Union Gaulliste B-P-L

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" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)
Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 18:34
Publié par : jeanne le vendredi 27 Novembre 2009 à 18h19


   C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne ... Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration,(NDLRB. dans les départements français d'Algérie)  si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ».
(Charles de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte).
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 19:27

STATISTIQUES

 
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La hausse du chômage en octobre est deux fois supérieure à celle de septembre. Le nombre d'inscrits a augmenté de 52 400, à 2,6 millions de personnes, en France métropolitaine.  Et de 43 000, à 3,8 millions, en incluant ceux en activité réduite. Ces chiffres officiels, publiés à 18 heures ce jeudi, correspondent à ceux annoncés en début d'après-midi par la chaîne LCI, qui évoquait une hausse de 2%.

 

«Malheureusement, ce sont de mauvais chiffres qui nous confortent dans l'idée que la reprise est fragile», a concédé Christine Lagarde, ministre de l'Economie, un peu avant que ces données soient rendues publiques.  Mercredi soir, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez avait préparé le terrain en estimant que la France devait se préparer à de nouveaux «mois difficiles» sur le front du chômage jusqu'à la mi-2010.

Du jamais vu depuis 2005. Si l'on prend en compte les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi «tenus de faire des actes positifs de recherche» d'un travail, y compris ceux ayant exercé une activité réduite, a franchi la barre des 4 millions. Il faut remonter à fin 2005 pour retrouver un niveau comparable.

Chômeurs sans activité : une hausse de 25% en un an.  Dans le détail, le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé dans le mois, à la recherche de tout type de contrat (catégorie A), a augmenté de 2% en octobre sur un mois et de 25% sur un an pour s'établir à 2 627 300 en métropole. En incluant les personnes ayant exercé une activité réduite (catégories A, B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 1,1% sur un mois et de 20,3% sur un an, atteignant 3.788.200, toujours en métropole. Et le nombre de demandeurs d'emplois en stage, en formation ou en maladie (catégorie D) ou en contrats aidés (catégorie E) a aussi fortement augmenté sur un an.

Les jeunes et les seniors particulièrement touchés. L'augmentation des inscriptions au chômage a concerné toutes les catégories de demandeurs d'emplois, notamment les jeunes (+1,2% en A, B, C sur un mois, +26,4% sur un an) et les seniors (+1,5% sur un mois, +21,8% sur un an). Le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée (inscrits depuis plus d'un an), y compris ceux ayant exercé une activité réduite, a augmenté en France métropolitaine de 2,5% sur un mois et de 22,8% sur un an.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 09:10
par lucienne magalie pons

 

Ou en sommes-nous ?

Alors que certains médias notent que la campagne de vaccination ne connaît pas le succès attendu, d’autres au contraire prétendent qu’elle atteint des sommets, et d’autres encore soulignent les insuffisances de moyens techniques et médicaux dans certains centres pour répondre à la demande des patients.

Des personnalités trouvent exagéré la commande de 90.000.000 de doses, d’autres personnalités la  trouve justifiée, enfin bref nous sommes pour ainsi dire informés contradictoirement par les uns et les autres, à tel point que le résultat est que nous pouvons nous considérer comme  désinformés sur les points essentiels.

 

La Ministre de la Santé fait état de 200.000 cas de grippe (environ)  , alors que des groupes d’observations font ressortir  d’autres « estimations ».

Au sujet des cas annoncés nous ne savons pas s’ils ressortent de simples diagnostics médicaux ou  s’ils résultent d’analyses médicales pratiquées sur les patients.

D’après les estimations du réseau GROG (un nom prédestiné !), -  sigle des groupes régionaux d’observation de la grippe - ,  2 726 000  personnes ont été infectées en France depuis Août, et  l’on noterait une accentuation  de l’épidémie,  puisque les cas relevées en France métropolitaine la semaine dernière s’élèveraient  à environ 712 000 cas, contre 410 000 la semaine d’avant.

Un autre  réseau «  Sentinelles-Inserm », estime à 1.782.000 le nombre de gens « touchés » que la grippe a conduit à consulter leur généraliste, en onze semaines d'épidémie. Ce réseau ne prend  en compte que les cas  avec fièvre d’apparition brutale dépassant 39 degrés.

La semaine dernière, ce réseau estimait  à 693 cas pour 100.000 habitants le nombre de cas de grippe vus en médecine générale.

On nous  a informés aussi la veille du début  de la vaccination dans les collèges et lycée, et une semaine avant qu’elle ne débute dans le primaire, que la moitié des cas constatés concernaient  des patients de moins de 13 ans.

D’après les autorités médicales, pour les moins de 10 ans, voire les moins de 18 ans, deux doses resteraient nécessaires voir indispensables, et  pour les adultes, le plus urgent serait de faire la première dose afin de contrer la phase épidémique et de s'en prémunir, la deuxième dose pouvant être espacée de « plusieurs mois »   selon certains,  ou bien selon d’autres de « trois semaines » seulement.

La fréquentation des centres de vaccination, après avoir bondi, se stabiliserait actuellement  à 65.000 personnes par jour..

Un avis de l'agence européenne du médicament  estime qu'une seule dose de vaccin peut suffire pour les personnes de plus de 10 ans, mais il comporte des réserves et le gouvernement a demandé des précisions à l'Afssaps (*) (avant de rependre à son compte cette estimation ?)

Comme on le voit nous ne sommes pas privés d’informations, mais elles sont très  contradictoires, et il est bien difficile d’avoir une vision juste sur cette épidémie.

 Entre les annonces du Gouvernement,  les estimations des uns et des autres, les préconisations médicales  des uns et des autres, et  les cas annoncés dont on ne sait s’ils résultent de simples diagnostics ou de résultats d’analyses effectués sur les patients, nous baignons dans un flou politiquement et scientifiquement orchestrés qui nous fait penser qu’on nous mènent en bateau, pour nous décider à aller à la vaccination en masse comme à l’abattoir.

Enfin dans certains Etablissement publics(je ne citerai aucun nom mais je donnerai une indication qui vous mettra sur la piste : réseau de transport collectif national) une annonce diffusée par haut parleur plusieurs fois par heure invite les personnes atteintes de douleurs, de courbatures, de vomissements et d’une fièvre supérieure à 38 degrés d’appeler leur médecin  pour être prise en charge en urgence, et de n’appeler le 15 qu’en cas d’urgence !

Cette annonce est d’un comique à faire pleurer ! Les premiers symptômes énoncés sont à mon avis assez sérieux et graves pour justifier une urgence plus efficace  que celle que peut assurer un médecin référent.

Enfin je suis peut-être un peu trop critique, mais cette affaire de pandémie et de vaccination,  qui  tient les populations   sous  une profusion d’informations contradictoires diffusée dans  un flou d’appréciations diverses , parfaitement programmée en ce qui concerne les étapes de sa campagne de vaccination, assortie au bon moment de statistiques de cas « estimés » au fur et à mesure qu’avance le « smilbick », me parait  parfaitement orchestrée pour mener les moutons de panurge à se faire vacciner pour écouler au profit des labos pharmaceutique 90.000.000 de doses de vaccins , une panacée financière  à ne pas négliger ! en haleine depuis plusieurs mois,

Se faire vacciner ou pas : la décision appartient à chaque individu

Que faut-il en penser ? Que faut-il craindre ?

Je ne citerai, parmi d’autres,  qu’un exemple  des incidents graves qui peuvent survenir à la suite d’une vaccination :

L’effet des vaccins avec adjuvant n’est pas connu chez les femmes enceintes et les enfants et il est recommandé d’utiliser pour ces patients des vaccins n’en contenant pas

Une jeune femme enceinte de 38 semaines (8 mois et demi) qui avait reçu une dose de vaccin contenant des adjuvants (Pandemix du laboratoire GlaxoSmithKline)  a perdu son bébé deux jours après sa vaccination.

L’Afssaps a été chargé d’étudier la question mais en attendant  le résultat d’examens en cours, cet organisme a indiqué :

 «  …. rien n'empêche une femme enceinte de se faire vacciner avec un vaccin adjuvanté. C'est d'ailleurs le cas par exemple en Suède, note Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l'Afssaps. On applique un principe de précaution mais le médecin pouvait décider si, au vu des risques, il était préférable de vacciner sans attendre qu'un vaccin sans adjuvant soit disponible.»

 «  Dans un premier temps, la patiente a présenté «des symptômes post-vaccinaux classiques», explique de son côté Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps. «Deux jours après la vaccination, elle a eu de fortes contractions» et les médecins se sont aperçu que le cœur du fœtus ne battait plus ;

 «  Jean Marimbert a indiqué qu'il y avait chaque année plus de 3.000 morts in utero avec de nombreuses causes possibles comme hypertension artérielle, infection ou diabète et que 30 % des cas restaient inexpliqués. Mais, si aucune «donnée ne permet à l'heure actuelle de relier la vaccination à l'avortement», des examens complémentaires sont en cours. »

 

ooOoo

 

Note : l’Afssaps a rappelé dans son communiqué  au sujet de la jeune femme : «  rien n’empêche une femme enceinte de se faire vacciner avec un vaccin adjuvanté … et au sujet du  médecin … « on applique un principe de précaution, mais le médecin pouvait décider si au vu des risques il était préférable de vacciner sans attendre  qu’un vaccin sans adjuvant soit disponible »  

Rappelons que l’effet des vaccins avec adjuvant n’est pas connu chez les femmes enceintes et les enfants et que « les textes » recommandent dans ces cas  d’utiliser pour  des vaccins n’en contenant pas et qu’en définitive l’Afssaps souligne l’importance de la décision personnelle de la patiente, et de la décision médicale du médecin , ce qui revient à dire qu’il y a une prise de risque dont se dédouane les autorités médicales officielles, et ses organismes de vigilances,  ce qui à mon sens n’est pas logique face au pilonnage  journalier gouvernemental  d’appel à la vaccination .

Il y a des "Ponce pilate" quelque part en ce domaine

 

ooOoo

 

Pour rappel : la Mission de l’Afssaps

(*) Note sur l’Afssaps

 Le législateur a confié à l'Afssaps la mise en œuvre des vigilances des produits à finalité sanitaire destinés à l'homme et des produits à finalité cosmétique (article L. 5311-2 du code de la santé publique) ainsi que les produits de tatouage.

Il s'agit de la pharmacovigilance, de la pharmacodépendance, de l'hémovigilance, de la biovigilance, de la réactovigilance, de la matériovigilance, de la cosmétovigilance et de la vigilance des produits de tatouages.

Au total, l’Afssaps a donc la charge de 8 vigilances différentes.

Les vigilances sanitaires des produits de santé contribuent largement au dispositif de sécurité sanitaire. Elles ont pour mission d’assurer la surveillance et l’évaluation des incidents et effets indésirables ou des risques d’incidents ou d'effets indésirables mettant en cause un produit de santé et de prendre toute mesure afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent. Bien que leurs structures et leurs modes de fonctionnement soient différents, ces vigilances ont convergé dans leurs approches. Toutes concourent au même objectif : assurer la sécurité d'emploi du produit dans le cadre de son utilisation et in fine renforcer la sécurité du patient ou de l'utilisateur.

Aussi, en raison de cette finalité commune, le directeur général de l'Afssaps a souhaité mettre en place une coordination des vigilances en août 1999 avec la création du comité de coordination des vigilances sanitaires des produits de santé. Ce comité tend à améliorer la cohérence des différents systèmes y compris ceux qui concernent des produits hors du champ de compétence de l’Afssaps et à obtenir une vision transversale sur les dossiers de vigilance complexes concernant plusieurs produits de santé.Point 

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 09:07

Publié le 24/11/2009 à 16:50 Le Point.fr

ÉLECTIONS RÉGIONALES

Reuters

Nicolas Sarkozy défend sa politique de sécurité en banlieue

Nicolas Sarkozy, accompagné par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, a exposé son plan de lutte contre l'insécurité au Perreux-sur-Marne © AFP PHOTO / POOL / ERIC FEFERBERG

Nicolas

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Nicolas Sarkozy a prôné le développement de la vidéosurveillance et la mobilisation du fisc contre les trafiquants de drogue lors d'une matinée passée en banlieue parisienne pour parler de lutte contre l'insécurité. Entamé dans des locaux de police à Épinay-sur-Seine et à Bobigny, deux villes de Seine-Saint-Denis, conclu au Perreux-sur-Marne, ce déplacement a été l'occasion pour le chef de l'État de défendre sa politique et son bilan sur ce sujet sensible qui lui est cher. À quatre mois des élections régionales, il a laissé entendre clairement qu'il entendait en faire une priorité de campagne, déclarant à des habitants d'une cité d'Épinay : "Il faudra que chacun se positionne : est-ce qu'il donne la priorité à la lutte contre la délinquance ou a ses fantasmes ?"

À chacune de ses interventions, il a insisté plus particulièrement sur le développement de la vidéosurveillance pour faire reculer la délinquance. "Si on installe de la vidéosurveillance, c'est que tous les endroits qui ont de la vidéosurveillance ont connu une progression spectaculaire de la sécurité", a-t-il dit lors d'une table ronde organisée au Perreux, en soulignant le retard "énorme" de la France dans ce domaine par rapport à un pays comme la Grande-Bretagne. Quelque 22.000 caméras sont installées sur la voie publique à ce jour en France et l'objectif du gouvernement est d'en tripler le nombre d'ici à 2012, d'en équiper les rames de train et de métro, et même les établissements scolaires difficiles.

Le train de vie sous surveillance

"Ceux qui sont contre la vidéosurveillance, qu'ils l'assument devant les Français", a déclaré Nicolas Sarkozy, en rappelant que le gouvernement avait retenu la possibilité que le préfet d'un département se substitue aux maires qui refuseraient l'installation de caméras sur le territoire de leur commune. S'agissant de la lutte contre le trafic de drogue et l'économie souterraine dans les cités, le chef de l'État a insisté sur la nécessité d'une assistance du fisc aux policiers et magistrats, une action déjà entamée avec la mise à disposition par Bercy d'une cinquantaine de fonctionnaires. Ceux-ci sont en cours de déploiement dans 43 quartiers sélectionnés dans 17 départements "où nous allons de façon à comprendre comment des gens qui n'ont jamais travaillé peuvent avoir la possession de voitures que des gens qui ont travaillé toute leur vie ne peuvent se payer." "Tous ceux qu'on ne prendra pas sur le fait, on les prendra par les éléments de train de vie (...), les voitures, les montres", a-t-il dit aux résidents de la cité d'Épinay.

Après que Gilles Carrez, le député-maire UMP du Perreux, ait rappelé qu'Al Capone était tombé grâce au fisc, Nicolas Sarkozy a approuvé la mise en vente, via des enchères, des voitures de luxe saisies dans les cités par les services fiscaux. "Les Porsche et les belles voitures qu'on voit dans les cités avec des gens qui commencent à émerger à cinq heures de l'après-midi, s'il n'y a pas d'explication on prend et on vend (...). C'est la première fois que cela se fait dans notre pays et j'en attends beaucoup de résultats." Il a par ailleurs défendu les peines planchers contre les récidivistes, une initiative qui avait suscité des "cris d'orfraie" lorsqu'il l'avait proposée lors de sa campagne présidentielle. "Je prends un engagement devant vous : personne ne demandera la suppression des peines planchers, ça ferait un scandale épouvantable !"

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 08:42
Mardi 24 novembre 2009

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Communiqué:


S.E Albert SALON, ancien Ambassadeur de France, Conseiller pour la Francophonie de l'UGF



APPEL des associations de défense et de promotion de la langue française* 

 

DÉFENDONS LA LANGUE FRANÇAISE, NOTRE BIEN COMMUN

 

C’est l’alarme ! Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques.

 

Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. « Langue de la République » (art. II de la Constitution), le français est une condition du vivre ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l’« identité nationale ».

 

Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l’est moins par l’air du temps, contre lequel il pourrait se défendre seul, que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprises françaises avec l’appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d’abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu’ « il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation », le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

 

L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

 

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences, doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

 

LE VOL NOIR DU GRAND PATRONAT SUR NOS PLAINES

 

Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain : nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : « Time to move ! » est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C’est aussi la mode – le « mood » – chez AREVA… Dans la distribution : Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, la Poste ou Air France… Loin du programme du Conseil National de la Résistance, la devise du MEDEF n’est-elle pas « ready for the future » ? Sommet du « dialogue social » : c’est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d’usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC…, ont dû monter au créneau pour « défendre le droit de travailler en français en France », mouvement internationalisé en 2009.

 

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l’acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils sont devenus inaccessibles au citoyen ne maîtrisant que le français ou maîtrisant d’autres langues que l’anglo-américain. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants… Que fait le CSA ?

 

QUI VEUT NOUS COUPER LA LANGUE DOIT AVOIR LE COURAGE D’AFFRONTER LE DÉBAT

 

On ne voit que trop qui sert cette politique d’anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette partie privilégiée de la société qui, pas seulement à droite, a honte de son pays incurablement frondeur ; une « élite » qui n’hésite pas à désintégrer sa langue maternelle pour mieux intégrer l’élite mondialisée et ressembler à ses maîtres ! Les « gens de peu », pour leur part, nés en France ou venus d’Afrique francophone, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s’en tirer en ingurgitant le Wall Street English promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

 

chef de l’État annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés « en langues étrangères » (traduisons : en anglais).

 

De cet arrachage linguistique, c’est peu dire que l’Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues et identités nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s’emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c’est le plus souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pour contourner la loi Toubon et le code du travail.

 

C’est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l’assassinat linguistique planifié ne puisse s’accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défense de sa langue.

 

MOBILISATION LINGUISTIQUE ET RESPONSABILITÉ CIVIQUE

 

L’actuel gouvernement  va-t-il contribuer à enfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Une politique est proposée dans nos sites. Parlons ici simplement de ses éléments fondamentaux pour revenir au bon sens : à l’école élémentaire ou au collège, asseoir d’abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l’anglais ; réaffirmer le français comme langue de l’enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; faire respecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.

 

Notre appel s’adresse aussi aux espérantistes ; aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée ; aux immigrés qui veulent continuer à parler la langue de leur pays d’accueil sans oublier celle de leur pays d’origine ; à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l’anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s’adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l’habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c’est le peuple qu’en définitive on voudrait déloger de ses rêves.

 

Nous interpellons enfin avec gravité tous les écrivains, philosophes, enseignants, chercheurs, traducteurs et autres créateurs de francophonie, en France, en Belgique, en Suisse, au Québec et au Canada, en Afrique, et partout où notre langue est pratiquée et aimée : vous dont la langue constitue l’outil de travail et l’élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la « défense et (l’)illustration » du français, faisons vivre notre langue et défendons la contre la logique barbare de l’Argent-roi
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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