Union Gaulliste B-P-L

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" Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre coté, prouve précisément ce que je dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un coté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."

Charles de Gaulle (15 décembre 1965)
Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 13:00

Réchauffement climatique : que faut-il en penser ?

Par lucienne magalie pons

Le sommet sur le climat, qui se tient  à Copenhague du 6 au 18 décembre, avec la participation de 193 nations, 65 chefs d’Etats et de gouvernement et 20 000 délégués, et dont nous devrons attendre les conclusions avant de prendre pour argent comptant  les promesses intermédiaires , ne parait pas affecté par les récentes  révélations de « pirates informatiques »  qui auraient interceptés les courriels de certains experts de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’université d’East Anglia, en Angleterre, qui d’après eux  apporteraient  la preuve  du caractère frauduleux de cette affaire.

 

D’après ces révélations, il apparaîtrait qu’en réalité  les données statistiques brutes, non corrigées, provenant des stations météorologiques, indiquent peu ou pas de changement au cours des 150 dernières années. La moitié des observatoires décèlent même un léger refroidissement et constatent au contraire que depuis environ dix ans, nous assistons à un refroidissement global !

Il est vrai que politisé à l’extrême la thèse du Réchauffement Climatique, soutenue  officiellement par le GIEC, organe de l’ONU composé d’experts climatologues, n’est pas admise par d’autres  scientifiques confirmés  qui sont écartés du débat, tels que les géologues et les géophysiciens.

Certains observateurs voient dans cette affaire du « Réchauffement climatique » une démarche des pays riches pour exploiter sous une forme nouvelle les pays pauvres en les subventionnant, ce qui leur permettrait de s’y introduire pour y installer des industries « durables ».Un seul exemple la reforestation dans certains pays pauvres a consisté pour des industriels des pays riches à reboiser exclusivement  en monoculture des espaces immenses , par exemple des plantations de palmiers, pour produire de l’huile de palme exportée en quantité impressionnante . Les populations ne profitent pas de cette richesse, les emplois créés sont sous payés et de plus les populations locales protestent contre cette accaparation des terres qui les prive des parcelles de terrains dont ils disposaient pour cultiver des légumes et fruits pour assumer leur nourriture quotidienne.

La thèse du réchauffement climatique est fragilisé par les scientifiques géophysiciens et géologues, selon leur méthode qui est celle de l’analyse des couches du sous sol  terrestre, ils constatent que  les phénomènes successifs de périodes glaciaires et de réchauffement solaire qui se succèdent avec leurs incidences sur le climat et la géographie des continents,  sont des évènements naturels qui se reproduisent naturellement de périodes en périodes au cours des millénaires et des siècles,  et ne résultent pas  d’émission de  gaz à  effet de serre produites par les activités humaines. Ils ne démentent pas pour autant les phénomènes de pollutions que génèrent les émissions de CO2, mais ces pollutions qui gênent notre quotidien  n’ont aucun impact sur le climat.

Les climatologues eux ont une autre méthode pour prophétiser un Réchauffement climatique catastrophique, ils utilisent sur une certaine période des relevés météorologiques mondiaux et ont font un moyenne, sans tenir compte des différences de climats  d’un pays, d’un continent par rapport à l’autre.

Par rapport à ces deux méthodes personnellement et je n’engage que moi en cette affirmation, je me fierai bien plus volontiers à la thèse de scientifiques éprouvés que sont les géologues et les géophysiciens

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:31
 
 

Zoo
 

La Grèce est au bord de la faillite. Avec 300 milliards d'euros de dette, le pays a été sanctionné cette semaine par les agences de notation. Ce qui a fait plonger l'euro et ébranlé les bourses européennes. Cette situation entraîne d'ailleurs une inquiétude grandissante en Europe.

A tel point que, jeudi, la situation a été jugée «très grave» par la ministre des Affaires européennes suédoise, Cecilia Malmström, dont le pays préside actuellement l'UE, peu avant l'ouverture d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles.

«C'est une situation difficile, qui demande du temps, du courage politique et des réformes», a-t-elle ajouté, soulignant que «nous sommes une famille et nous essayons de nous soutenir les uns les autres».

Une réunion de tous les partis politiques

De son côté, le Premier ministre grec Georges Papandréou a demandé jeudi une réunion de tous les chefs de partis du pays afin de lutter contre la corruption et la fraude fiscale et d'envoyer «un puissant message à l'étranger», montrant la volonté de la Grèce de «nettoyer» son économie.

La réunion des chefs des partis de droite, du parti communiste, de la gauche radicale et de l'extrême-droite se tiendra la semaine prochaine sous l'égide du chef de l'Etat, Carolos Papoulias, a indiqué Georges Papandréou en sortant du palais présidentiel.

«Il s'agit de se rassembler dans le combat contre la corruption et en faveur de la transparence, du juste fonctionnement de l'Etat, doté d'un système fiscal juste, que chaque citoyen grec respectera et qui frappera l'évasion et la fraude fiscales», a déclaré le premier ministre grec.

Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a appelé le gouvernement grec à prendre des mesures «courageuses» pour réduire son déficit budgétaire et sa dette.

Des mesures radicales en 2010

Le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, a déjà promis de nouvelles mesures l'an prochain. Selon lui, elles seront «radicales» et comprendront un élargissement de la base fiscale, des peines plus lourdes pour les fraudeurs, le changement de l'imposition des entreprises, avec l'inclusion des dividendes, ainsi que le retour de l'impôt sur les grandes fortunes.

Il a rappelé les objectifs du budget 2010: baisse de 10% des dépenses publiques de fonctionnement, gel des embauches sauf dans les secteurs sensibles. Il a aussi annoncé la baisse des commandes d'armement pour les trois prochaines années.

Une agitation sociale à prévoir

«Il est indispensable que la Grèce réduise avant tout fortement ses dépenses, en réduisant en premier lieu le coût des effectifs dans la fonction publique. Il faut aussi augmenter les impôts», a indiqué par ailleurs le directeur d'une banque française en Grèce, Arnaud Tellier.

Ce dernier s'attend à ce que ces mesures entraînent «une agitation sociale dans les mois qui viennent, mais il n'y a pas d'autre solution. Les revenus et la consommation vont baisser et la croissance risque de stagner. Mais (...) c'est aujourd'hui qu'il faut prendre des décisions courageuses».

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:24


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TRIBUNE - La garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie livre sa conception de l'identité nationale, dans un texte cosigné par 50 parlementaires membres du Chêne, le mouvement qu'elle préside.

La France, ce sont 36 000 communes, 22 régions, 100 départements, dont 4 d'outre-mer. Des villes, des territoires ruraux, des paysages montagneux, maritimes ou de plaine. Ce sont 65 millions de Français, et presque autant d'opinions, d'idées et de caractères.

Et pourtant, la France composée d'identités régionales fortes, issue d'apports ethniques aussi permanents que divers, façonnée par l'histoire et les expériences communes, n'est jamais autant elle-même que quand elle est unie. Le débat sur l'identité nationale conduit à la question plus fondamentale de l'unité nationale. Les Français ont-ils la volonté de vivre ensemble, l'envie de partager un destin commun ? Vivre ensemble exige l'acceptation de règles communes, de valeurs partagées. Les valeurs expriment l'adhésion à une conception analogue de l'individu, de la famille, de la société. Les règles déclinent ces valeurs de démocratie, de respect de l'homme, de tolérance et de liberté. Nos valeurs sont nées et se sont affirmées à travers notre histoire, ses grandeurs et ses parts d'ombre, les épreuves et les réussites. Elles participent à l'identité nationale. Mais l'unité nationale ne se résume pas à une référence au passé qui a construit notre État. Elle n'est ni nostalgie ni conservatisme. Elle est aspiration, mouvement qui appelle au rassemblement, qui ouvre les bras à ceux qui partagent la volonté de construire un avenir commun.

Fondé sur nos valeurs partagées, le sentiment d'une communauté de destin ne saurait être acceptation fataliste ou repli frileux. Il est porteur d'espoir, d'ambitions, de vision. Avons-nous envie de partager un avenir et un destin communs ? L'interrogation est encore plus fondamentale à l'heure de l'Europe et de la mondialisation, des concurrences économiques exacerbées, de la montée des extrémismes, des tentations communautaristes, de la contestation des schémas culturels et sociaux.

Il est temps de réfléchir aux moyens de protéger cette unité qui a toujours fait notre force et notre ouverture aux autres. Sûrs de nos valeurs communes, nous sommes d'autant plus capables de dialoguer et de tendre la main. Réaliser cette ambition de vivre ensemble exige le respect de chaque citoyen, la reconnaissance de son droit à participer aux choix essentiels et à bénéficier des avancées communes.

Associer les citoyens aux choix essentiels, c'est la caractéristique et la finalité de notre démocratie. Les élections la concrétisent. Mais le choix offert aux Français n'est pas uniquement celui des hommes. Il est celui de la société à construire, des réformes à mener, de la capacité à réaliser les engagements pris. Les Français veulent savoir où on les emmène, vers quelle France, vers quel destin. Ils ont besoin d'imaginer comment leur propre avenir se dessine dans ce mouvement. Ils comparent l'action aux engagements, manifestant souvent déception, impatience ou incompréhension.

Une exigence nouvelle est née pour les dirigeants : celle de l'explication permanente, de la mise en perspective générale. Les Français ont besoin que, régulièrement, les gouvernants leur rappellent le but, leur montrent comment chaque réforme construit une part du puzzle, leur donnent les moyens d'évaluer les avancées successives. Cela appelle une sorte de nouvelle planification démocratique.

Partager l'envie d'un destin commun c'est aussi se sentir pleinement associé aux réussites de son pays, en contrepartie des efforts fournis. Garantir l'unité nationale exige d'assurer à chacun un égal accès au service public, aux services de santé, à la justice, à la formation. Les contraintes existent, mais nous croyons profondément qu'il n'y a pas de fatalité en la matière. Personne ne doit avoir le sentiment d'être laissé au bord du chemin parce qu'il n'habite pas une métropole ou un centre-ville.

Cela appelle un aménagement du territoire renouvelé et volontariste, une conception nouvelle du service public. Les évolutions technologiques permettent de répondre de plus en plus, de mieux en mieux, au souci d'un service public de proximité en écho au besoin de chacun d'être reconnu à l'égal de l'autre.

C'est la nouvelle frontière de l'unité de notre nation, sachant utiliser le meilleur du savoir d'aujourd'hui pour renforcer les liens tissés au cours des siècles. Pour une nation comme la nôtre, fière de son identité et de ses valeurs, la mondialisation, l'individualisme et la coexistence des communautés ne sont pas des dangers en eux-mêmes. Le véritable risque, c'est de tenir pour acquises les valeurs qui nous lient, au risque d'oublier de les faire vivre au quotidien et de les projeter dans l'avenir.

Le véritable risque serait de laisser dépérir l'espoir et la confiance dans notre destin commun, faute de savoir montrer la cohérence, l'ambition et la finalité de notre action, au bénéfice de chacun et de la nation tout entière. Le véritable danger, c'est celui de la désunion. Condition première de la pérennité du pacte républicain, la cohésion nationale est l'une des clés de l'avenir de la France.

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 11:45

09.12.2009


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Anne LE BIHAN

La bioéthique est une éthique qui réunit plusieurs disciplines : la science médicale au travers des médecins, des biologistes, des généticiens ; la philosophie, la sociologie et le droit.

Il nous faut replacer l’espèce humaine dans la biodiversité. La devise républicaine répond bien à la problématique qui est la notre. Liberté, parce que l’on parle de responsabilité à prendre en charge face à l’incertitude scientifique. Egalité pour cette équité ou justice distributive dans l’accès aux greffons par exemple. Fraternité, à travers 3 grands principes concernant le don d’organes : le consentement, la gratuité et l’anonymat.

Le débat à la française sur la bioéthique est caractérisé par une forte imprégnation juridique. C’est un débat aigu entre chercheurs et médecins opérant à partir de la science dans un contexte aujourd’hui complètement mondialisé et la difficulté de mesurer jusqu’où la science peut aller, loin, plus loin, trop loin, sans oublier que les impacts économiques sont considérables dans un contexte international extrêmement mouvant.

En fait il s’agit d’encadrer juridiquement les progrès de la science afin que la bioéthique demeure un progrès pour l’homme et ne devienne pas une arme contre l’humanité. Le souci est de trouver un point d’équilibre entre la protection des droits fondamentaux de la personne et la non-entrave aux progrès de la recherche.

De nombreuses instances ont planché sur le sujet aussi diverses que la Franc-maçonnerie, le Conseil d’Etat ou encore le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, créé dès 1983.

En 1994, trois lois sont venues posées les premières pierres dans ce vide juridique, la France a été pionnière dans ce domaine. La première est relative au traitement des données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. La seconde consacre le respect au corps humain. La troisième concerne au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal.

En 2004 le clonage, reproductif ou thérapeutique est interdit ainsi que la recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires est en principe interdite. Par dérogation, les recherches peuvent être autorisées sur l’embryon et les cellules embryonnaires, pour une période limitée à 5 ans. Par dérogation, « le diagnostic biologique effectué à partir de cellules prélevées sur l’embryon in vitro peut également être autorisé, à titre expérimental », pour guérir un enfant atteint d’une maladie génétique incurable. Le cercle des personnes pouvant procéder à un don d’organe pour une greffe est élargi. La brevetabilité est autorisée pour « une intervention constituant l’application technique d’une fonction d’un élément du corps humain ». Une agence de la biomédecine est créée placé auprès du ministre de la santé, elle a une mission de participer à l’élaboration et à l’application de la réglementation, de contrôler les activités biologiques et médicales et d’agréer les praticiens et les protocoles de recherche.

Cependant de nombreuses questions restent en débat :

-         Le statut juridique de l’embryon,

-         L’assimilation du clonage reproductif à un crime contre l’espèce humaine,

-         La question de l’homoparentalité,

-         La prohibition des maternités de substitution,

-         L’interdiction du transfert posthume,

-         La neurochirurgie afin de limiter les comportements violents,

-         Le droit de mourir dans la dignité.

Un autre problème est en train de naître et ne peut nous laisser indifférents : c’est le dépistage prénatal, voire préimplantatoire, laissant émerger d’éventuels risques d’eugénisme.

Les progrès de la science exigent une réactivité, c’est le rôle essentiel du politique que de réagir rapidement et d’anticiper les changements de société pour éviter la crise et maintenir la cohésion sociale. La bioéthique devrait faire partie du préambule de la constitution et des droits de l’homme. Finalement, la question essentielle est de savoir quand débute la vie de l’homme à l’état d’embryon ? le nouveau-né ? et quand se termine-t-elle, qu’en est-il des déments, des comateux, des personnes en fin de vie ?

Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 12:24

 

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C’est l’alarme ! Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques.

Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. « Langue de la République » (art. II de la Constitution), le français est une condition du vivre ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l’« identité nationale ».

Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l’est moins par l’air du temps, contre lequel il pourrait se défendre seul, que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprises françaises avec l’appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d’abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu’ « il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation », le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences, doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

LE VOL NOIR DU GRAND PATRONAT SUR NOS PLAINES

Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain : nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : « Time to move ! » est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C’est aussi la mode – le « mood » – chez AREVA… Dans la distribution : Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, la Poste ou Air France… Loin du programme du Conseil National de la Résistance, la devise du MEDEF n’est-elle pas « ready for the future » ? Sommet du « dialogue social » : c’est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d’usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC…, ont dû monter au créneau pour « défendre le droit de travailler en français en France », mouvement internationalisé en 2009.

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l’acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils sont devenus inaccessibles au citoyen ne maîtrisant que le français ou maîtrisant d’autres langues que l’anglo-américain. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants… Que fait le CSA ?


QUI VEUT NOUS COUPER LA LANGUE DOIT AVOIR LE COURAGE D’AFFRONTER LE DÉBAT

On ne voit que trop qui sert cette politique d’anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette partie privilégiée de la société qui, pas seulement à droite, a honte de son pays incurablement frondeur ; une « élite » qui n’hésite pas à désintégrer sa langue maternelle pour mieux intégrer l’élite mondialisée et ressembler à ses maîtres ! Les « gens de peu », pour leur part, nés en France ou venus d’Afrique francophone, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s’en tirer en ingurgitant le Wall Street English promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l’anglais au français, des petites classes jusqu’à l’enseignement supérieur. Ainsi la direction de Sciences-Po a-t-elle décidé que sa nouvelle antenne de Reims dispenserait tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pécresse semble-t-elle chercher à extraire l’Université du champ de la loi Toubon. Ainsi le chef de l’État annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés « en langues étrangères » (traduisons : en anglais).

De cet arrachage linguistique, c’est peu dire que l’Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues et identités nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s’emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c’est le plus souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pour contourner la loi Toubon et le code du travail.

C’est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l’assassinat linguistique planifié ne puisse s’accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défense de sa langue.


MOBILISATION LINGUISTIQUE ET RESPONSABILITÉ CIVIQUE

L’actuel gouvernement qui glose sur l’identité nationale va-t-il contribuer à enfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Une politique est proposée dans nos sites. Parlons ici simplement de ses éléments fondamentaux pour revenir au bon sens : à l’école élémentaire ou au collège, asseoir d’abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l’anglais ; réaffirmer le français comme langue de l’enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; faire respecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.

Notre appel s’adresse aussi aux espérantistes ; aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée ; aux immigrés qui veulent continuer à parler la langue de leur pays d’accueil sans oublier celle de leur pays d’origine ; à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l’anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s’adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l’habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c’est le peuple qu’en définitive on voudrait déloger de ses rêves.

Nous interpellons enfin avec gravité tous les écrivains, philosophes, enseignants, chercheurs, traducteurs et autres créateurs de francophonie, en France, en Belgique, en Suisse, au Québec et au Canada, en Afrique, et partout où notre langue est pratiquée et aimée : vous dont la langue constitue l’outil de travail et l’élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la « défense et (l’)illustration » du français, faisons vivre notre langue et défendons-la contre la logique barbare de l’Argent-roi
Par Georges-Roland COURNIL - Publié dans : Politique
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