquet, la ministre de la justice et des libertés, Michèle Alliot-Marie, répond aux critiques que suscite le projet de réforme de la procédure pénale. Elle explique que le juge de l’enquête et des libertés, qui contrôlera l’enquête des procureurs, pourrait renvoyer une personne mise en cause devant une juridiction.

La ministre expose également les grandes lignes de la nouvelle loi sur la récidive des délinquants sexuels, présentée, mardi 3 novembre, devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, avant le débat en séance prévu les 17 et 18 novembre.

Les juges d’instruction ont récemment prouvé leur indépendance. Si vous les supprimez, n’y a-t-il pas un risque de partialité dans la conduite des enquêtes par un parquet dépendant de la chancellerie ?

On dit sur ce sujet des choses partielles, parfois partiales, dont beaucoup relèvent de l’ignorance ou de la mauvaise foi. Nous n’allons pas purement et simplement supprimer le juge d’instruction. Nous allons créer un juge de l’enquête et des libertés, juge du siège également, qui le remplacera avec un champ de compétences et des pouvoirs supérieurs. Il sera compétent pour l’ensemble des enquêtes. Il pourra ordonner à un procureur de continuer une enquête que celui-ci voulait classer, ou l’obliger à faire des actes d’investigation, à la demande de la défense ou d’une partie civile. Il n’y a donc pas de risque qu’un dossier sensible soit enterré, surtout s’il s’agit d’une affaire dont les médias se sont emparés.

Je m’élève contre l’idée que les procureurs seraient aux ordres, et feraient des actes contraires à leurs convictions. Il n’est pas bon pour une démocratie de dire que les juges ne font pas leur travail ou sont de parti pris. Ce sont des accusations infondées. Dans le cadre de la réforme de la procédure pénale, l’autonomie de l’enquête et l’indépendance des décisions du parquet seront garanties. Je veux qu’on élimine tout soupçon qui pourrait porter atteinte à l’image des magistrats.

L’une des questions clés sera de savoir qui renverra un mis en cause devant une juridiction. Jusqu’ici, il est prévu que ce soit le seul procureur…

Il est prévu effectivement que ce soit le procureur qui renvoie le prévenu devant le tribunal. En cas de contestation, peut-on prévoir que le juge de l’enquête puisse lui aussi prendre la décision de renvoi devant une juridiction ? C’est l’une des hypothèses de travail. Peut-on envisager l’organisation d’une audience à l’issue de laquelle le juge de l’enquête et des libertés déciderait si l’affaire doit être renvoyée ? Aucune porte n’est fermée.

Allez-vous revoir le statut des procureurs, et leur mode de nomination, pour l’instant dans les mains de l’exécutif ?

Il n’est pas question d’avoir un parquet en dehors de tout lien hiérarchique avec la chancellerie. Sinon, qui donnerait des instructions générales à mener sur tout le territoire ? Il y a une cohérence entre le mode de nomination des procureurs et le fait qu’ils peuvent recevoir des instructions générales et des instructions dans des dossiers particuliers. Ces dernières sont strictement encadrées. Elles ne vont pas disparaître. Elles sont publiques et, depuis mon arrivée, motivées.

Les instructions passent parfois par le téléphone…

Nous entrons à nouveau dans l’ère du soupçon ! Je veux que les magistrats échappent aux pressions de tous les pouvoirs, qu’ils soient politique, économique ou médiatique. Mon rôle est d’assurer aux procureurs qu’ils puissent mener les enquêtes en toute autonomie. La réforme de la procédure pénale le garantira.

L’affaire Clearstream, comme celle du renvoi de l’ancien président, Jacques Chirac, ne doivent-elles pas conduire à réviser les conditions de l’immunité pénale du chef de l’Etat ?

En tant que garde des sceaux, je ne peux en aucun cas me prononcer sur des affaires en cours. J’observe par ailleurs que la question du délai entre la commission des faits et les poursuites judiciaires a été évoquée lors du débat sur l’immunité pénale du chef de l’Etat. Le Parlement a tranché, et je suis là pour appliquer les textes.

Vous présentez, en novembre, un nouveau projet de loi contre la récidive. Ce texte a été présenté il y a un an en conseil des ministres. Quels éléments nouveaux y ajoutez-vous ?

Le projet de loi prévoit que quelqu’un qui a commis une agression sexuelle sera, à sa sortie de prison, automatiquement interdit de séjour dans les lieux où travaille ou habite sa victime. L’autre objectif est d’assurer le suivi médical des agresseurs sexuels, par des traitements inhibiteurs de la libido, en prison mais aussi après la sortie.

Aujourd’hui, les condamnés qui suivent un traitement médical en détention perdent le bénéfice de leur remise de peine s’ils ne respectent pas. Mais quid après ? Je propose que cette logique s’applique aux condamnés astreints à un suivi une fois libérés : ceux qui ne respectent pas leurs obligations médicales seront réincarcérés pour non-respect de leur obligation de soin.

Dans un entretien au « Figaro Magazine»  du 24 octobre, vous avez ouvert le débat sur la castration physique, qui est pourtant considérée comme une mutilation par le Conseil de l’Europe. Maintenez-vous cette proposition ?

J’essaie de faire preuve de bon sens en la matière. Francis Evrard, récemment condamné par une cour d’assises, l’avait réclamée avant l’ouverture de son procès. Je constate que cette possibilité existe dans des pays comme la Suisse ou le Canada, qui sont des démocraties.

A titre personnel, je ne suis pas favorable à la castration physique, mais je dis que l’opinion publique ne comprendrait pas que l’on refuse de discuter de ce sujet. C’est en refusant les débats qu’on fait le lit des extrémismes.

Depuis 1998, des lois sur la récidive des délinquants sexuels se sont multipliées, sans que les moyens pour les appliquer n’aient réellement suivi. Comment y remédier ?

C’est vrai, nous manquons de psychiatres et de médecins pour travailler en prison ou pour assurer, à l’extérieur, le suivi médical des délinquants sexuels. Cela ne dépend pas que de ce ministère. Je travaille avec la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, pour dégager les moyens nécessaires, mais aussi pour convaincre les médecins de participer à cette politique.

Vous publiez une circulaire de politique pénale adressée aux procureurs. Quelles en sont les grandes lignes ?

Je veux rendre la justice plus réactive, plus effective, plus protectrice des libertés. Contre le reproche de lenteur, je demande aux procureurs de développer le traitement en temps réel des affaires, les comparutions immédiates, les procédures de reconnaissance préalable de culpabilité, mais aussi les alternatives aux poursuites. Dans les cas où les affaires sont simples, il ne sert à rien d’allonger les délais. 32 000 condamnations ne sont pas exécutées. Ce n’est pas tolérable. Enfin, je demande aux procureurs de veiller aux libertés en étant vigilants sur les conditions de garde à vue et la mise à jour des fichiers judiciaires.

Propos recueillis par Cécile Prieur et Alain Salles
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 15:54
Samedi 10 Octobre 2009 à 14:01 | Lu 9246 fois
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Député catalogué villepiniste, ancien secrétaire d'état aux transports et à la mer, François Goulard se livre à Reversus sur le gouvernement Fillon, l'ouverture à gauche, le contrôle de l'UMP par l'Elysée, et le proclès Clearstream.



Photo : Wikicommons - David Monniaux
Photo : Wikicommons - David Monniaux
Pouvez-vous nous résumer votre parcours politique ? Comment est née votre vocation d’homme politique ?

Ma vocation est très ancienne. J’étais enfant à l’époque de Mai 68 et je me suis passionné pour la politique à partir de cette période. C’est cette envie qui m’a poussé à faire Sciences-Po puis l’ENA.
Ma carrière politique commence réellement en 1997, lorsque je suis élu député après une phase d’éloignement de la politique. Auparavant je m’étais présenté aux municipales de 1983 et j’avais occupé diverses fonctions dans des cabinets ministériels entre 1986 et 1988. Entre 1989 et 1997, j’ai arrêté la politique pour entrer dans une filiale du groupe Suez. C’est plutôt par hasard que j’ai retrouvé le sentier de la politique. C’est en 1997 que je décide de me consacrer entièrement à la politique en étant élu député du Morbihan sous l’étiquette Démocratie libérale…

2)    Quel a été votre mentor à vos débuts en politique ?

J’ai n’ai pas eu vraiment de mentor, j’avais par contre une grande admiration pour le général de Gaulle. Je me définis d’ailleurs avant tout comme un gaulliste libéral. Lorsque j’ai commencé en politique, je me rappelle que j’avais beaucoup de considération pour Raymond Barre, mais à l’époque je ne faisais pas parti des chiraquiens d’origine. Ce qui ne m’a pas empêché de m’entendre très bien avec lui par la suite…

3)    Votre carrière s’accélère lorsque Démocratie Libérale rentre dans le giron de l’UMP à partir de 2002 ?

Non, je ne crois pas, mon parcours politique est vraiment lancé à partir de mon élection au poste de député en 1997. Concernant l’UMP, je n’étais d’ailleurs pas au départ un des plus ardents partisans de sa création.  L’UMP est une machine électorale relativement bien organisée, elle a simplifié la vie politique à droite. Au temps d’Alain Juppé, j’étais d’ailleurs membre de la commission exécutive du parti, j’étais secrétaire général adjoint, et à l’époque nous avions une vraie vie au sein du parti.
C’est-à-dire qu’il y avait des débats, des affrontements. Alain Juppé était soucieux de respecter les divergences d’opinion et les règles du parti. Tous les quinze jours, le bureau politique se réunissait pour débattre des grands sujets de société. Tout ceci s’est arrêté depuis. Aujourd’hui l’UMP est une machine réductrice.

4)    En 2004, avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP…

Là, le mode de fonctionnement a complètement changé, l’objectif était désormais de servir exclusivement les intérêts d’un homme. Je ne dis pas que ce n’est pas un choix logique et stratégiquement judicieux, je note juste ce changement d’orientation.

5)    Aujourd’hui, est-ce que l’UMP a un fonctionnement véritablement démocratique ?

Absolument pas. Il n’y a pas de fonctionnement démocratique. Je dirais que ce n’est pas tellement une question de démocratie, parce qu’il y a toujours des élections. Mais ce que je souhaite dire c’est qu’il n’y a pas de président élu au sein de l’UMP. Le Parti est désormais dirigé depuis l’Elysée.
C’est un vrai changement par rapport à la conception traditionnelle de la présidence de la République, qui a toujours été conçue comme un magistère au dessus des partis. Aujourd’hui le chef de l’Etat reste en quelque sorte chef de son parti. Du coup, l’UMP est devenu un instrument politique et n’est plus ce lieu de débat où des sensibilités différentes pouvaient s’exprimer.

6)    Revenons sur votre période ministérielle. Comment devenez-vous secrétaire d’Etat aux Transports et à la mer en 2004 ? On rappelle que vous étiez alors maire de Vannes et député du Morbihan.


Lors de la constitution du gouvernement en avril 2004, Jean-Pierre Raffarin, que je connaissais très bien puisque nous étions ensemble à Démocratie Libérale, m’appelle pour me proposer ce poste. J’étais un député assez actif, à la fois dans l’opposition et après dans la majorité, et je fais donc mon entrée au gouvernement dans un poste intéressant couvrant un vaste domaine technique. Vous vous doutez qu’en ma qualité de breton et de marin, la mer m’a toujours attiré. Mais ça n’a duré qu’un an, ce qui est très court pour un poste ministériel.

7)    Pour quelles raisons ?

En 2005, Dominique de Villepin devient Premier Ministre et me propose le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. J’avais plus d’autonomie et cela m’a véritablement passionné. C’est à ce moment que nous avons mis en place l’Agence Nationale de la Recherche et favorisé le rapprochement des différentes institutions de recherche. Nous avons également réalisé un gros travail de fond au niveau de l’orientation. Ce n’était pas là des réformes spectaculaires, il n’y avait aucune volonté de faire de l’affichage politique. J’avais pour mission de ne pas toucher aux grands textes, puisque nous nous trouvions en fin de période et que nous visions avant tout le calme dans un secteur qui a toujours été assez réactif.

8 ) A l’instar de Jacques Le Guen, faisiez-vous partie de cette « task force »  dirigée autour de Dominique de Villepin ?

Oui, je faisais partie de ces ministres et de ces parlementaires proches de Dominique de Villepin, donc je le voyais très fréquemment. En fin de semaine, nous avions une réunion pour évoquer différents sujets politiques et bien sûr tous les sujets sur l’emploi – quand on est chargé de la formation des étudiants, ça paraît tout naturel.

9)    Quelle est votre ambition aujourd’hui en tant que parlementaire au sein de la majorité, catalogué comme villepiniste ?

Aujourd’hui, en tant que député, je reconnais avoir encore l’ambition de faire évoluer l’action publique, mais cette volonté d’action est quelque peu frustrée. C’est vrai qu’il est plus agréable de pouvoir avoir une intervention directe sur le cours des choses.

10)    Vous trouvez que le parlement a un rôle moins important que par le passé?

En France, il faut savoir que le Parlement n’a jamais eu un rôle très important. On se souvient de la IIIème et de la IVème Républiques, où les majorités successives au Parlement faisaient et défaisaient les gouvernements, mais ce n’est pas pour autant que le Parlement avait un rôle décisif en tant que tel.
Sous la Vème République, on est allé assez loin dans la réduction des libertés du Parlement avec ce que l’on a appelé le parlementarisme rationalisé. D’ailleurs, contrairement à ce que l’on croit, la tradition française n’est pas d’avoir un parlement fort. Certes, elle a longtemps eu un exécutif faible, mais depuis la Vème République, la donne est inversée. L’exécutif est fort, mais le Parlement a toujours une importance relativement faible surtout aujourd’hui. La révision constitutionnelle n’a strictement rien changé. Le Parlement ne joue pas son rôle de contre-pouvoir et de vrai pouvoir législatif en France. A titre personnel, je le regrette.

11)    Pourtant, vous avez fait partie des députés qui se sont opposés au projet de loi HADOPI : le Parlement a su se faire entendre à ce moment là. Votre avis sur le sujet a-t-il évolué avec la nomination du nouveau Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand ?

La voix a changé, le ton a changé mais c’est tout. Aujourd’hui, il ne peut plus y avoir de Parlement fort lorsque tous les pouvoirs sont concentrés à l’Elysée. Pour être fort, le Parlement doit exercer la plénitude de ses attributions, puisque le gouvernement est responsable devant le parlement.
Aujourd’hui, les décisions sont prises par des conseillers de l’Elysée, les ministres n’ont qu’un rôle de subalterne pour beaucoup d’entre eux et font au mieux de la figuration – qu’on hésite d’ailleurs parfois à qualifier d’intelligente…

12)    Nicolas Sarkozy arbitre bien souvent entre ses super conseillers (Soubie, Levitte, Ouart..) et ses ministres. Un membre du gouvernement n’a-t-il pas dit à un ancien ministre villepiniste, « tu ne reconnaîtrais plus le job »?

Oui, la même chose m’a été dite par des membres du gouvernement actuel et par des gens que je connais très bien puisque j’ai siégé avec eux au gouvernement.

13)    Même entre membres du même gouvernement, on a l’impression que les relations sont assez tendues.

C’est  n’est pas nouveau, il y a toujours eu des conflits au sein des gouvernements, tout simplement parce que l’on est soumis à des tensions fortes qui exacerbent les oppositions. Mais aujourd’hui, ce qui est surtout marquant, c’est que les ministres sont en attente de décisions qui viennent de l’Elysée, mais pas forcément du Président et encore moins de Matignon.
Des ministres m’ont raconté qu’ils étaient quelque fois convoqués à des réunions à l’Elysée auxquelles le Premier Ministre ne participait pas. Le Premier Ministre est complètement court-circuité, ce qui est inconcevable quand on lit notre Constitution.

14)    Le discours au Congrès, c’est l’affirmation d’un régime présidentialiste. Est ce que vous pensez que le système mis en place par Nicolas Sarkozy va perdurer ?

Je pense que cela dépendra évidemment beaucoup de la personnalité qui lui succèdera. Il lui faudra beaucoup de détermination s’il a l’intention de revenir à une pratique plus conforme au texte de la Constitution, parce que la personnalisation du pouvoir mise en place par le Chef de l’Etat est une réelle facilité pour l’opinion et les médias. Il faut bien comprendre que l’opinion perçoit l’action gouvernementale à travers les médias et par rien d’autre.
Personne ne lit un texte de loi ou pratiquement personne, personne ne s’informe sur les documents financiers concernant les dépenses publiques de notre pays. Et les médias, qui sont avant tout télévisuels, ont une tendance à la simplification, car un sujet télévisé doit être extrêmement bref, les histoires doivent pouvoir être racontées en quelques mots. Les journalistes ont une tendance naturelle à la simplification : «le président a dit que», « il veut que »…
C’est évidemment plus simple que de décrypter des arbitrages entre membres du gouvernement et du parlement, et c’est beaucoup moins compréhensible dans une démocratie médiatique. Le système actuel est une tentation à laquelle nous aurions du résister, mais il n’empêche que revenir en arrière, sera très difficile, j’en suis persuadé.

15)    Que pensez-vous de la stratégie d’ouverture déployée par Nicolas Sarkozy ? Pourra-t-on un jour renouer avec l’ouverture pratiquée par le Général de Gaulle ou bien même Valéry Giscard d’Estaing ?

J’y crois modérément, ce n’est pas impossible. Je pense que pour le bon fonctionnement de notre démocratie, il faut une gauche et une droite. De plus, dans un gouvernement, le principe de solidarité peut poser de vrais problèmes. L’ouverture actuelle ressemble plus à du débauchage. Si l’on prend les cas de Besson ou de Bockel, bien qu’anciens socialistes, ils n’ont influé en rien sur la politique gouvernementale. Ce ne sont que des faire-valoir.

16)    En ce qui concerne les régionales, comment interprétez-vous les difficultés que rencontre Jacques Le Guen avec les primaires de l’UMP ?

Jacques Le Guen a été désigné par une majorité de militants UMP, et puis une candidate apparaît et remet en cause ce scrutin. Nous savons pertinemment qu’elle est envoyée par l’Elysée afin de ne pas laisser un villepiniste conduire la bataille des régionales en Bretagne. C’est également comme une marque de méfiance à l’égard de la classe politique bretonne.

17)    On se rappelle toujours de cette phrase dans le livre, L’Aube, la nuit et le jour, de Yasmina Reza, dans laquelle Nicolas Sarkozy lâche : « Je me fous des bretons ». Vous pensez qu’il a des difficultés à comprendre cette région ?

Oui, car dans une région comme la Bretagne, on accepte difficilement sa pratique du pouvoir. Nicolas Sarkozy parle aux électeurs en fonction de leur qualité, un jour de consommateur, un autre de gens soucieux de leur sécurité, à la manière dont le JT leur parle, et il n’a jamais tenu compte de la dimension territoriale. Ensuite, la Bretagne est une terre d’accueil, et les thèmes d’immigration ou de sécurité y passent donc plus difficilement.

18)    Que pensez-vous de la crise que rencontre le monde de l’agriculture et de la pêche?

Concernant la pêche, il y en a plusieurs types, mais il est certain que la pêche hauturière pour une région comme la Bretagne, ou pour la France en général, n’a pas devant elle un avenir très réjouissant.  Ce type de pêche, où les navires parcourent de longues distances, aura du mal à subsister dans des ports français, pour des raisons liées au coût du carburant. Il faut donc ménager les transitions et permettre les reconversions. L’Europe a été plutôt mauvaise dans ce domaine-là, avec des normes et des règles qui n’étaient pas très judicieuses et qui n’ont rien arrangé à l’évolution de ce secteur.

19)    Concernant l’agriculture, c’est actuellement la crise du lait, un label va être apposé, est-ce une bonne solution ? Comment sortir de cette crise laitière ?


Autant on attache de l’importance à l’origine de la viande, autant pour le lait cela paraît moins évident. Aujourd’hui, nous avons une baisse des cours mondiaux et des capacités de production aux coûts élevés, il faut donc envisager une réduction de la production française, faute de quoi nous ne trouverons jamais un équilibre satisfaisant.
On peut sans doute le déplorer mais aujourd’hui il y a une évolution lourde en Europe qui est due à l’amenuisement progressif de la Politique Agricole Commune (PAC), et nos partenaires européens n’admettront pas éternellement qu’on y consacre une part aussi significative du budget. Il faut donc s’y préparer en mettant fin d’abord aux inégalités flagrantes dans la répartition des aides européennes. Je suis par exemple très choqué qu’on consacre l’essentiel des aides aux céréales, ça n’a pas de sens, on aurait du anticiper plus rapidement les évolutions de ce secteur.
L’agriculture est une activité économique, ce sont des métiers, ils doivent trouver leur justification économique dans le monde actuel. Cependant cela ne marchera pas sur n’importe quelle production et dans n’importe quelles conditions. Prenons l’exemple du lait, son prix va immanquablement se caler sur le prix mondial; on peut donc produire peut-être encore à ces conditions en partie en France, mais on peut aussi développer d’autres productions, parce que les fromages non industriels sont très consommés et sont fabriqués à partir de lait produit localement.
Nous avons encore beaucoup d’évolutions à conduire, et il ne faut surtout pas perdre de vue que l’on s’éloigne du modèle économique traditionnel où les produits de vente de la production agricole devaient toujours permettre d’assurer les ressources des agriculteurs. L’Etat doit être présent pour aménager ces transitions, ces reconversions.

20)    Que pensez-vous de la position de Bruno Le Maire sur les subventions?

Il a eu raison, il a tenu un langage de vérité. Certes, il y a une marge de discussion avec la Commission, mais rejeter d’emblée le principe des sanctions c’est idiot, parce qu’en tout état de cause elles seront appliquées. Son raisonnement est donc plutôt logique.

21)    Enfin, quel est votre sentiment sur le procès Clearstream ? Pensez-vous qu’il y a un risque d’instrumentalisation de la Justice ?

Il y a une volonté manifeste d’utilisation politique de ce procès. C’est quand même assez inouï que le Procureur de Paris s’inviter sur une radio pour donner son sentiment. Nous avons vu également des éléments d’instructions divulgués dans la presse quelques semaines avant le début du procès. Il y avait de toute évidence une volonté d’influencer les esprits bien avant le début du procès. Il y a des manœuvres délibérées pour créer un climat défavorable à Dominique de Villepin.

22)    Jean-Pierre Grand parlait d’un « Soljenitsyne de notre époque ». Pensez-vous qu’il est déjà condamné par avance ?

Non, absolument pas, et d’ailleurs s’il l’était, tous ces efforts pour le discréditer seraient superflus. Et au contraire, ces éléments fragilisent le procès.
Je suis convaincu que Dominique de Villepin sera innocenté.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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